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Mission commerciale du Canada en Afrique du Sud et en Tanzanie

Dates : Du 22 au 27 juin 2014
Villes : Johannesburg (Afrique du Sud), Dar es Salaam (Tanzanie)
Secteurs :

  • Exploitation minière
  • Pétrole et gaz
  • Énergie et énergies renouvelables

Dirigé par : L’honorable Ed Fast, ministre du Commerce international

Date limite d’inscription prolongée au 23 mai 2014

Visa, programme et autres renseignements importants

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Afrique du Sud

Forte d'un produit intérieur brut ayant atteint 370 milliards de dollars en 2013, l'Afrique du Sud représente une grande force sur le continent et le pays a été désigné comme un marché émergent cible où le Canada a des intérêts généraux, dans le Plan d'action sur les marchés mondiaux (PAMM) du Canada. Le pays jouit d’une économie très diversifiée et constitue un centre de services financiers sophistiqué. L'Afrique du Sud est membre du G-20 et des pays du BRIC, et sa classe moyenne connaît une croissance rapide et profite d'un pouvoir d'achat grandissant.

Quelque 90 sociétés canadiennes sont actuellement présentes en Afrique du Sud. Au cours des dix dernières années, les échanges bilatéraux entre les deux pays ont augmenté d'environ 19 % pour atteindre près de 1,2 milliard de dollars en 2013. Le commerce de marchandises porte sur les pierres et les métaux précieux, l’équipement et les machines (secteurs minier et énergétique), les appareils et le matériel électriques, les produits chimiques inorganiques et les produits agricoles. En outre, le commerce des services entre les deux pays est dynamique (434 millions de dollars en 2011) et, à la fin de 2012, le stock d’investissement canadien dans le pays se chiffrait à plus de 3 milliards de dollars.

Fort d’une industrie minière bien établie et de l'attention grandissante que lui portent les sociétés d'exploration internationales du secteur du pétrole et du gaz (y compris du gaz de schiste), le secteur des ressources naturelles de l'Afrique du Sud constitue un élément clé pour le pays. Afin de réduire sa dépendance à l'électricité tirée du charbon et afin de contribuer à la création d'emplois et à la réduction de la pauvreté, le gouvernement s'est engagé à investir massivement des fonds publics par l'entremise de son programme d'infrastructure qui cible les transports et la production d'énergie, notamment les énergies renouvelables.

Avec leur vaste expérience dans les secteurs mentionnés ci-dessus, les sociétés canadiennes jouent un rôle important dans les secteurs de l’industrie extractive et de l'infrastructure de l'Afrique du Sud et font ainsi leur marque sur le continent africain. Par ailleurs, pour réussir sur ce marché, elles doivent reconnaître qu’il est avantageux de s’installer en Afrique du Sud ou établir des partenariats avec des sociétés et des organisations locales. Exportation et Développement Canada mènent déjà des activités en Afrique du Sud et est disposée à appuyer les entreprises canadiennes sur ce marché.

Les participants inscrits à la mission commerciale se concentrant uniquement sur l'énergie renouvelable liée aux secteurs extractifs ainsi que sur les secteurs extractifs suivront le programme fourni au Renewables & Mining Summit à Johannesburg.

Exploitation minière

L'Afrique du Sud dispose de plusieurs des plus importantes réserves de ressources minérales à l'échelle mondiale et compte parmi les principaux producteurs d'or, de minéraux du groupe du platine, de charbon, et d’autres minéraux. Le secteur minier local est une force motrice derrière l’économie sud-africaine et n'a pas encore atteint son plein potentiel.

En 2013, le secteur minier a directement contribué à près de 9 p. 100 du produit intérieur brut de l'Afrique du Sud, ce qui représente le plus haut pourcentage du continent africain. Ce taux s’élève à presque 20 p. 100 lorsque les répercussions indirectes de l'exploitation minière sont prises en compte : les sociétés minières utilisent entre autres du matériel spécialisé et des matières premières, des services de transport ainsi que des services de consultation et de financement.

Le prix des produits de base étant considérablement plus bas aujourd'hui qu'au cours du supercycle, les sociétés minières cherchent de plus en plus à augmenter leur compétitivité. L’Afrique du Sud manifeste un grand intérêt à l’égard des nouvelles technologies axées sur l'efficacité (par exemple, la mécanisation, l'efficacité énergétique et l'automatisation), de même qu'envers les services de consultation connexes.

Pétrole et gaz

Le secteur pétrolier et gazier de l'Afrique du Sud, qui jusqu'à récemment avait été relativement peu exploré, a connu un essor important en raison des découvertes majeures faites dans les pays voisins (le gaz au Mozambique et le pétrole au large des côtes de la Namibie) et, essentiellement, par la contribution éventuelle que le gaz de schiste et l’exploitation extracôtière du pétrole et du gaz pourraient apporter à l'ensemble des ressources énergétiques locales. Selon la U.S. Energy Information Administration, le pays possède la huitième réserve de gaz de schiste techniquement récupérable du monde.

L'intérêt récent des grandes sociétés énergétiques mondiales tend à confirmer le potentiel du secteur pétrolier et gazier sud-africain. Shell et Falcon Energy ont acquis des droits d'exploitation et sont en attente de l'adoption du cadre réglementaire final. Bien que l'exploration n'en soit qu'à ses débuts, il existe une demande en Afrique du Sud pour les sociétés canadiennes disposant d’équipement, de services, d'expertise et de technologies dans l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste. Plusieurs autres sociétés, comme Forest Oil, Tullow Oil et la société canadienne CNR, mènent des activités d'exploration du pétrole et du gaz au large de la côte sud et de la côte est de l'Afrique du Sud, ainsi que dans le bassin hydrographique du fleuve Orange, au large des côtes de la Namibie et du nord de l'Afrique du Sud. De plus, le port de la baie de Saldanha est actuellement en voie de devenir une zone franche pour les industries pétrolières et gazières où un entretien spécialisé des installations de forage pétrolier sera offert. De plus, le port servira de base à la chaîne d'approvisionnement mondiale du pétrole et du gaz.

Ayant été un pays importateur net de pétrole et de gaz et exposée à des risques politiques et d'approvisionnement, l'Afrique du Sud comprend parfaitement les avantages qu'elle pourrait tirer du développement d'un secteur pétrolier et gazier rentable. D'importants débouchés s'ouvriront à l’échelle locale pour les entreprises canadiennes œuvrant dans le secteur de l'énergie (équipement, services et technologies), puisque l'industrie locale aura besoin d'importer une expertise internationale.

Électricité et énergies renouvelables

Le Plan de développement national 2030 (PDN) adopté par le gouvernement de l'Afrique du Sud en 2012 demande l'amélioration et l'accélération des investissements publics dans les infrastructures. Son objectif est d'amener l'économie à réaliser une croissance de 5 p. 100 par an, en sachant que ce taux contribuera de façon importante à la création d'emplois et à la réduction de la pauvreté.

Comme l'a souligné le ministre des Finances en 2014 dans son discours sur le budget, « les dépenses pour l'infrastructure se sont élevées à 1 billion de rands (± 100 milliards de dollars canadiens) au cours des cinq dernières années et seront de 847 milliards de rands (± 85 milliards de dollars canadiens) au cours des trois prochaines années. Les priorités de l'Afrique du Sud en matière d'infrastructure visent entre autres à augmenter l'approvisionnement en électricité (provenant de sources autres que le charbon) afin d'amorcer une transition vers un modèle à émission de carbone plus faible.

Cela sera premièrement accompli par la mise en exploitation de trois centrales nucléaires qui fourniront 9 600 MW au total. Cette mesure sera aussi facilitée par le Renewable Energy Independent Power Producer Procurement Programme (REIPP), qui est axé sur la production d'énergie éolienne, d’énergie hydraulique de petite taille, d’énergie à partir de gaz d'enfouissement et d’énergie solaire concentrée et photovoltaïque. Eskom, l'entreprise chargée de l'approvisionnement public en électricité et classée parmi les sept meilleures entreprises de production d’énergie du monde, met aussi en application son « projet de développement de l’approvisionnement en électricité », un programme d'investissement de 150 milliards de rands sur dix ans (± 15 milliards de dollars canadiens), qui s'emploiera à la connexion et à l'intégration de nouvelles sources d'électricité au réseau.

Un objectif d'une capacité de production de 21 500 MW d'énergies renouvelables nouvelles a été fixé en avril 2011 dans le Plan national intégré des ressources pour l'énergie (PIR 2010-2030), dont : 9 200 MW de capacité éolienne, 8 400 MW de capacité solaire photovoltaïque, 1 200 MW de capacité solaire concentrée et 2 600 MW de capacité hydraulique importée. Les entreprises canadiennes peuvent y prendre part que ce soit en déposant une soumission pour l'élaboration de projets en matière d'énergies renouvelables ou en tant que fournisseur de matériel ou de technologies pour un projet.

Qui devrait participer

Exploitation minière, pétrolière et gazière

  • les entreprises canadiennes des secteurs minières et du pétrole et gaz (comprenant les gaz de schiste), promoteurs et organismes de recherche;
  • les fournisseurs de matériel et services;
  • d’autres fournisseurs de services de conseil tels que les services pour l'eau, la géologie, l'arpentage, les services de laboratoire, le RSC, le rétablissement et l'environnement;
  • les établissements d'enseignement canadiens, notamment les instituts de technologie offrant des formations en lien avec l'exploitation minière, particulièrement ceux qui offrent des cours spécialisés.

Électricité et énergies renouvelables

Les entreprises, les promoteurs et les instituts de recherche canadiens possédant de l’expérience dans les domaines suivants :

  • énergie renouvelable de remplacement, particulièrement les énergies solaire, éolienne et basée sur l'hydrogène, les combustibles et les biocarburants;
  • bâtiment, ingénierie et services connexes;
  • recherche et développement/collaboration en matière d’innovation et partenariats dans les secteurs de l’énergie, de l'industrie lourde.

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Tanzanie

L'économie de la Tanzanie, pays d'Afrique orientale, continue d'afficher l'une des croissances les plus rapides de la planète. Elle a connu une croissance d’environ 7 p. 100 en 2013. Deuxième économie de la Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE), sa croissance rapide et stable repose sur une expansion des services dans les secteurs des télécommunications, des transports, des finances, de la fabrication et du bâtiment. Les découvertes récentes de pétrole et de gaz devraient propulser la Tanzanie au rang de puissance pétrolière et gazière. De plus, la croissance du secteur minier conduira à l’augmentation de la demande en ce qui a trait aux investissements dans l'infrastructure dans les secteurs des transports et de l’énergie.

La Tanzanie revêt une importance grandissante pour les sociétés canadiennes et le pays a été désigné comme étant un marché émergent offrant des débouchés particuliers aux entreprises canadiennes dans le Plan d'action sur les marchés mondiaux (PAMM) du Canada. En mai 2013, les gouvernements du Canada et de la Tanzanie ont signé un Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers, lequel est entré en vigueur le 9 décembre 2013.

Dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement de la Tanzanie pour faire passer le pays d'une économie à revenu faible à une économie à revenu intermédiaire d'ici 2025, l'initiative Big Results Now (BRN) a été lancée en 2013 et six secteurs de l'économie ont été sélectionnés afin de mettre en œuvre les changements nécessaires : l'énergie et le gaz naturel, l'agriculture, l'eau, l'éducation, les transports et la mobilisation des ressources. Une expertise est requise dans les secteurs en pleine croissance, notamment dans une usine de traitement du gaz naturel liquéfié de deux à quatre trains dont le coût pourrait s'élever à 14 milliards de dollars américains, ainsi que dans les secteurs des transports, de l'énergie et du développement immobilier urbain.

Aussi bien Exportation et développement Canada (EDC) que la Corporation commerciale canadienne (CCC) mène des activités en Afrique orientale et en Tanzanie.

Exploitation minière

Le secteur des minéraux de la Tanzanie comprend à la fois l'exploitation à petite échelle et l'exploitation minière mécanisée à grande échelle dominée par neuf grandes mines : six mines d'or, une mine de diamants, une mine de charbon et une mine de tanzanite. L'or compte pour 90 p. 100 de la valeur des exportations de minéraux de la Tanzanie. Le pays est le quatrième producteur d'or en Afrique après l'Afrique du Sud, le Ghana et le Mali. Outre l'or, un certain nombre de gisements de minéraux ont été repérés, dont des gisements de minerai de fer, de nickel, de cuivre, de cobalt, d'argent, de diamants, de tanzanite, de rubis, de grenat, de calcaire, de carbonate de sodium, de gypse, de sel, de phosphate, de charbon, d'uranium, de gravier, de sable et de pierres de taille. L'industrie minière est régie par la Politique sur les minéraux de 1997, par la Loi sur les mines de 1998 et par la Loi sur les mines de 2010; ces documents peuvent être consultés sur le site Web du Parlement de la Tanzanie. La Tanzanie adhère à l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) en Afrique subsaharienne depuis décembre 2012.

Les actifs des sociétés canadiennes en Tanzanie se chiffraient au total à plus de 2,4 milliards de dollars en 2012. Des débouchés existent pour les sociétés canadiennes, ce qui les incite à poursuivre leurs investissements et à fournir du matériel minier et des services à ce secteur en pleine croissance.

Pétrole et gaz

Le secteur du pétrole et du gaz est en plein essor et devrait contribuer à la croissance future de la Tanzanie. Grâce à la récente découverte de pétrole, que l'on estime à 43 billions de pieds cubes, la Tanzanie deviendra sans doute un producteur et un exportateur majeur de gaz naturel au cours de la prochaine décennie. La production actuelle de gaz naturel provient de deux champs, sur les côtes et au large des côtes, situés près de l'île de Songo Songo et de la baie de Mnazi. Le ministère tanzanien de l'Énergie et des Minéraux a donné son approbation définitive à la politique sur le gaz naturel en octobre 2013 et la loi et le plan directeur sur le gaz naturel devraient être prêts en 2014.

Le Canada dispose d'importantes capacités dans ce domaine et les entreprises ont la possibilité de s'investir dans la prospection et de fournir de l'équipement et des services pour les activités en amont, médianes et en aval.

Électricité et énergies renouvelables

Il est possible d'établir des partenariats pour la production, le transport et la distribution de l'électricité et d'élaborer de nouveaux projets de production d'électricité. La Tanzanie comptait traditionnellement sur sa capacité à produire de l'hydroélectricité afin de combler ses besoins, cependant des sécheresses prolongées ont rendu cette méthode peu fiable et le pays a dû se tourner vers des usines de production d'hydrocarbures. Le gouvernement a répliqué, au moyen de l'initiative « Big Results Now », en identifiant le besoin pressant d'augmenter ses capacités de production d'électricité de 1 462 MW à 2 780 MW, afin de permettre à 30 p. 100 de la population d'avoir accès à l'électricité d'ici 2015.

La Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la Banque européenne d'investissement et la Banque de développement d'Afrique australe (DBSA) participent au financement de certains projets de lignes de distribution. Comme « Big Results Now » l'exige, d'autres possibilités se présenteront tandis que le pays cherchera à améliorer l'accès à l'électricité dans les régions rurales dont seulement 5 p. 100 ont accès à l’électricité.

Qui devrait participer

Une participation à la mission commerciale pourrait profiter aux entreprises canadiennes des secteurs suivants :

  • les fournisseurs d’équipement du secteur du pétrole et du gaz pour les plateformes de forage, compresseurs, pompes, filtres, turbines, valves, usines de traitement, citernes, conduites et raccords en alliage;
  • les établissements d'enseignement canadiens, notamment les instituts de technologie et professionnels offrant des formations en lien avec l'exploitation minière, l’énergie et les disciplines connexes, particulièrement ceux qui offrent des cours spécialisés;
  • production et transport d'électricité aux niveaux résidentiel/industriel/commercial; matériel de production d'électricité utilisant des systèmes d’énergie renouvelable pour la production d’énergie solaire, éolienne ou à partir de la biomasse.

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Renseignements supplémentaires sur ces marchés

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Pour s'inscrire à la mission commerciale du Canada

Carrie Marr, déléguée commerciale
Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada
Tél. : 343-203-2767

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