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Polytechnique Montréal se tourne vers le marché mondial

La nouvelle stratégie de Polytechnique Montréal, qui vise à accroître le rôle de l’établissement à l’échelle internationale, est mise de l’avant dans des pays du monde entier.

« D’ici 2023, lorsqu’elle aura 150 ans, Polytechnique sera une université d’ingénierie reconnue dans le monde entier pour son leadership, son audace et son sens entrepreneurial, affirme Ghislain Rivard, conseiller principal au Bureau des relations internationales de l’établissement. Elle sera une source d’inspiration et une référence dans son domaine. »

Polytechnique Montréal a récemment lancé la stratégie intitulée « Poly2023 : Créons l’avenir », conformément à ses valeurs, souligne‑t‑il. Polythechnique veut entre autres former des ingénieurs et des scientifiques de haut niveau pour relever les défis d’un monde en mutation et les aider à «devenir des acteurs clés du changement », ainsi que mener des recherches en réponse aux grands enjeux sociétaux et exercer une influence sur son environnement sur les plans intellectuel, économique et social.

La stratégie Poly2023 est fondée sur la collaboration, la créativité, l’excellence, l’intégrité, l’ouverture et le respect, affirme M. Rivard, en soulignant que Polytechnique veut participer à de grands programmes internationaux et se joindre à des réseaux influents bien connus. « Notre ambition est de jouer un rôle actif dans les réseaux internationaux de formation et de recherche », mentionne‑t‑il, ainsi que de participer à de grands projets de recherche, de promouvoir la mobilité des étudiants et d’internationaliser nos programmes.

Grâce à l’aide du Service des délégués commerciaux du Canada (SDC), Polytechnique met en œuvre des projets au Mali et ailleurs en Afrique de l’Ouest, où elle a une histoire qui remonte au début des années 1970. Il s’agit notamment d’études de faisabilité, d’assistance technique, de conseils et de préparation de matériel pédagogique. Les projets durent d’un à cinq ans et peuvent nécessiter un financement allant de 100 000 $ à plusieurs millions de dollars.

Par exemple, le ministère des Mines du Mali a demandé à Polytechnique de participer à un appel d’offres international visant à mener une étude de faisabilité et à préparer un plan d’affaires pour l’École africaine des Mines. Elle a fait concurrence à des établissementss français, marocains et sénégalais et a été choisie pour effectuer les travaux qui ont eu lieu en 2018 et qui ont nécessité trois missions et de nombreux échanges avec le client.

Le SDC du Mali a « assuré un suivi informel constant » pendant l’étude, affirme M. Rivard, faisant remarquer qu’Ernest Akpoué, le délégué commercial de Bamako, a offert « un soutien inconditionnel » à Polytechnique Montréal. Il possède « une profonde compréhension du Mali et demeure un collaborateur essentiel pour analyser la réalité politique, commerciale, sociale et économique là‑bas ». De plus, il a permis de mettre des gens en communication et a organisé des réunions avec les autorités maliennes qui participent au projet, explique M. Rivard. « La connaissance et la compréhension approfondies du pays hôte par le délégué commercial ont grandement contribué au succès de Polytechnique dans ce pays, et nous lui en sommes très reconnaissants. »

C’est en 2014 que M. Akpoué a entendu parler pour la première fois par le ministre des Mines du Mali de l’intention de créer une école des mines. Il a ensuite transmis cette occasion à plusieurs organismes canadiens, dont Polytechnique Montréal, et a organisé une rencontre entre Polytechnique et le ministre des Mines du Mali en marge de la conférence minière de 2014 de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs.

« Le SDC a continué d’appuyer Polytechnique en matière de renseignements sur les marchés, de conseils stratégiques, d’organisation et d’animation de réunions, ainsi que de promotion », indique M. Akpoué.

M. Rivard signale qu’au Mali et dans d’autres pays de la région, le SDC est en mesure de « transmettre ses connaissances de la réalité locale, d’orienter le processus et de fournir de l’aide » lorsqu’il s’agit de rechercher des occasions comme celles au Mali. « Le SDC est conscient des changements en cours dans le secteur commercial et des possibilités qui s’offrent pour le Canada, dit‑il. Nous avons été bien informés des derniers développements au Mali. »

Le principal défi d’un tel projet est l’absence d’une présence permanente dans le pays, déclare‑t‑il, ce qui peut laisser l’équipe en attente et interrompre le programme. « Le fait d’être en communication permanente avec les partenaires peut compenser le manque de présence et aider à rattraper les retards non désirés », dit‑il, soulignant que le SDC a également offert son soutien lorsqu’il y avait des changements de ministres ou d’autorités au Mali.

Il conseille à ceux qui prennent part à de tels travaux de « se tenir informés, de se faire connaître, de disposer de ressources consacrées, de préparer le travail en amont, d’agir rapidement, de préparer des propositions de qualité et d’être patients ». En effet, la principale exigence « est d’assurer la réussite de la mise en œuvre du projet en utilisant les meilleures ressources possibles, ce qui fait la renommée de Polytechnique Montréal ».

L’établissement possède une « solide expérience » dans le secteur minier, affirme‑t‑il, tant dans l’industrie au Québec et au Canada qu’au Sénégal, au Burkina Faso, au Mali et ailleurs. « Polytechnique est connue et reconnue en Afrique de l’Ouest depuis plusieurs années, non seulement auprès des universités, mais aussi des autorités gouvernementales de chaque pays où nous avons travaillé jusqu’à présent, ainsi que des sources de financement internationales qui soutiennent ce type de travail. »

Il mentionne que dans le cadre de la nouvelle stratégie Poly2023, Polytechnique cherche à accroître sa visibilité et son incidence à l’échelle locale, nationale et internationale. « En établissant des relations d’affaires à l’étranger, nous voulons être un modèle, une source d’inspiration et une référence en ingénierie. » L’établissement souhaite participer aux grands débats de société et « créer une image de marque autour du nom Polytechnique Montréal », notamment en augmentant sa présence et sa visibilité dans les médias sociaux et traditionnels, au pays et à l’étranger.

En plus d’appuyer des établissements partenaires à l’extérieur du Canada, Polytechnique a conclu plus de 200 ententes avec des établissements du monde entier. De plus, 30 % de ses étudiants et 50 % de ses professeurs proviennent de l’étranger. L’établissement compte actuellement une quinzaine d’étudiants du Mali et un nombre important d’étudiants de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique du Nord.

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