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Le premier client du Service des délégués commerciaux du Canada

Il n’a pas fallu longtemps aux entreprises canadiennes pour faire appel au premier délégué commercial permanent du Canada, John Larke, qui est débarqué à Sydney, en Australie, le 8 janvier 1895. La première demande officielle présentée à M. Larke est arrivée par la poste dans une lettre de la Cockshutt Plow Company datée du 15 janvier 1895, soit une semaine après son arrivée. Le fabricant d’équipement agricole de Brantford, en Ontario, a écrit qu’il cherchait à obtenir auprès de M. Larke des renseignements sur les taux de fret et d’autres aspects du commerce en Australie. « Nous étudions la pertinence d’envoyer un représentant au pays dans de brefs délais », pouvait‑on lire dans la lettre.

John Kneale, un descendant direct de la famille Cockshutt, qui a lui‑même travaillé comme délégué commercial et agent du service extérieur de 1974 à 2009, affirme que l’entreprise a surtout connu du succès en fabriquant une charrue adaptée aux conditions chaudes et sèches des Prairies canadiennes. Les conditions étaient à peu près les mêmes dans des pays comme l’Australie, ce qui en faisait un « marché évident », explique M. Kneale. L’entreprise s’est donc mise à la recherche de clients australiens avec l’aide du Service des délégués commerciaux (SDC).

La Cockshutt Plow Company en 1880
La Cockshutt Plow Company en 1880

La Cockshutt Plow Company a été fondée par James G. Cockshutt en 1877, et plus tard son frère W.F. Cockshutt, l’arrière‑grand‑père de Kneale, en est devenu le président. Selon M. Kneale, Harry Cockshutt, un autre frère et directeur des exportations de la société, « voyageait sans cesse » pour le compte de la société dans le cadre de missions qui étaient soutenues par le SDC et qui s’étendaient aux îles britanniques et à l’Europe ainsi qu’à l’Australie et à la Nouvelle‑Zélande.

« Il partait un an à la fois et revenait avec toutes sortes de commandes », explique M. Kneale, qui a écrit deux livres sur ses propres expériences à l’étranger, « Foreign Service » et « Volcano Rising: An Ambassador’s Diary ». Il est président du Canadian Industrial Heritage Centre, à Brantford, une organisation qui célèbre le passé industriel du pays et qui prévoit y établir un centre d’interprétation dans une partie de l’ancien immeuble du siège social de Cockshutt.

Un dépliant, intitulé Afield with Cockshutt Implements
Un dépliant intitulé « Afield with Cockshutt Implements »

« En 1900, Brantford était le troisième plus grand centre de fabrication et d’exportation au Canada, après Toronto et Montréal, en grande partie grâce à Cockshutt », affirme‑t‑il.

Un dépliant, intitulé « Afield with Cockshutt Implements », montrait le succès que l’entreprise connaissait dans des climats de cultures variés et extrêmes dans le monde entier. Elle a entre autres vendu ses équipements dans les pays suivants : les États‑Unis, le Mexique, l’Argentine, l’Égypte, l’Inde, l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Maroc, le Danemark, la Türkiye et l’Australie.

Harry Cockshutt a été lieutenant‑gouverneur de l’Ontario de 1921 à 1927. L’entreprise s’est diversifiée dans différents types de production, comme les pièces d’avion et les carrosseries de camion, y compris la fabrication de munitions pendant les deux guerres mondiales. Elle a été vendue en 1962.

M. Kneale se rappelle avoir vu, en tant que délégué commercial, des tracteurs et d’autres outils agricoles de Cockshutt dans des « coins reculés » d’endroits éloignés, comme l’Algérie, où il a été affecté de 1974 à 1977. « J’étais toujours à la recherche de ces bons vieux tracteurs Cockshutt garés sur les collines dans les campagnes. »

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