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La BDC aide les femmes en technologie à s’élancer

Le Fonds pour les femmes en technologie de la Banque de développement du Canada (BDC) est l’un des plus importants fonds de capital de risque au monde qui se consacre à investir dans des entreprises technologiques dirigées par des femmes. Ce fonds de 200 millions de dollars générera un rendement du capital investi et soutiendra la création d’un écosystème robuste pour aider les femmes du secteur des technologies aujourd’hui et demain.

Deux femmes tenant un document et une tablette numérique dans une usine

Les femmes sont sous‑représentées et sous‑financées dans l’industrie technologique. Elles font face à de multiples défis, tout particulièrement en ce qui a trait à l’accès au capital et la mise en place d’un bon réseau pour les aider à réussir, mais un fonds de capital de risque a un effet important.

Michelle Scarborough, l’associée directrice d’Investissements stratégiques et du Fonds pour les femmes en technologie à la BDC, est responsable de la gestion du fonds. Mme Scarborough souligne le fait que plus de la moitié des jeunes entreprises de technologiques ne compte aucune femme cadre et que seulement 5 % de ces entreprises ont une femme en tant que présidente‑directrice générale (PDG). En outre, seulement 8 % des gestionnaires des conseils d’administration d’entreprises de technologies canadiennes sont des femmes, et 73 % de ces conseils d’administration ne comptent aucune femme parmi eux. Ces statistiques mettent en lumière un potentiel important inexploité, puisque des études démontrent que l’économie canadienne est renforcée lorsqu’un nombre accru d’entreprises sont détenues et dirigées par des femmes. En fait, les entreprises, dont l’équipe de direction est diversifiée, produisent des profits plus élevés, plus de revenus et une meilleure innovation.

Le Fonds pour les femmes en technologie est l’un des plus importants fonds de capital de risque au monde qui se consacre à investir dans des entreprises technologiques dirigées par des femmes et à soutenir la création d’un écosystème robuste pour aider les femmes du secteur des technologies aujourd’hui et demain. Ce fonds a un double mandat : générer un rendement du capital investi et avoir une incidence durable sur l’écosystème des technologies canadiennes. Cela se produit de trois façons : l’investissement direct dans des entreprises de technologies dirigées par des femmes, l’investissement indirect dans des fonds de capital de risque émergents qui sont gérés par au moins une partenaire féminine, et le développement de l’écosystème menant a un écosystème autonome pour les femmes.

Mme Scarborough explique que le Fonds pour les femmes en technologie investit dans les entreprises de technologies dirigées par des femmes (des fonds de démarrage au financement de série A et B) qui rassemblent la technologie, l’équipe et les ressources nécessairespour créer des entreprises qui transforment ou dérangent les marchés d’aujourd’hui. Ce sont des entreprises fortes, évolutives et génératrices de revenus qui veulent se développer rapidement et surtout, sont dirigées par des femmes.

Outre les investissements directs, l’équipe du Fonds organise des missions commerciales, offre une bourse à une femme investissant dans une société de capital de risque pour assister au programme Kauffman Fellows. Cette équipe a aussi organisé un camp de formation pour plus de 200 femmes du secteur des technologies de partout au pays, a introduit des centaines d’entreprises d’autres opportunités de capital et continue à travailler avec des partenaires pour organiser des ateliers et des événements de réseautage afin de mettre les femmes dans la technologie et les femmes investisseurs en contact.

Dans le portefeuille du Fonds pour les femmes en technologie, Sampler est l’une des entreprises exceptionnelles dirigées par une femme qui profite de ces initiatives. Marie Chevrier, la fondatrice et la présidente‑directrice générale de Sampler, explique que l’investissemen du Fonds pour les femmes en technologie  a permis à son entreprise de « doubler notre équipe, doubler notre chiffre d’affaires et, en fin de compte, de vraiment commencer à étendre notre entreprise ». Sampler était parmi les 12 entreprises dirigées par des femmes sélectionnées pour participer au 2020 Women in Tech Silicon Valley Program organisé conjointement par le consulat canadien à Palo Alto et le Fonds pour les femmes en technologie de BDC. Mme Chevrier considère ce programme de démarrage d’entreprise comme une importante occasion où tisser des liens significatifs et saisir des débouchés sur le marché qui pourront aider à accélérer la croissance de Sampler.

Michelle Scarborough
Michelle Scarborough, associée directrice d’Investissements stratégiques et du Fonds pour les femmes en technologie à la BDC



Marie Chevrier
Marie Chevrier, fondatrice et directrice générale de Sampler

« Quand il s'agit de soutenir les femmes dans la technologie, l’accès aux fonds est certainement certainement très important ainsi que l'éducation ... les programmes éducatifs sont essentiel », note Mme Chevrier.

Les partenariats sont fondamentaux pour soutenir les femmes dans le secteur des technologies, et le 2020 Women in Tech Silicon Valley Program est un excellent exemple de collaboration entre la BDC et le Service des délégués commerciaux (SDC) pour aider les entreprises technologiques dirigées par des femmes à se développer dans un marché clé de la technologie.

Le SDC organise des groupes de discussions portant sur l’égalité des sexes dans l’industrie du capital de risque, une conférence annuelle pour les femmes dans le secteur des technologies, des délégations commerciales et des événements réunissant des femmes qui en sont à différentes étapes dans leurs affaires. Grâce à ces initiatives, les participantes acquièrentdes connaissances, du mentorat et des liens professionnels.

« J’ai discuté avec de nombreuses fondatrices d’entreprises qui n’obtiennent simplement pas autant de financement que les hommes. Ça ne date pas d’hier, c’est une tendance persistante », affirme Scott Giesbrecht, consul et délégué commercial au consulat général du Canada à Palo Alto. Le SDC soutient les entreprises de technologies canadiennes de la Silicon Valley, et M. Giesbrecht est ainsi bien au courant des obstacles auxquels font face les femmes dans l’univers des jeunes entreprises.

« Les entreprises dirigées par des femmes ont tendance à être petites et n’ont souvent pas eu accès à de nombreux outils ou à un soutien pour les préparer au marché. C’est pour surmonter ces défits en particulier que nous souhaitons offrir notre aide. Je sais que nos efforts donnent des résultats positifs », dit‑il.

M. Giesbrecht voit davantage la nécessité pour le SDC de faire sa part pour soutenir les femmes. Il est également optimiste quant aux résultats des fonds et services adaptés aux entreprises technologiques dirigées par des femmes : « Ce sont précisément ces types d’entreprises que nous voulons voir se développer au Canada. Elles sont une source d’emplois spécialisés. Si elles connaissent du succès, elles tireront profit d’un afflux de capitaux qui peuvent être réinvestis dans l’économie de la prochaine génération ».

Mme Scarborough fait écho à un optimisme similaire pour les femmes dans le secteur des technologies. Elle affirme que « jusqu’ici, le Fonds pour les femmes en technologie de la BDC a eu un impact considérable » et que la banque continuera à investir dans des entreprises exceptionnelles dirigées par des femmes.

Grâce au soutien et à l’encouragement que fournissent les fonds comme le Fonds pour les femmes en technologie, les femmes dans le secteur des technologies peuvent continuer à éliminer les obstacles tels que la sous‑représentation et le sous‑financement, tout en développant un écosystème prospère sur le plan économique égalitaire entre les sexes.

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