Sélection de la langue

Recherche

Lumières! Caméra! Action! L’école de cinéma de Vancouver resplendit vivement en Suède

L’histoire d’amour de la Suède avec le cinéma ne date pas d’hier. Pays d’origine du réalisateur Ingmar Bergman et de vedettes du grand écran comme Greta Garbo et Ingrid Bergman, la Suède se tourne aujourd’hui vers le Canada pour obtenir de la formation dans ce domaine spécialisé et d’autres disciplines connexes.


Le tournage d’une production étudiante dans les studios de Vancouver Film School
(Photo : Vancouver Film School)

Des étudiants suédois suivent des formations à la Vancouver Film School (VFS) dans des disciplines allant du cinéma et de la télévision aux arts de divertissement de haute technologie.  Grâce au soutien du Service des délégués commerciaux du Canada (SDC), la Suède est devenue une importante source d’étudiants étrangers pour les établissements d’enseignement du Canada, notamment pour la VFS, dont la réputation n’est plus à faire.

Le directeur général de l’école, Jon Bell, explique que la VFS offre des programmes intensifs d’un an qui mettent l’accent sur l’expérience pratique dans des domaines tels que le théâtre et la production cinématographique, la conception de jeux, l’animation 3D et les effets visuels. La VFS, qui a été créée en 1987, s’est dotée d’une stratégie internationale efficace qui fait que 40 à 50 % de ses plus de 1 000 étudiants proviennent de l’étranger — dont une vingtaine d’étudiants suédois chaque année.

M. Bell précise que ce nombre était « beaucoup plus faible » avant que l’école ne commence à participer à l’important Salon étudiant Saco (en anglais) en Suède, en partenariat avec le SDC. Ce salon annuel a lieu à la fin de novembre et au début de décembre à Stockholm et à Malmö.

La VFS organise également, avec le soutien du SDC, des ateliers en Suède avec son personnel enseignant – des activités qui permettent de présenter ses spécialités telles que l’écriture de scénarios à de nouveaux publics à l’étranger. « Cela permet de nous faire connaître, de sorte que les gens parlent de nous là‑bas », dit M. Bell.

Christian Ekstrom, délégué commercial responsable du secteur de l’éducation en Suède, explique que « la VFS est maintenant bien connue en Suède » grâce à sa participation aux salons et aux activités spéciales ainsi qu’à ses relations avec des personnes‑ressources clés au pays.

M. Ekstrom souligne que les liens entre le Canada et la Suède sont solides et que ces deux pays ont des cultures relativement semblables. Il précise que le fait que Vancouver soit une ville sécuritaire où il fait bon vivre et que l’école jouisse d’une excellente réputation aide. « Il ne suffit pas d’attirer les étudiants, il faut également avoir l’assentiment des parents. »

M. Bell précise que la VFS est située au cœur du centre‑ville de Vancouver, surnommée « Hollywood du Nord » ou « Silicon Valley du Nord » pour son économie créative dynamique et florissante. Il explique que la Suède et le Canada se ressemblent par leur climat et que, de manière générale, les étudiants suédois de l’école parlent couramment l’anglais.

Mimi Fürst, 29 ans, est une étudiante de Stockholm qui étudie actuellement la conception de jeux à la VFS, où elle se familiarise avec tous les aspects du processus de création de jeux. Diplômée d’un programme universitaire d’animation cinématographique en Suède, elle a entendu parler de l’école pour la première fois par un ami qui y était allé, et elle aime particulièrement son caractère pratique.

« Ça ressemble vraiment à l’industrie. On y obtient tellement d’outils, on y apprend tellement... Je veux des cours pratiques qui mènent à un emploi », dit‑elle. Elle espère travailler comme modélisatrice 3D après l’obtention de son diplôme en avril, et elle rêve de participer à la création de concepts pour des jeux.

Elle dit qu’en plus de compter un certain nombre de studios de conception de jeux vidéo où elle aimerait travailler, Vancouver est une ville sécuritaire, confortable, accueillante et cosmopolite. « Le caractère multiculturel de la ville fait en sorte que je ne me sens jamais comme une étrangère ici », commente‑t‑elle.

Michelle Thorén, spécialiste de l’éducation pour le SDC en Suède, affirme que le système d’éducation du pays correspond à celui du Canada. Elle explique que les étudiants suédois passent généralement une année d’études à l’étranger et recherchent des programmes en anglais. Le Royaume‑Uni et les États-Unis perdent en popularité auprès des étudiants en raison des problèmes politiques et des coûts plus élevés. « L’intérêt pour le Canada a beaucoup augmenté ces deux dernières années. »

M. Bell affirme que le SDC joue un rôle essentiel dans le succès de l’école en Suède et ailleurs. « Mon expérience avec les délégués commerciaux a été fantastique », dit‑il, soulignant que le SDC travaille bien en collaboration avec l’organisme BC Trade & Investment. « Nous essayons de faire des percées par l’intermédiaire de ces organisations. »

M. Bell explique que le SDC aide particulièrement à « valider » la VFS et présente l’école aux entreprises et aux écoles locales susceptibles de devenir des partenaires sur le terrain. « Les délégués commerciaux savent ce qui se passe sur le terrain. Ils nous permettent de prendre pied rapidement et de faire des percées où que nous allions. »

Il précise que la VFS s’intéresse aux différents programmes et spécialités prisés par chaque pays. Par exemple, la Suède et l’ensemble de la Scandinavie sont particulièrement réputées pour leur industrie des jeux vidéo et mobiles et recherchent des formations dans ce domaine.

Selon M. Bell, le recrutement international apporte une « riche diversité d’expériences » pour la population étudiante. Les étudiants de différentes origines échangent leurs points de vue et deviennent, après l’obtention de leur diplôme, d’importants contacts de la VFS dans le monde entier.

M. Bell ajoute que les anciens étudiants de l’école font part de leurs expériences positives en lien avec leur passage à la VFS (ce qui comprend les excellents emplois que bon nombre d’entre eux trouvent après l’obtention de leur diplôme) et contribuent de façon importante au recrutement de futurs étudiants. « Le bouche‑à‑oreille est la meilleure publicité qui soit. »

Abonnement au : cybermagazine et fil RSS

Twitter@SDC_TCS
Utilisez #CanadExport

Date de modification: