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L’accélérateur technologique passe à la vitesse supérieure

Un programme d’accélération des affaires qui aide les entreprises technologiques canadiennes à fort potentiel à mieux accéder à des partenariats stratégiques dans le monde, à de nouveaux clients et à du capital de risque passe à la vitesse supérieure.

Karla MacDonald
Karla MacDonald donne des commentaires.

L’Accélérateur technologique canadien (ATC), qui permet aux jeunes entreprises de technologie d’obtenir des conseils de cadres supérieurs, de générer des occasions de vente et de tisser des liens avec des réseaux d’investisseurs aux États‑Unis, a poursuivi son extension avec quatre nouveaux endroits en Asie axés sur les entreprises ayant atteint les stades ultérieurs du développement qui cherchent à prendre de l’expansion à l’échelle mondiale. La mesure, gérée par le Service des délégués commerciaux du Canada (SDC), apportera d’autres améliorations afin de mieux aider les entrepreneurs canadiens qui cherchent à diversifier leurs écosystèmes d’innovation et à prospérer dans le monde.

« Nous doublons la taille du programme, et même plus », déclare Bob McCubbing, délégué commercial responsable de l’ATC, qui souligne qu’en plus de gérer l’expansion en cours en Asie, le gouvernement a engagé des ressources pour intensifier les activités de l’ATC à compter du printemps. Il parle d’un « service à haut rendement » pour les entreprises qui ont des revenus et qui cherchent à tester leurs modèles d’affaires, à jauger la concurrence, à obtenir du financement et plus encore.

En plus de ses activités à trois endroits aux États‑Unis — New York, Boston et la Silicon Valley — l’ATC sera désormais présent à Hong Kong, à Singapour, à Taipei et à Tokyo. Il pourrait également s’installer dans d’autres villes.

« Nous devons demeurer souples pour suivre l’évolution des affaires et des technologies », explique M. McCubbing. « Les possibilités sont là, et les résultats du programme jusqu’à maintenant ont démontré sa valeur. »

Aux États‑Unis, les ATC, qui se concentrent sur des secteurs technologiques en particulier comme les sciences de la vie, le numérique et les technologies propres, ont connu du succès en renforçant la capacité des entreprises en démarrage qui ont un produit et un attrait minimum viables, explique‑t‑il. À l’échelle internationale, l’accent sera mis sur l’entrée stratégique sur le marché des petites et moyennes entreprises (PME) à fort potentiel et à forte croissance. « Le paysage va changer », ajoute Bob McCubbing, qui affirme que le programme en Asie continuera d’inclure un réseau de mentors expérimentés et de fournir aux entreprises un endroit où travailler et faire des affaires sur ce marché.

Karla MacDonald
Karla MacDonald
(Photo : Ken Shung)

Karla MacDonald, l’un des principaux mentors de l’ATC à Boston, affirme que le programme aide les entrepreneurs canadiens innovateurs à « atteindre l’échelon de réussite supérieur » parce que ses mentors bénévoles sont des « Canadiens passionnés » qui « veulent tirer profit des leçons retenues pour aider les autres à réussir ».

Mme MacDonald, qui est vice‑présidente des communications et de la défense des droits des patients à Ipsen Pharmaceuticals, possède plus de 20 ans d’expérience dans l’industrie biopharmaceutique. Auparavant, elle travaillait chez Merck & Co. Inc., où elle était chargée de faire progresser la stratégie de communication internationale de l’entreprise dans ses 140 marchés à l’extérieur des États‑Unis.

Elle a participé directement et indirectement au travail d’un certain nombre d’équipes de mentorat de l’ATC à Boston depuis qu’elle s’est jointe au programme en 2016, ce qui, selon elle, aide à « intégrer les entrepreneurs dans le milieu de l’innovation plus vaste qu’on connaît ici ».

Selon elle, les mentors aident les participants à l’ATC « à établir des priorités et à se concentrer afin de développer une entreprise viable », ainsi qu’à développer leurs compétences en leadership et à tisser des liens avec les sources de capitaux. Les mentors font partie du réseau de contacts de chaque entreprise, affirme Mme MacDonald, qui estime que l’ATC l’a aidée à perfectionner ses compétences, à renforcer ses liens avec le Canada et à élargir son propre réseau, qui comprend des Canadiens comme elle installés aux États‑Unis.

Elle dit que l’expansion de l’ATC en Asie et au‑delà est une « excellente idée » qui valide l’effet que les mentors ont eu. « C’est l’occasion d’aider d’autres Canadiens dans d’autres marchés », dit‑elle, soulignant que « nous ne pourrions pas le faire sans la diligence et l’engagement du SDC à l’égard de ce programme ».

D’après elle, la mise en place d’ATC dans de nouveaux endroits aidera à initier les entreprises canadiennes aux pratiques, aux ressources et à la réglementation dans ces environnements. « Chaque centre d’innovation a sa propre culture et son propre milieu, et il est important de les comprendre si vous voulez y réaliser votre expansion  », dit‑elle. « Il est très utile d’avoir des gens qui vous aident à vous y retrouver. »

Elle se considère elle‑même et considère d’autres mentors comme des « Canadiens du monde entier » et dit qu’il est particulièrement gratifiant de voir des entrepreneurs qui sont des femmes et qui font partie de groupes sous‑représentés au Canada participer à l’ATC. « Je suis très fière de notre culture diversifiée, dit‑elle. C’est merveilleux d’établir une relation avec la prochaine génération de dirigeants. »

Selon M. McCubbing, il est prévu d’affecter des ressources supplémentaires de l’ATC aux bureaux régionaux du SDC au Canada afin qu’ils puissent être plus actifs dans la promotion du programme et le recrutement, pour qu’il y ait un solide bassin de participants à l’ATC qui en tirent le maximum.

Déterminer si une entreprise réussira dans le cadre de l’ATC « n’est pas évident en théorie  », dit‑il. « Le succès repose sur le personnel, le plan d’affaires et l’attitude. Les entreprises doivent être prêtes à accepter l’expérience, le mentorat et les conseils et à en tirer profit. »

L’un des défis, c’est que les participants à l’ATC doivent « être bien préparés et savoir ce qu’ils recherchent », par exemple le type de fonds qu’ils cherchent à obtenir et les clients qu’ils prévoient cibler. « Les entreprises qui ont fait tout ce travail à l’avance sont en mesure d’être immédiatement fonctionnelles  », dit M. McCubbing, tandis que celles qui passent trop de temps à essayer de comprendre ce qu’elles doivent faire « ont moins de temps pour réussir ».

Il est important pour les entreprises de pénétrer les marchés mondiaux et d’établir des relations. « Faire des appels téléphoniques à partir de Toronto ou de Regina, ce n’est pas la même chose que d’être là‑bas », dit‑il, en faisant remarquer que les participants à l’ATC parlent des « occasions de rencontre » qu’ils ont sur le terrain, depuis les rencontres fortuites dans les files d’attente des cafés jusqu’aux activités de réseautage.

L’élargissement de ce type de liens avec l’Asie est essentiel pour augmenter les revenus, stimuler les ventes et former des partenariats stratégiques là‑bas, fait‑il remarquer. « Ce sont d’énormes marchés. »

L’ATC a l’intention d’améliorer la participation des anciens du programme grâce à une stratégie pour établir d’autres liens et rester en contact avec les participants. « Le Canada a en quelque sorte une culture d’entrepreneuriat "une fois, ça suffit" que nous essayons de changer », dit Bob McCubbing, ajoutant que les entreprises qui ont connu du succès dans le programme « peuvent aider les autres à l’avenir ».

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