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Une mission commerciale permet à des entrepreneures de découvrir des débouchés en France et en Belgique

La mission commerciale à laquelle des entrepreneures canadiennes viennent de participer en France et en Belgique leur a permis de saisir des occasions d’affaires et de découvrir les avantages que peut procurer à leur entreprise l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG).

Les drapeaux de la Belgique et de la France ensemble

Dirigée par le Service des délégués commerciaux du Canada (SDC), la toute première mission commerciale pour femmes d’affaires dans les pays francophones de l’Union européenne a permis aux participantes de rencontrer des acheteurs de France, de Belgique et d’autres pays. Les 18 entrepreneures faisant partie de cette mission, qui s’est déroulée du 27 au 31 janvier 2020, sont revenues d’Europe avec de solides pistes et même de futurs contrats en poche. Elles ont acquis une meilleure connaissance de cette région et elles comprennent mieux en quoi l’AECG et le SDC peuvent contribuer à la croissance de leur entreprise.

L’initiative Femmes d’affaires en commerce international (FACI) du SDC a organisé et appuyé la mission de cette délégation commerciale avec la collaboration de l’ambassade du Canada en France, de l’ambassade du Canada en Belgique et au Luxembourg, et de la mission du Canada auprès de l’Union européenne.

Sous la direction du SDC, la délégation commerciale a été soutenue par le Réseau des femmes d’affaires du Québec (RFAQ), membre de Women’s Enterprise Organizations of Canada (WEOC), qui a contribué au recrutement auprès d’entreprises canadiennes détenues par des femmes et a fourni une assistance à la délégation commerciale avant, pendant et après la mission. Le programme comprenait des réceptions, des activités de réseautage et des séances d’information organisées par le Canada. Chaque entreprise a également eu droit à un programme complet et personnalisé d’échanges interentreprises organisés dans chaque pays par des experts‑conseils. Selon Geneviève Gougeon, déléguée commerciale de FACI, « la pertinence et la qualité des acheteurs potentiels ont été l’un des principaux facteurs de réussite de cette mission ».

« Nos entrepreneures ont été présentées à des groupes de femmes d’affaires, à des chambres de commerce et à d’autres interlocuteurs susceptibles de contribuer à la croissance de leurs entreprises », explique Mme Gougeon. La plupart des participantes représentaient de petites et moyennes entreprises (PME) qui en étaient à leur première visite sur les marchés belge et français.

Genevieve Ridley et Marie-Claude Du Cap
Genevieve Ridley (à gauche) et Marie‑Claude Du Cap (à droite)
Photo : Kathleen Girard, Studio de photo Cookie et sa Garde‑robe

« Nous avons fait une multitude de rencontres utiles pendant cette mission », affirme Marie‑Claude Du Cap, PDG et fondatrice d’Aléas, une société d’experts‑conseils en gestion d’entreprise établie à Piémont, au Québec. Mme Du Cap explique qu’elle s’est jointe à la mission afin de vérifier s’il y avait un marché pour les services de son entreprise en Belgique et en France. Elle est rentrée au Canada avec des ententes de contrats et la certitude que l’Europe regorge d’occasions d’affaires.

C’était la première fois que Mme Du Cap participait à une activité du SDC : « Ce fut un plaisir de voir des personnes engagées et compétentes planifier tous les aspects de la mission, y compris l’étude de marché. Cela a grandement facilité mon entrée sur le marché », dit‑elle, ajoutant qu’elle a l’intention de rester en contact avec les délégués commerciaux pour découvrir comment ils pourront aider son entreprise à prendre de l’expansion.

« Le gouvernement du Canada met d’immenses ressources à la disposition des femmes, dit‑elle. Il ne faut pas rater une telle occasion. »

Geneviève Ridley, conseillère en production de rapports sur l’éthique pour Whistleblower Security, une entreprise mondiale de rapports sur l’éthique basée à Vancouver‑Ouest en Colombie-Britannique, affirme que sa participation à la délégation lui a ouvert plusieurs débouchés. « Ce sont d’importants clients, de gros contrats. Cela, dit-elle, comptera beaucoup pour notre entreprise. »

Mme Ridley a retiré de cette mission des expériences inoubliables et des occasions inégalées, et elle y a côtoyé des femmes incroyables. « J’y ai connu beaucoup de gens que je n’aurais pas rencontrés autrement », précise‑t‑elle. « Le programme CanExport PME a assumé 75 % des dépenses de Whistleblower et celles de nombreuses autres entreprises. Quelle agréable surprise! »

Mme Ridley souligne que le soutien du SDC est crucial. « Le fait qu’elle soit présentée par le SDC donne du poids et de la crédibilité à notre entreprise », dit‑elle, ajoutant qu’il est très efficace de se joindre à une mission commerciale du SDC pour faire avancer les choses rapidement.

« Cette mission accélère le développement de nos entreprises et les amène beaucoup plus loin, beaucoup plus rapidement, ajoute‑t‑elle. Si je communique avec une société, je suis seule à le faire, alors ce n’est pas aussi fructueux. Grâce à la mission commerciale, j’ai pu m’entretenir longuement avec d’importantes personnes‑ressources. »

Selon Mme Gougeon, les missions commerciales offrent aux entrepreneures l’accès à des spécialistes, ce qui leur permet « d’ajuster tout de suite leurs stratégies sur place », parce qu’elles peuvent observer comment sont accueillis sur un marché étranger tant leur argumentaire que leurs produits. « Elles jouissent d’une visibilité qu’elles n’auraient jamais eue au Canada. » Dans ce contexte, il est crucial de « trouver un créneau, d’ajuster sa présentation au besoin et de bien écouter les commentaires que l’on reçoit pendant les réceptions et les réunions interentreprises ». Mme Gougeon souligne qu’il est important d’écouter les critiques, qui valent leur pesant d’or. Il faut les accueillir favorablement.

Elle fait remarquer que les déléguées de cette mission ont découvert les avantages de l’AECG, notamment les éléments non tarifaires, ainsi que des aspects techniques tels que l’obligation d’obtenir des codes tarifaires et des certificats d’origine pour les marchandises. « Cela incombe aux entreprises », précise‑t‑elle.

Mme Gougeon souligne l’importance de poursuivre sur la lancée de ces missions commerciales et de donner suite aux occasions d’affaires. De nombreuses entreprises échouent parce qu’elles ne font pas de suivi, selon elle.

Les femmes entrepreneures sont encouragées à demander du financement pour chercher de nouveaux débouchés

Les petites et moyennes entreprises (PME) qui souhaitent participer à la mission commerciale canadienne pour assister au congrès et au salon du Women’s Business Enterprise National Council (WBENC) qui aura lieu du 21 au 25 juin à Atlanta, en Georgie, sont encouragées à vérifier leur admissibilité et à présenter une demande de financement à CanExport PME. Pour ce faire, elles peuvent se rendre sur le site Web de CanExport PME et présenter leur demande en ligne au moins 40 jours ouvrables avant le départ.

CanExport est un programme du gouvernement du Canada offert par le Service des délégués commerciaux du Canada (SDC). Ce programme fournit une aide financière à des PME canadiennes qui sont à la recherche de nouveaux débouchés d’exportation sur les marchés internationaux pour leurs produits et leurs services. Le financement accordé pour chaque projet peut atteindre 75 000 $ et couvrir jusqu’à 75 % des dépenses admissibles.

Depuis 2016, le programme CanExport PME a permis d’accorder à 279 entreprises détenues par des femmes un financement totalisant 7,4 millions de dollars. Il s’agit d’une partie seulement de l’aide financière de plus de 33 millions de dollars que CanExport verse chaque année à des entreprises, à des associations, à des collectivités et à des innovateurs canadiens.

« De façon générale, les femmes entrepreneures sont sous‑représentées dans le domaine du commerce international. C’est pourquoi Affaires mondiales Canada déploie des efforts particuliers pour leur faire connaître l’existence de CanExport et des services généraux offerts par le SDC », indique Mme Anik Des Marais, une déléguée commerciale qui fait la promotion de CanExport. « Nous voulons, dit‑elle, qu’il y ait un plus grand nombre d’entreprises détenues par des femmes qui stimulent le commerce du Canada et la croissance de la recherche et du développement. »

Mme Des Marais explique que le programme CanExport partage avec les femmes entrepreneures les risques liés à l’expansion de leur entreprise à l’étranger. « De plus, précise‑t‑elle, il leur donne accès à un réseau de délégués commerciaux très compétents. Il a été démontré que, lorsque les entreprises font appel à nos services, elles augmentent grandement leurs chances de réussite sur les marchés internationaux. »

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter canada.ca/canexport.

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