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Les femmes du SDC

Les déléguées commerciales recrutées localement parcourent les salles de conférence du monde entier.. Plusieurs d’entre elles aident les clients canadiens à  réussir dans les affaires, les marchés publics, les collaborations en matière de recherche et développement, et dans d'autres secteurs. . Alors que nous célébrons la Journée internationale de la femme, CanadExport vous présente quelques histoires mettant en vedette les femmes du Service des délégués commerciaux du Canada (SDC).

Shriya Ramachandran
New Delhi

Shriya Ramachandran
Shriya Ramachandran, déléguée commerciale à New Delhi

Shriya Ramachandran aime briser les stéréotypes. Elle remarque les regards surpris de représentants du gouvernement indien et de chefs d’entreprise du pays, majoritairement masculins, qu’elle rencontre en tant que déléguée commerciale dans le secteur des infrastructures à New Delhi.

« Ils voient une femme et commencent à juger, dit Mme Ramachandran. Mais 10 minutes après le début de la conversation, ils constatent que cette femme sait de quoi elle parle. »

Elle est aussi fermement convaincue qu’il faut changer les perceptions des petites entreprises canadiennes à l’égard du fait que le marché indien est trop vaste et trop complexe pour qu’elles s’y aventurent. « Il y a ici de nombreuses possibilités pour les entreprises qui ont la bonne approche et qui bénéficient de l’aide du SDC », explique‑t‑elle.

Mme Ramachandran, 37 ans, est devenue déléguée commerciale en 2014. Seule femme recrutée localement à New Delhi, elle est responsable des secteurs des transports, du bâtiment, de la construction ainsi que des infrastructures. Elle note que ce dernier est un secteur prioritaire pour le Canada.

Elle estime que l’Inde est un endroit idéal pour les petites entreprises canadiennes qui cherchent à diversifier leurs marchés. « C’est l’un des endroits les plus dynamiques du monde à l’heure actuelle », déclare Mme Ramachandran, qui encourage les nouveaux arrivants à trouver des partenaires locaux auxquels ils peuvent faire confiance, tout en soulignant que le SDC peut les aider dans cette démarche.

Elle est passionnée par son travail. « Je suis enthousiasmée d’aller travailler », déclare‑t‑elle. Elle croit aussi que les déléguées commerciales « permettent à leurs clients de prospérer sur le marché ». Les femmes font du réseautage et travaillent de manière efficace, quoiqu’il leur arrive aussi de faire de longues heures en dehors des heures normales de travail, fait‑elle remarquer. En plus, « elles ajoutent une dimension émotionnelle aux affaires ».

C’est « très gratifiant » d’aider les gens à progresser dans son pays, dit‑elle, « surtout les entreprises qui n’ont aucune prédisposition pour l’Inde et qui quittent leur zone de confort ».

Elle est reconnaissante du fait que ses clients canadiens la « traitent sur un pied d’égalité par rapport à ses collègues masculins... pour ceux qui viennent du Canada, il n’y a aucune différence que vous vous appeliez Shriya ou Frank », fait‑elle remarquer. « Les Canadiens croient en l’égalité des chances et valorisent le talent par‑dessus tout. C’est un message très fort. Puis je me lance et j’obtiens des résultats, et les gens le constatent par eux‑mêmes. »

Arbinder Pal
Mumbai

Arbinder Pal
Arbinder Pal, déléguée commerciale à Mumbai

En tant que déléguée commerciale à Mumbai couvrant les secteurs dominés par les hommes, Arbinder Pal est habituée à être « une femme dans un monde d’hommes ». En effet, il y a eu beaucoup  d’appels téléphoniques où les gens pensent par défaut qu’elle est un homme.

« J’étais M. Pal pour tout le monde dit‑elle. On pensait que j’étais un homme, même s’ils m’entendaient parler. »

Arbinder Pal, ancienne professionnelle du secteur de l’aviation et de l’aérospatiale, s’est jointe au SDC il y a deux ans et est maintenant responsable des technologies de l’information et des communications (TIC) ainsi que des investissements au Canada. Elle a grandi dans une famille de trois filles où la discrimination fondée sur le genre n’existait pas.

Elle a quitté la maison pour étudier au Canada et est retournée dans son pays natal une décennie plus tard. Les choses changent lentement en Inde en termes d’attitudes envers les femmes, dit‑elle, « mais il y a de la place pour encore beaucoup d’amélioration ». Elle sent parfois que les hommes doutent de ses capacités, « mais je ne me plains pas, c’est quelque chose qu’on apprend à gérer ». En effet, il y a un « aspect positif » qu’elle met à son avantage. « On suppose que vous n’êtes peut-être pas aussi doué, alors on a tendance à donner beaucoup plus d’explications. C’est une occasion d’en apprendre davantage. »

Elle note « qu’il reste encore un long chemin à parcourir en matière d’égalité des genres dans le monde; seulement 26 femmes occupent des postes de PDG dans des entreprises du Fortune 500 ». Pendant ce temps, les Canadiens « montrent l’exemple » — les femmes occupent les postes de direction dans son bureau et il y a une répartition égale entre les sexes parmi les délégués commerciaux recrutés localement.

Elle estime que les femmes « offrent une perspective différente de celle des hommes » et que cette « diversité de pensée » profite aux clients du SDC.

Le rôle de chef de file du Canada dans le domaine des TIC « rend notre travail plus facile ici », affirme Mme Pal, qui estime que les entreprises en phase de croissance « ont un potentiel important en Inde ». Avec l’arrivée d’un large éventail de nouvelles technologies, « on ne s’ennuie jamais » ajoute‑t‑elle. « Et il y a un énorme sentiment d’accomplissement quand vous réalisez que vos services soutiennent et façonnent les objectifs d’affaires d’une entreprise canadienne. »

Pinar Atakanli
Ankara

Pinar Atakanli
Pinar Atakanli, déléguée commerciale à Ankara

Représenter le Canada en tant que déléguée commerciale à Ankara fait la fierté de Pinar Atakanli, entre autres choses.

Pinar Atakanli, 36 ans, est fille de diplomates turcs qui ont été postés au Canada à plusieurs reprises. Elle a fait ses études secondaires à Ottawa, où elle a également obtenu un baccalauréat en commerce de la Sprott School of Business de l’Université Carleton. Elle a ensuite obtenu une maîtrise en marketing et commerce international et en marketing international de la London School of Business and Finance et de la Grenoble École de Management.

Quand Pinar Atakanli est retournée dans sa Turquie natale, elle a trouvé une société plus traditionnelle qu’elle avait connue à l’étranger, et les hommes étaient plus réticents à traiter avec une femme en situation d’autorité. Lorsqu’elle est devenue membre du SDC en tant qu’employée recrutée sur place en 2014, elle a vite compris ce que signifie faire partie de l’équipe du SDC.

« Une fois que les contacts locaux en Turquie se rendent compte de la confiance que mes collègues et mes clients me témoignent et aussi de mes compétences, je suis traitée avec respect », dit‑elle. En effet, les représentants du gouvernement et du monde des affaires turcs sont heureux d’interagir avec une femme turque qui connaît aussi le contexte canadien, commente Mme Atakanli, qui couvre un large éventail de secteurs, dont l’aérospatiale, l’agriculture, la défense et les mines, dans lesquels « on retrouve généralement 95 % d’hommes ».

La Turquie et le Canada ont une longue histoire commerciale, note Mme Atakanli, qui aimerait qu’un plus grand nombre de petites et moyennes entreprises canadiennes recherchent des débouchés en Turquie et qui s’efforce de sensibiliser davantage les entreprises turques aux capacités canadiennes dans des domaines comme les technologies propres. Les lentilles non génétiquement modifiées, un produit courant en Turquie, comptent parmi les principales importations turques en provenance du Canada. La plus grande mine d’or en Turquie est l’installation Kışladağ dans l’ouest du pays, exploitée par la société canadienne Eldorado Gold Corporation. Elle est citée en exemple localement pour ses normes élevées en matière de santé et de sécurité et pour ses pratiques relatives à la responsabilité sociale des entreprises.

« C’est une grande fierté pour moi d’entendre de bonnes nouvelles au sujet des partenariats entre des entreprises canadiennes et turques, dit Mme Atakanli. Il y a beaucoup de choses que les deux pays peuvent partager. »

Gerry Mongey
Dublin

Gerry Mongey
Gerry Mongey, déléguée commerciale à Dubblin

Tout au long de sa longue carrière au SDC à Dublin, Gerry Mongey a été consciente qu’il y a un plafond de verre qui empêche certaines femmes de progresser professionnellement. Mais elle a toujours écouté les conseils qu’elle a reçus d’une ministre irlandaise : « Le plafond reste là seulement si tu ne le casses pas ».

Gerry Mongey, 60 ans, a commencé tôt à briser ce plafond, lorsqu’elle s’est jointe au SDC en 1981, et le premier secteur qu’elle a couvert lorsqu’elle est devenue déléguée commerciale à part entière il y a 22 ans était la construction. « J’ai toujours été traitée avec respect et intégrité et on m’a toujours demandé mon avis. » Son nom, Gerry (abréviation de Gerardine) suscite parfois la confusion lorsque les gens la rencontrent enfin pour la première fois. « Ils disent : Oh, tu es une femme, et je dis : Oui, autant que je sache. »

Aujourd’hui, la déléguée commerciale chevronnée est responsable des technologies propres et de l’infrastructure, des secteurs prioritaires pour le Canada, ainsi que de l’agriculture et de l’alimentation, de l’aérospatiale et de la défense, des mines et des transports.

« Chaque jour est différent », dit Mme Mongey, ce qui rend le travail intéressant. L’Irlande est un marché relativement petit, ce qui signifie qu’elle peut aider les entreprises canadiennes à avoir accès aux principaux « acteurs » de l’industrie et du gouvernement. Elle pense que l’une des grandes innovations où les deux pays peuvent collaborer sera l’énergie provenant de l’océan, parmi d’autres technologies renouvelables.

« Il y a des liens très forts entre le Canada et l’Irlande », dit‑elle, faisant remarquer qu’un quart des Canadiens revendiquent une ascendance irlandaise.

Mme Mongey, qui prendra sa retraite du SDC cet été, encourage les Canadiens qui veulent faire des affaires au pays à « faire leur devoir à la maison », mais de venir ensuite en Irlande. « Les gens ont besoin de se rencontrer en personne », dit‑elle, ajoutant qu’il est particulièrement important de faire un suivi par la suite. « Tu ne peux pas tout simplement t’éclipser. »

Grimi Guarico
Manille

Grimi Guarico
Grimi Guarico, déléguée commerciale à Manille

Grimi Guarico trouve que les gens ont tendance à la sous‑estimer lorsqu’ils la rencontrent pour la première fois, avec sa douceur et sa tendance « à observer les gens avant d’ouvrir la bouche et de dire ce qu’elle pense ».

Mais quand elle le fait, « les gens changent d’idée », dit Grimi Guarico, 39 ans, déléguée commerciale à Manille. « Ils réalisent que je pourrais être une force avec laquelle il faut compter. »

Son prénom, Grimi, vient d’une actrice des années 1950 que sa mère admirait, dit‑elle. Le fait qu’il s’agit le plus souvent du nom d’un homme peut parfois l’aider à ouvrir des portes. Et quand elle le fait, elle a un style direct et distinct grâce à son expérience de comptable et de planificatrice financière. « On ne tourne pas autour du pot. »

Mme Guarico a grandi sous l’influence de son défunt père, un ingénieur aveugle pendant la plus grande partie de sa vie, mais qui compensait sa perte de vue par ses autres sens et soulignait combien il était important d’expliquer les choses. « Il faut que les choses soient claires », dit‑elle, ce qu’elle considère surtout comme un trait féminin. « On veut toujours mieux comprendre un concept. »

Mme Guarico s’est jointe au SDC en 2010 et a été responsable des secteurs des technologies propres, du pétrole et du gaz et des services financiers. Aujourd’hui, son domaine de responsabilité est le financement de la lutte contre les changements climatiques en Asie et dans le Pacifique. Elle aide surtout les entreprises canadiennes qui souhaitent mener des projets d’atténuation des changements climatiques et d’adaptation à leurs effets, ces projets sont financés par la Banque asiatique de développement à Manille et d’autres institutions financières internationales. Ces organisations couvrent une série d’autres secteurs, notamment l’agriculture respectueuse du climat, l’énergie, les infrastructures et les technologies de l’information et des communications.

« C’est un moment crucial pour que le Canada soit à l’avant‑garde dans ces domaines », affirme Mme Guarico, en soulignant que le Canada est déterminé à lutter contre les changements climatiques, « mais cela ne s’est pas traduit par des possibilités commerciales là où nous avons des atouts ».

Elle est fière d’aider les entreprises canadiennes à avoir accès à des sources de financement pour entreprendre des projets d’atténuation des changements climatiques et d’adaptation à leurs effets en Asie et dans le Pacifique. « Je suis valorisée ici dans le travail que je fais », dit‑elle.

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