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Aider les entrepreneurs à renforcer leur résilience et à s’étendre à l’étranger

Un événement annuel mettant à l’honneur les petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes prend un tout nouveau sens cette année, alors que la crise de la COVID‑19 pose des défis — et présente des possibilités — aux entrepreneurs canadiens.

Une travailleuse emballe les marchandises pour la livraison

La Semaine de la PME BDC 2020, qui se tiendra cette année du 18 au 24 octobre, permettra, selon la Banque de développement du Canada (BDC) qui organise l’événement, de reconnaître la façon dont les PME continuent à tracer la voie et à bâtir l’avenir dans un contexte incertain. Pour les petites entreprises, ce sera aussi l’occasion d’en apprendre davantage sur les différentes ressources mises à leur disposition pour relancer leurs activités, y compris les efforts déployés par le Service des délégués commerciaux (SDC) du Canada.

Aux yeux du président et chef de la direction de la BDC, Michael Denham, la pandémie de coronavirus démontre, une nouvelle fois, le courage et la capacité d’adaptation des entrepreneurs canadiens. « Leur ardeur au travail et leur résilience ne cessent de nous impressionner », confie‑t‑il.

La BDC a adapté ses activités et pris d’autres mesures pour soutenir les entrepreneurs, par exemple en facilitant l’accès aux capitaux, notamment au crédit de fonds de roulement, ainsi que par des modalités flexibles et des reports de paiement. À cela s’ajoutent du financement provisoire pour les sociétés financées par capital de risque et plusieurs outils offerts par l’équipe des services consultatifs, explique M. Denham. « De plus, en travaillant avec des partenaires comme le SDC et Exportation et développement Canada (EDC), la BDC a pu aider encore davantage les entrepreneurs qui souhaitent percer les marchés internationaux. »

Chaque année, pendant la Semaine de la PME BDC, des milliers d’entrepreneurs se rencontrent pour apprendre, nouer des contacts et souligner les réalisations des bâtisseurs d’entreprises de tout le pays. Pour M. Denham, l’événement de cette année sera l’occasion de souligner la résilience et la capacité d’innovation des entreprises canadiennes et de comprendre ce qui a changé pour elles.

Michael Denham
Michael Denham, président et chef de la direction de la Banque de développement du Canada

Plus de 1,2 million de PME canadiennes contribuent à la vigueur de l’économie du pays et sont au cœur des activités de la BDC, une société d’État qui leur fournit du financement, des services consultatifs et des capitaux.

Le soutien apporté par la BDC se décline sous plusieurs formes, dont des ressources gratuites, des webinaires et de l’aide financière pour les entreprises touchées par les répercussions de la pandémie de COVID‑19. S’y ajoutent de la formation et des conseils sur l’exportation et la préparation d’un plan d’expansion internationale. Ces services sont fournis en collaboration avec le SDC, EDC et d’autres experts du développement de marchés à l’étranger, ce qui revêt une importance cruciale pour la croissance des entreprises.

« Le marché canadien est limité : nous sommes un pays exportateur, et cela ne changera pas », explique Amanda McNaughton, déléguée commerciale qui travaille à Calgary, au bureau régional du SDC pour l’Alberta et les Territoires du Nord‑Ouest.

Selon Mme McNaughton, qui s’occupe des secteurs de l’aérospatiale et de la défense, les nombreux accords de libre‑échange conclus par le Canada aident les PME à pénétrer de nouveaux marchés. En effet, grâce à ces accords, les Canadiens profitent souvent de l’« avantage du premier », si bien qu’ils ont une longueur d’avance sur la concurrence.

« C’est un bon moment pour se préparer, notamment pour examiner ses chaînes d’approvisionnement et sa capacité de production, afin de tirer parti des débouchés les plus prometteurs, souligne‑t‑elle. De cette façon, même sans pouvoir exporter sur‑le‑champ, vous serez prêt à le faire dès que l’activité économique reprendra. »

Ces préparatifs consistent entre autres à consulter Info‑Tarif Canada, un outil en ligne gratuit destiné aux entrepreneurs canadiens qui ont l’intention d’importer ou d’exporter des produits. Il est le résultat d’une collaboration entre le SDC, la BDC et EDC.

Mme McNaughton ajoute que les PME de sa région qui sont touchées par la pandémie et le ralentissement de l’industrie pétrolière et gazière se réorientent pour trouver d’autres débouchés à l’international. Par exemple, celles qui fournissent de la machinerie, du soutien logistique et des technologies de l’information et des communications au secteur pétrolier trouvent de nouveaux marchés, comme l’industrie agroalimentaire, laquelle est en plein essor. En outre, le secteur pétrolier et gazier albertain a acquis une expertise en technologies propres qui lui permet de proposer ses services dans le monde entier.

Les délégués commerciaux sont essentiels pour trouver des débouchés de ce genre, affirme Mme McNaughton. « Le SDC est présent dans plus de 160 villes partout dans le monde, ce qui lui donne accès à des renseignements que beaucoup d’autres n’ont pas », souligne‑t‑elle, qu’il s’agisse d’évaluer le potentiel d’un marché ou de nouer des relations avec des interlocuteurs locaux sur le terrain. Il est également essentiel que les entreprises connaissent l’aide financière offerte par la BDC afin qu’elles puissent en bénéficier, car « c’est l’un de nos principaux partenaires fédéraux dans le continuum des services à l’exportation », affirme‑t‑elle.

Catherine Gauthier, déléguée commerciale qui travaille à Montréal, au bureau régional du SDC pour le Québec et le Nunavut, précise que le SDC collabore avec la BDC sur différents projets, comme dans le cadre d’une mission commerciale en France et en Belgique plus tôt cette année qui a permis à des femmes entrepreneures d’apprendre comment tirer profit de l’Accord économique et commercial global Canada–Union européenne.

« Ce fut une véritable révélation pour ces entrepreneures, qui font leurs premiers pas sur les marchés internationaux », estime Mme Gauthier, championne de la diversité qui aide les groupes sous‑représentés comme les femmes d’affaires. Selon elle, la BDC, EDC, les organismes de développement régional, comme Développement économique Canada pour les régions du Québec, et d’autres organismes provinciaux ayant la même vocation, comme Investissement Québec International, sont des partenaires essentiels pour aider les entreprises canadiennes à poursuivre leur expansion et à se lancer à l’international.

Selon Mme Gauthier, qui s’occupe des secteurs de la fabrication de pointe, des plastiques et des produits chimiques, ainsi que des arts et de la culture, il serait avantageux que les entreprises confrontées aux défis liés à la pandémie de COVID‑19 revoient leurs stratégies et leurs efforts en matière de commerce électronique, avec l’aide des bureaux régionaux du SDC et du programme CanExport pour les entreprises (PME).

Elle conseille aux entrepreneurs de tirer parti des ressources offertes et de se concentrer en priorité sur certains marchés. Pendant cette période, les exportateurs devraient chercher à optimiser leurs liens avec des partenaires locaux et le réseau du SDC, afin de maintenir leurs relations avec les clients.

« Il sera important d’être prêt lorsque les affaires reprendront, ajoute Mme Gauthier. Beaucoup d’entreprises prennent le temps de travailler sur leurs plans d’affaires internationaux. C’est un temps précieux qu’ils n’ont pas toujours, et le SDC est là pour les aider. »

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