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Un programme prend de l’expansion pour aider encore plus d’exportateurs canadiens à trouver de nouveaux marchés

Une initiative qui a aidé des petites entreprises des quatre coins du Canada à élargir leurs horizons en exportant leurs produits et leurs services vers de nouveaux marchés internationaux prend à son tour de l’expansion.

CanExport, un programme de financement administré par le Service des délégués commerciaux du Canada (SDC) qui offre aux entreprises des incitatifs pour les encourager à développer et à diversifier leurs ventes à l’étranger, a déjà aidé plus de 1 000 entreprises à accroître leur compétitivité dans l’économie internationale. Il sera maintenant considérablement amélioré et un nombre plus élevé que jamais de petites et moyennes entreprises (PME) y auront accès.

« Ce programme a permis d’aider des PME à atteindre leurs objectifs commerciaux, mais nous voulons qu’un nombre accru d’entreprises le connaissent et en profitent », explique Loc Pham, gestionnaire du programme CanExport chez Affaires mondiales Canada, qui administre CanExport par l’entremise du SDC, en partenariat avec le Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI-CNRC). « Le fait que l’admissibilité au programme ait été revue à la hausse témoigne de notre détermination à en accroître l’efficacité à l’avenir. »

M. Pham explique que CanExport a vu le jour en 2016 sous la forme d’un programme de 50 millions de dollars et qu’il a rapidement pris son envol. Un financement supplémentaire de 40 millions de dollars a été engagé au cours de l’été et l’octroi d’autres fonds a été annoncé dans l’Énoncé économique de l’automne. Le financement supplémentaire fera en sorte qu’il sera plus facile que jamais pour les entreprises d’obtenir le soutien nécessaire pour combler leurs besoins croissants en matière d’exportation.

« Nous avons été un modèle au chapitre de la réduction de la bureaucratie et de la simplification de l’accès pour les PME, mais je suis d’avis que nous pouvons en faire encore plus, explique M. Pham. Nous ne nous reposons pas sur nos lauriers; nous sommes toujours à l’affût de façons de nous améliorer. »

Les plus de 1 000 PME canadiennes ayant profité du programme CanExport jusqu’à maintenant ont mené à bien plus de 1 200 projets approuvés qui ont débouché sur de nouvelles exportations d’une valeur de plus de 375 millions de dollars. Plus de 42 % des participants au programme indiquent avoir procédé à des exportations vers le marché cible pour lequel elles avaient reçu un soutien dans l’année ayant suivi l’achèvement de leur projet, mentionne M. Pham.

Joindre CanExport

Courriel : canexport@international.gc.ca
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Les entreprises doivent d’abord avoir en main une analyse de rentabilisation exhaustive de leurs projets d’exportation, souligne-t-il. CanExport permet de répartir le coût des dépenses admissibles engagées afin de percer de nouveaux marchés, y compris la participation à des salons commerciaux ou l’exécution d’études de marché. Le programme est ouvert à tous les marchés à l’exception des activités concernant des pays où des sanctions pourraient être appliquées. Pour être admissible, l’entreprise doit être une entreprise à but lucratif, une entreprise incorporée ou une société en commandite; elle ne doit pas avoir réalisé un volume substantiel d’exportations vers le marché ciblé au cours des 24 mois précédents.

Le montant des contributions non remboursables est fixé selon le principe du partage des coûts et peut atteindre 50 % des dépenses admissibles, dont les coûts associés aux déplacements, à l’inscription aux événements, à la traduction et à l’embauche de consultants. Les paiements peuvent être de l’ordre de 10 000 $ à 50 000 $, pour une contribution annuelle maximale de 100 000 $ par entreprise. Le reste des fonds peut provenir d’autres sources publiques, mais le total de l’aide gouvernementale ne peut pas dépasser 50 % des dépenses d’un projet.

M. Pham explique que les règles et les lignes directrices du programme CanExport évoluent en réponse à la rétroaction transmise par les utilisateurs et les groupes comme la Chambre de commerce du Canada. Par exemple, le programme initial visait les PME comptant entre 1 et 250 employés à temps plein, mais avec les nouvelles modalités, le programme englobera les entreprises comptant entre 0 et 500 employés à temps plein.

Le programme initial s’appliquait aux entreprises dont les revenus annuels au Canada oscillaient entre 200 000 $ et 50 millions de dollars. Cette fourchette ira maintenant de 100 000 $ à 100 millions de dollars. De plus, la couverture de CanExport a aussi été élargie. De grands marchés émergents comme la Chine, l’Inde et le Brésil étaient initialement traités comme un seul marché aux fins du programme, mais, maintenant, les PME actives dans une région de ces pays peuvent demander du soutien pour viser une autre région du même pays, indique M. Pham. En outre, les PME admissibles peuvent obtenir l’aide du programme CanExport par l’entremise de « subventions » initiales octroyées avant le début d’une activité (montant maximal de 30 000 $), tandis que d’autres reçoivent les fonds sous forme de « contributions » (montant maximal de 50 000 $) et sont remboursées rapidement une fois les dépenses engagées.

Selon M. Pham, CanExport vise à renforcer la capacité commerciale du Canada et à le rendre plus concurrentiel à l’échelle mondiale. Pour ce faire, le programme offre aux PME les outils et les ressources nécessaires pour réussir à l’étranger.

Les délégués commerciaux du Canada sont ravis de pouvoir compter sur CanExport parmi les outils dont ils disposent pour aider les entreprises, souligne-t-il. « L’exportation est risquée pour les PME; CanExport leur permet de ne pas avoir à assumer ce risque seules. »

 

CanExport aide une entreprise de technologie propre à conclure des ententes de 3 M$

Can-Technologies Inc., qui voyait une augmentation du nombre de ses clients du secteur manufacturier déménager outre-mer, envisageait de plus en plus la possibilité d’exporter ses solutions de technologie propre, qui aident les grandes industries à gérer leur consommation d’énergie et à réduire leurs émissions de carbone.

« Il y avait cependant beaucoup de questions et trop de risques et d’incertitudes », a affirmé Mahin Derakhshanian, vice-présidente de cette entreprise privée établie à Cambridge, en Ontario. C’est après avoir connu de l’expansion et amélioré la facilité d’utilisation de son logiciel d’ingénierie que Can-Technologies a participé à une mission commerciale ontarienne en Chine qui « a ouvert une grande porte pour l’entreprise ».

Le dernier élément déclencheur a été le programme CanExport, qui « nous a aidés à accepter un plus grand risque et à avoir plus de succès dans cette aventure », a-t-elle affirmé.

Comme la Chine est un grand pays, nous avons trouvé des entreprises de marketing qui nous ont aidés à faire des recherches et à trouver des partenaires sur place. Mme Derakhshanian a ajouté que CanExport a participé au paiement des frais de déplacement, des services de traduction, des affiches, de la publicité et des activités de diffusion. Can-Technologies a reçu une somme d'argent généreuse du programme et a assumé des coûts largement supérieurs à cette somme, mais Mme Derakhshanian affirme que ces efforts ont porté leurs fruits.

« Nous avons fini par dépenser beaucoup plus d’argent que prévu, mais l’aide financière du gouvernement nous a aidés à nous lancer », a-t-elle ajouté.

Par exemple, la société a reçu 40 000 dollars de CanExport pour trouver le bon marché cible en Chine, ce qui a abouti à la signature de deux contrats avec le géant Jiangxi Fangda Iron & Steel Group, l’un valant 1,79 million de dollars à l’usine de la société dans la province de Jiujiang et l’autre d’une valeur de 1,34 million de dollars à son usine de Nanchang.

Le Service des délégués commerciaux du Canada (SDC), avec ses « équipes sur le terrain », est essentiel à la réussite de l’entreprise en Chine à différents égards, a-t-elle ajouté, que ce soit pour établir des liens avec différents ordres du gouvernement chinois ou pour faciliter la conclusion des ententes. « Notre départ n’aurait pas été couronné de succès sans leur aide. Les membres de ces équipes sont ingénieux et attentionnés. Ils sont incroyables. »

En Chine, il est particulièrement difficile de s’y retrouver en ce qui concerne les règles et les règlements, les personnes-ressources au sein du gouvernement et les partenaires éventuels, a-t-elle affirmé. « Les délégués commerciaux sont là pour nous accompagner dès que nous en avons besoin. C’est essentiel dans un nouveau marché. »

Le marché américain étant assez difficile et donc inaccessible pour le moment, la société souhaite trouver des clients pour sa technologie ailleurs en Chine ainsi qu’en Allemagne et dans d’autres pays, comme l’Inde, la Thaïlande et le Brésil. « Ils ont tous besoin de notre solution », a affirmé Mme Derakhshanian. Can-Technologies espère percer le marché de ces pays avec l’aide de CanExport.

« Notre décision de commencer l’exportation de notre technologie en Chine a été judicieuse. Nous avons bien fait de vendre nos logiciels d’ingénierie là-bas et d’embaucher des professionnels au Canada », a dit Shahriar Varkiani, président-directeur général de l’entreprise.

« CanExport est l’un des programmes les plus efficaces qui nous ont été présentés », a-t-il ajouté. « Il favorise l’établissement de liens et de partenariats dans le pays de destination. Nous n’aurions pas connu ce succès sans l’aide de CanExport. »

CanExport offre « un petit coup de pouce » à un fabricant de kayaks

Générer des ventes outre-mer est un projet de grande envergure pour une petite entreprise offrant un produit comme des kayaks, qui doivent être expédiés en grandes quantités à la fois dans un conteneur pour penser atteindre le seuil de la rentabilité. Kayak Distribution Inc., une entreprise de Saint-Hubert, au Québec, qui fabrique des kayaks sous les marques Boréal et Riot, a obtenu du financement dans le cadre du programme CanExport pour cibler des détaillants au Royaume-Uni et les résultats ont été au rendez-vous.

« Le programme a été pour nous un coup de chance », soutient Marc Pelland, président de la société privée, qui exporte déjà ses produits vers 20 marchés à l’étranger et dont les exportations représentent 70 % des ventes. M. Pelland explique qu’il a présenté une demande dans le cadre du programme CanExport dans le but de participer à Paddle Expo, un salon professionnel de premier plan dans le domaine des sports de pagaie. En participant à ce salon qui a lieu en Allemagne, il souhaitait cibler des détaillants du Royaume-Uni et effectuer des visites de suivi chez des clients potentiels aux quatre coins du Royaume-Uni. L’entreprise a reçu un financement d’environ 25 000 $ dans le cadre du programme.

Dans le sillage du salon professionnel et des visites sur place, l’entreprise a conclu une entente avec un détaillant majeur du Royaume-Uni et a vendu de la marchandise pour une valeur comprise entre 200 000 $ et 300 000 $ dans ce pays l’an dernier; elle prévoit que ses ventes atteindront 750 000 $ au Royaume-Uni d’ici 2020. « Je ne m’attendais pas à obtenir d’aussi bons résultats », mentionne M. Pelland, qui attribue son succès à CanExport.

« Pour moi, le partage des coûts est le coup de pouce nécessaire pour explorer de nouveaux horizons, fait-il valoir. Cela vous donne le courage de prendre des risques et, même, de commettre quelques erreurs dans vos efforts de développement. »

La préparation de la demande de financement a été extrêmement simple et rapide, selon M. Pelland. « Le programme est vraiment bien conçu. Les résultats sont au rendez-vous. »

Le fait de générer des ventes à l’internationale vous évite de laisser tous vos œufs dans le même panier, illustre-t-il. « Nous nous efforçons d’avoir un marché diversifié. » Les kayaks sont un produit saisonnier. Ainsi, quand le froid enveloppe le Canada, le fait de pouvoir compter sur des ventes dans des régions chaudes du monde, comme la Nouvelle-Zélande, régularise la production, explique M. Pelland. « Tout ce qui se produit pendant notre hiver est bon pour nous. »

Il aimerait voir le programme CanExport permettre à des entreprises d’effectuer des missions de reconnaissance dans divers pays d’une région, par exemple l’Amérique latine, plutôt que de les obliger à cibler un seul marché à la fois.

« Il est judicieux de se rendre dans quelques pays pendant un voyage, affirme-t-il. Je dois avoir la latitude nécessaire pour atteindre tous mes objectifs sans avoir à me déplacer plusieurs fois. »

M. Pelland indique que le soutien offert par le programme CanExport peut permettre d’acquérir une compréhension approfondie des marchés internationaux et de rencontrer des partenaires et collaborateurs potentiels, et même des concurrents. « Le plus important est de connaître le milieu et ses rouages », mentionne-t-il en soulignant qu’il est crucial, quoique coûteux, d’être présent physiquement dans des marchés potentiels à l’étranger.

« Il est primordial de se rendre sur place; on n’obtient aucun résultat en fouinant en ligne. Rien ne ressemble plus à un site Web qu’un autre site Web, avance-t-il. Vous parlez à des gens, vous prenez contact avec l’industrie, vous brossez un tableau mental de la situation, vous apprenez le fonctionnement du marché et vous découvrez quelle est votre place dans le marché. »

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