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Les exportations du Canada doivent être diversifiées plus que jamais

Il ne fait aucun doute que les gens tirent des avantages du commerce, bien qu’ils ne s’en rendent pas compte de façon intuitive. En effet, chaque fois qu’une personne va à l’épicerie dans presque tous les pays, elle est entourée des avantages du commerce, notamment de beaucoup d’aliments qui ne seraient pas offerts si ce n’était du commerce. Toutefois, lorsque deux pays ont une relation de nature commerciale, chacun des deux pays devient vulnérable au cycle commercial de l’autre et à d’autres chocs économiques. La mesure dans laquelle un pays est affecté par les chocs économiques de l’autre dépend, notamment, de la part — ou de la concentration — des exportations qui sont destinées à ce pays. Outre les chocs économiques, la concentration des exportations accroît la vulnérabilité aux risques de protectionnisme. Compte tenu du Brexit, de la renégociation de l’ALENA et des tensions liées au commerce aux quatre coins du monde, le risque de protectionnisme commercial semble plus grand que jamais.

Les exportations canadiennes sont les quatrièmes plus concentrées par destination, sur 113 pays. Selon l’indice de Herfindahl-Hirschman, en 2017, seuls le Koweït, les Bermudes et le Mexique avaient une concentration géographique des exportations supérieure à celle du Canada.1 Qui plus est, comparativement à d’autres pays considérés similaires au Canada, comme Hong Kong avec une dépendance envers la Chine ou la Nouvelle‑Zélande avec une dépendance envers l’Australie, les exportations canadiennes sont beaucoup plus concentrées.

Le Canada est susceptible de bénéficier de la diversification des exportations et de la réduction de la dépendance envers les États‑Unis. En 2017, les exportations canadiennes de marchandises et de services à l’étranger ont totalisé 190 milliards de dollars. Dans l’Énoncé économique de l’automne 2018, on mentionne que l’objectif du gouvernement du Canada en matière de diversification est d’accroître les exportations du Canada vers les marchés d’outre‑mer de 50 % d’ici 2025. Pour atteindre cet objectif, les exportations canadiennes à l'étranger doivent croître à un taux de 5,2 % par an pour atteindre l'objectif de 285 milliards de dollars d'ici la fin de 2025.

Le résultat

Non seulement la diversification des exportations aide à protéger l’économie canadienne des chocs externes, mais la solution suppose l’accroissement de la part des exportations canadiennes vers les marchés en pleine croissance.


1 L’IHH, soit la somme des carrés des parts de marché, est la mesure la plus courante de la concentration des exportations. En général, un IHH supérieur à 0,25 indique que les exportations sont concentrées et un IHH inférieur à 0,15 indique que les exportations sont diversifiées.

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