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Un congrès très prometteur pour les entreprises détenues par des femmes

Les femmes propriétaires d’entreprise au Canada sont invitées à se prévaloir de la préinscription au prochain congrès du Women’s Business Enterprise National Council (WBENC) et à se joindre à la délégation canadienne qui participera à ce congrès et salon commercial annuel d’envergure.

gens applaudissant lors d'une conférence d'affaires

Le congrès du WBENC, la plus importante rencontre de femmes entrepreneures aux États-Unis, se tiendra du 23 au 25 juin à Atlanta, en Georgie. Ce sera l’occasion pour ces femmes de présenter leurs produits et services à de grandes sociétés ayant des programmes de diversification de leurs fournisseurs, et de réseauter avec près de 5 000 autres entrepreneures et dirigeantes venues du monde entier pour étendre leurs activités commerciales.

Les entrepreneures qui se prévaudront de la préinscription bénéficieront de tarifs spéciaux et pourront participer aux réunions spéciales de jumelage individuel qu’organise le WBENC et ainsi rencontrer directement des représentants de grandes sociétés afin de conclure des contrats d’envergure mondiale. Les femmes d’affaires canadiennes sont également invitées à se joindre à la délégation commerciale que dirigera, du 21 au 25 juin, le Service des délégués commerciaux (SDC) du Canada en partenariat avec Exportation et développement Canada (EDC) et la Banque de développement du Canada (BDC). En collaboration avec Women’s Enterprise Organizations of Canada (WEOC), WEConnect International au Canada et WBE Canada, le SDC souhaite sensibiliser les entrepreneures aux avantages de faire certifier une entreprise détenue par des femmes ainsi qu’aux possibilités qu’offre cette certification auprès de sociétés axées sur la diversification des fournisseurs.

« Cette année, nous voulons y envoyer une délégation plus nombreuse et plus gagnante que jamais », affirme Joëlle Midy, déléguée commerciale qui soutient l’initiative Femmes d’affaires en commerce international (FACI) du SDC.

Le Sud‑Est des États‑Unis et l’ACEUM ont beaucoup à offrir aux entrepreneures

Le nouvel Accord Canada–États‑Unis–Mexique (ACEUM) sera bénéfique pour les entreprises détenues par des femmes. « Il comporte un chapitre sur les petites et moyennes entreprises (PME) et accroît la fiabilité des relations commerciales nord-américaines, ce qui joue en leur faveur », affirme Nadia Theodore, consule générale du Canada à Atlanta (Georgie).

À l’heure où Atlanta se prépare à accueillir le congrès et salon commercial du Women’s Business Enterprise National Council (WBENC) du 23 au 25 juin, Mme Theodore souligne que cet événement met de plus en plus l’accent sur les occasions d’affaires qui intéressent les entrepreneures ainsi que sur les avantages que peut leur procurer l’ACEUM.

Selon Mme Theodore, cet accord stabilise vraiment nos relations commerciales en établissant des règles, des lignes directrices et des règlements clairs. Cela est particulièrement utile aux PME qui n’ont pas les ressources nécessaires pour faire face à l’incertitude. L’Accord comprend également un chapitre sur les PME qui accroîtra les possibilités d’échanges commerciaux et d’investissements, surtout pour les PME dont les propriétaires font partie de groupes sous‑représentés, comme les femmes. À son avis, ces entreprises font partie intégrante d’une économie florissante.

Mme Theodore fait remarquer que le Canada agit déjà en ce sens tout naturellement depuis plus de 20 ans au moyen des programmes concrets offerts par le Service des délégués commerciaux du Canada, lequel dirigera une délégation commerciale qui se rendra au congrès du WBENC et ailleurs dans la région d’Atlanta du 21 au 25 juin, dans le cadre de son initiative Femmes d’affaires en commerce international. Mme Theodore encourage les entrepreneures canadiennes à y participer, soulignant que le Sud‑Est des États‑Unis est quelque peu négligé bien que cette région soit l’une des plus dynamiques du pays et qu’elle entretienne des liens étroits avec le Canada.

La récolte est mûre, selon Mme Theodore, et l’écosystème favorise les entrepreneurs sous‑représentés. Désirant passionnément aider les femmes d’affaires, elle souligne que les délégués commerciaux redoublent d’efforts pour aider les diverses entreprises canadiennes qui offrent des biens et des services dans des secteurs non traditionnels.

Mme Theodore a collaboré avec les législateurs de l’État et avec des organismes d’Atlanta pour aider les femmes de cette région et du Canada à développer des produits de consommation dans le cadre d’un programme qui allie le commerce et la culture.

L’Atlanta Village Market est l’un des organismes qui offrent aux entreprises détenues par des femmes et par des membres de groupes minoritaires un lieu où établir des liens à petite échelle avec les consommateurs et les acheteurs. Il est prévu d’intensifier les efforts en ce sens, assure Mme Theodore, car ce genre d’initiative aide concrètement les entreprises à tirer profit de l’ACEUM.

Le congrès du WBENC est un événement destiné aux entreprises détenues, contrôlées, exploitées et gérées par une ou des femmes dans une proportion d’au moins 51 %, ce qui est le critère d’admissibilité aux programmes de diversification des fournisseurs. Ce congrès de trois jours propose des discussions de groupe, des rencontres de réseautage et un immense « salon commercial inversé » composé de kiosques où ce sont les déléguées qui présenteront leurs entreprises à des représentants de grandes sociétés. Le congrès offrira également une myriade de rencontres interentreprises avec des sociétés multinationales ainsi que des activités de réseautage destinées spécifiquement aux participantes canadiennes.

Comme le rappelle Mme Midy, la première délégation canadienne à un congrès annuel du WBENC remonte à 2009, à San Francisco. Depuis, le nombre de participantes et les programmes offerts à ce congrès ont considérablement augmenté. Elle ajoute que l’an dernier, la mission commerciale au congrès du WBENC à Baltimore (Maryland) a connu un énorme succès : 62 entreprises canadiennes y ont envoyé au total 74 déléguées. La plupart d’entre elles ont dit y avoir saisi des occasions d’affaires. Les participantes bénéficient également d’activités organisées par le Canada en marge de celles du WBENC, ce qui, selon Mme Midy, améliore la qualité des débouchés commerciaux et se traduit par d’excellents résultats pour les entreprises canadiennes.

Mme Midy ajoute que « le congrès lui‑même est vraiment passionnant. C’est un événement de très grande envergure qui génère une énergie incroyable. » Cette année, le programme des déléguées canadiennes débutera par une journée complète conçue à leur intention, dont une activité de rencontres et d’échanges ainsi que des séances où elles pourront présenter leur argumentaire éclair et apprendre comment développer leur entreprise aux États‑Unis. « Il existe un esprit de collaboration manifeste entre les déléguées canadiennes, ajoute Mme Midy, et elles échangent des renseignements et des idées sur les perspectives d’exportation. »

« Les femmes d’affaires canadiennes qui participent à la mission ont aussi l’occasion de se familiariser avec le SDC, EDC, la BDC et WEOC », souligne Mme Midy. « Il s’agit d’organismes qui ont une empreinte importante sur l’écosystème canadien de l’entrepreneuriat féminin. »

Selon Alison Kirkland, PDG de Women’s Enterprise Organizations of Canada, un organisme national qui défend les intérêts des entrepreneures et qui leur offre des ressources, les entreprises ont besoin d’un soutien différent selon le stade qu’elles ont atteint dans leur cheminement vers l’exportation. De nombreux organismes canadiens contribuent à bien préparer les entrepreneures à exporter leurs produits.

« L’exportation de biens et de services peut soulever de nombreuses questions. Il est important de savoir à qui s’adresser, quels sont les règlements et comment financer les projets d’exportation », explique Mme Kirkland. Elle ajoute que les événements comme le congrès du WBENC aident les entrepreneures à trouver d’excellentes ressources et à progresser dans leur cheminement d’exportatrices.

Laura Didyk, responsable nationale de Femme entrepreneur à la BDC, affirme que son organisme a doublé son objectif de prêts aux entreprises détenues majoritairement par des femmes et que son fonds de capital de risque axé uniquement sur les entreprises de technologie dirigées par des femmes est le plus substantiel au monde. La BDC offre gratuitement aux entrepreneures des outils d’apprentissage en ligne.

Selon Mme Didyk, le congrès du WBENC « offre des avantages tant aux entreprises détenues par des femmes qui sont prêtes à exporter qu’aux acheteurs des grandes sociétés américaines dotées de programmes de diversification des fournisseurs. Les entrepreneures établissent d’excellentes relations et saisissent des occasions d’affaires, et les grandes sociétés bénéficient d’offres plus concurrentielles et plus novatrices grâce à la diversification de leurs fournisseurs ».

Jennifer Cooke, directrice et responsable de Femmes en commerce à EDC, affirme que « ces missions commerciales offrent une occasion incroyable d’explorer de nouveaux marchés et d’y chercher des débouchés, d’établir des liens d’affaires avec des partenaires ou avec des clients potentiels et d’acquérir de précieux renseignements auprès des fournisseurs de services ».

Elle précise que la stratégie Femmes en commerce d’EDC poursuit des objectifs audacieux pour mieux soutenir les entreprises détenues et dirigées par des femmes. Elle souligne que des événements comme celui du WBENC « offrent une multitude d’occasions » d’apprendre, de tisser des liens et de faire des affaires. Les entrepreneures peuvent en tirer profit, « aussi bien celles qui exportent déjà, que celles qui se préparent à exporter ou qui examinent les avantages que l’exportation pourrait procurer à leur entreprise ». Les participantes établissent des liens cruciaux et rencontrent d’autres entrepreneures canadiennes qui pourront les soutenir ou devenir leurs partenaires en affaires.

Mme Midy souligne que les petites et moyennes entreprises (PME) qui souhaitent se joindre à la mission sont encouragées à soumettre une demande de financement auprès de CanExport PME. Elle fait remarquer que les entreprises canadiennes gagnent de plus en plus en popularité et que sans nul doute « la marque canadienne ouvre de nombreuses portes », grâce à l’appui du SDC.

Elle conseille aux entrepreneures canadiennes qui envisagent de participer au congrès du WBENC de se préparer et de faire un suivi. « Il est essentiel aussi d’adapter ses produits et services aux besoins des grandes sociétés », ajoute‑t‑elle. « Essayez de cerner un de leurs problèmes et de leur montrer la solution que vous pouvez y apporter. »

Inscrivez‑vous auprès de la délégation Canadienne.

Diversification des fournisseurs 101

La diversification des fournisseurs est une initiative qui amène une organisation à inclure dans sa chaîne d’approvisionnement des entreprises venant d’horizons divers. Il s’agit d’un processus commercial stratégique par lequel les grandes sociétés ouvrent leurs portes à des groupes qui ne font pas partie de leurs fournisseurs traditionnels.

Les programmes de diversification des fournisseurs avantagent les entreprises qui sont détenues, exploitées et contrôlées à 51 % par des membres d’un ou de plusieurs groupes admissibles, comme les femmes, les minorités visibles, les Autochtones ainsi que les lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres, queers et bispirituels (LGBTQ2), les personnes handicapées et les anciens combattants.

Originaires des États‑Unis, ces programmes de diversification des fournisseurs ne sont pas aussi connus au Canada. Cependant, ces pratiques, ces programmes et ces initiatives gagnent en popularité au pays, et les entreprises canadiennes commencent à faire preuve de leadership dans ce domaine.

La diversification des fournisseurs comporte des avantages considérables :

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