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S'adapter à l'évolution de la demande d'importation à l'échelle mondiale

La part de la production mondiale attribuable aux économies émergentes s’accroît rapidement. L’écart entre les PIB des marchés avancés et des marchés émergents a diminué de 25 p. 100 au cours des douze dernières années, selon des données ajustées en fonction de la parité des pouvoirs d’achat (PPA), une méthode visant à tenir compte des écarts de prix relatifs entre les pays. Par ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que la part majoritaire du PIB mondial passera dès cette année des économies avancées aux économies émergentes.

Part des importations et PIB à l'échelle mondiale

De 1980 à 2012, la part des importations et du PIB à l’échelle mondiale des économies émergentes a augmenté tandis que ceux des économies avancées ont diminué.

Fin des données : 2012
Données et projections : FMI

De fait, les économies émergentes constituent désormais la destination de près de 40 p. 100 des importations totales de marchandises, ce qui représente une hausse de 15 points de pourcentage par rapport aux données enregistrées il y a dix ans.

Les modèles d’exportations canadiennes de marchandises se sont adaptés à la demande croissante des économies émergentes. Les exportations canadiennes de marchandises vers ces économies se sont accrues à un taux moyen annuel de 12 p. 100 ces dix dernières années, ce qui a soutenu leur hausse au-delà des niveaux observés avant la récession. Pour leur part, n’ayant augmenté qu’à un taux moyen annuel de 1 p. 100, les exportations vers les économies avancées n’ont pas retrouvé leur sommet enregistré avant la récession. La croissance rapide des exportations vers les économies émergentes a triplé la part des exportations canadiennes de marchandises totales qui leur est attribuable depuis 2002; cette part s’est chiffrée à 12 p. 100 en 2012.

À court terme, les entreprises canadiennes peuvent faire des gains en augmentant leurs exportations de produits primaires et intermédiaires qui alimentent les chaînes de production en développement dans les économies émergentes. Par exemple, au cours des dix dernières années, les exportations canadiennes d’énergie vers les marchés émergents se sont accrues à un taux moyen annuel de 27 p. 100. En outre, l’industrie canadienne a la possibilité de tirer profit d’industries naissantes dans les économies émergentes par l’exportation de l’expertise technique, soit la prestation de services professionnels, techniques et commerciaux, un domaine où le Canada dispose d’un atout concurrentiel étant donné sa main-d’œuvre très qualifiée.

À mesure qu’elles poursuivent leurs progrès, les économies émergentes s’approchent de leur taux de croissance optimal, et leurs consommateurs s’enrichissent, ce qui les incite à demander des biens technologiques plus perfectionnés. Cette tendance peut déjà être observée : la part des exportations canadiennes attribuables aux marchandises non liées aux ressources à destination des économies émergentes a triplé, passant de 3 p. 100 à 9 p. 100 au cours des dix dernières années. Les exportations de marchandises non liées aux ressources à destination des économies émergentes s’accroissent à un taux annuel moyen de 12 p. 100, comparativement à un déclin moyen de 2 p. 100 pour ces mêmes exportations vers des économies avancées.

Tout compte fait

En plus de bénéficier de la croissance des exportations de marchandises liées aux ressources vers les économies émergentes, les exportateurs canadiens profiteront d’un plus grand nombre d’occasions d’accroître leurs exportations de savoir-faire technique et de marchandises non liées aux ressources, parallèlement à l’évolution des économies émergentes.

Pour obtenir plus d’information, prière de consulter le Bureau de l’économiste en chef, Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada.

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