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Un accord commercial ouvre de nouveaux débouchés pour les Canadiens sur les marchés de l’Asie‑Pacifique

À l’heure où les entreprises canadiennes cherchent à se redresser et à se développer en diversifiant leurs marchés, l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) fournit une visibilité et une stabilité indispensables aux produits, aux services et aux possibilités d’investissement du Canada dans la région de l’Asie‑Pacifique.

PTPGP

Au moment où l’on souligne le deuxième anniversaire du PTPGP, ce dernier promet des avantages pour les Canadiens sur les marchés qui l’ont ratifié tels que Singapour, le Japon et le Vietnam, entre autres. Et le Service des délégués commerciaux (SDC) du Canada est sur place pour les aider.

Le PTPGP fait partie d’une série d’accords de libre‑échange (ALE) qui donnent aux entreprises canadiennes un avantage sur la scène mondiale en leur accordant un accès préférentiel, en réduisant les droits de douane et en leur offrant une gamme d’avantages non tarifaires.

Depuis son entrée en vigueur le 30 décembre 2018, le PTPGP a accru la visibilité du Canada dans ces marchés dynamiques de l’Asie‑Pacifique. Il renforce et améliore nos relations, et veille à ce que les entreprises canadiennes soient aussi bien, voire mieux, positionnées que leurs concurrentes. À mesure que l’accord lui-même continue de prendre de l’expansion — grâce à sa mise en œuvre continue, à sa ratification par les autres signataires initiaux et à l’adhésion de nouveaux membres —, ses avantages pour les Canadiens continuent de croître.

CanadExport s’est entretenu avec des délégués commerciaux principaux à Singapour, au Japon et au Vietnam sur la manière dont les entreprises peuvent tirer parti du PTPGP en saisissant les occasions qui se présentent dans des secteurs particuliers et des initiatives spéciales, en comptant sur l’aide du SDC.

Singapour : une pionnière dans l’adoption de nouvelles technologies dotée d’un emplacement stratégique

Richard Dubuc
Richard Dubuc, délégué commercial principal à Singapour

Richard Dubuc, délégué commercial principal à Singapour, affirme que le PTPGP a renforcé la position de Singapour en tant que plaque tournante dans la région, ainsi qu’un endroit idéal pour les entreprises canadiennes pour tester de nouvelles solutions et technologies avant de s’aventurer sur d’autres marchés asiatiques.

« Le PTPGP a également contribué à accroître la visibilité de Singapour au Canada et du Canada à Singapour », dit‑il. En effet, Singapour est désormais le plus grand investisseur étranger de l’Association des Nations du l’Asie du Sud‑Est au Canada, et Singapour représente la plus grande destination d’investissement du Canada dans l’Asie du Sud‑Est.

Reconnaissant l’importance de Singapour en tant que pionnière dans l’adoption de nouvelles technologies, le SDC y a lancé un nouvel accélérateur technologique canadien (ATC) en 2019. Les participants se sont jusqu’à maintenant concentrés sur les secteurs des technologies financières, des technologies de la santé, des technologies propres et des villes intelligentes.

Singapour offre des possibilités dans toute une série de secteurs où les entreprises canadiennes ont beaucoup à offrir, explique M. Dubuc. Il s’agit notamment de l’agroalimentaire et des technologies agricoles, pour lesquels le pays recherche des technologies permettant de produire des aliments de manière plus efficace; des technologies propres, qui ont été désignées comme pôle de croissance clé par le gouvernement singapourien; des technologies de pointe, notamment l’intelligence artificielle, l’internet des objets, l’informatique quantique et la robotique; des produits de consommation, étant donné que le pays est une plaque tournante du commerce électronique; et des solutions et des infrastructures pour les villes intelligentes, qui font l’objet d’une collaboration intense entre le Canada et Singapour.

Faire des affaires à Singapour « est très simple », commente M. Dubuc, avec une main‑d’œuvre qualifiée qui parle l’anglais et d’autres langues régionales. « Cela dit, c’est un marché très concurrentiel, car la plupart des principaux acteurs régionaux et internationaux y sont présents », prévient‑il. C’est aussi un endroit où il peut être coûteux de faire des affaires; la cherté des bureaux constitue un obstacle pour certaines entreprises.

La pandémie de COVID‑19 a créé des défis pour les entreprises qui font des affaires dans ce pays. En plus des restrictions sur les voyages à Singapour, le pays a resserré les exigences pour la délivrance de permis de travail aux étrangers, explique M. Dubuc. Le SDC travaille d’arrache‑pied pour aider les exportateurs à surmonter ces obstacles. Des webinaires, des événements en ligne et des missions commerciales virtuelles sont organisés pour que les entrepreneurs canadiens qui ne peuvent pas se rendre à Singapour puissent s’informer sur le marché et saisir les occasions qui s’y présentent.

En outre, l’ATC est devenu virtuel et appuie actuellement 9 entreprises de technologies propres dans leurs efforts pour accéder au marché de Singapour.

M. Dubuc s’attend à ce qu’un plus grand nombre d’entreprises canadiennes, après la COVID‑19, prévoient d’établir une présence régionale à Singapour. « Lorsque cela se produira , l’équipe du SDC sera là pour vous aider », dit‑il, en précisant que Singapour abrite également la seule succursale à service complet d’Exportation et développement Canada située à l’extérieur du Canada. La présence de bureaux de l’Alberta, de la Colombie‑Britannique, du Québec et bientôt de la Saskatchewan témoigne également de l’attrait de Singapour en tant que plaque tournante régionale pour l’Asie du Sud‑Est, ajoute‑t‑il.

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Le Japon : une large base de consommateurs et des partenaires fiables et durables

Tracy Reynolds
Tracy Reynolds, délégué commercial principal au Japon

Le PTPGP a créé un avantage pour le Canada en tant que premier arrivé sur le marché japonais, explique Tracy Reynolds, délégué commercial principal au Japon. Le PTPGP a également permis de niveler les chances avec des concurrents comme l’Australie, qui avait déjà conclu des accords de libre‑échange avec le Japon et un accès préférentiel à à sa vaste et riche base de consommateurs.

« Le PTPGP a permis de mieux faire connaître le Canada sur le marché japonais et d’accroître la visibilité de nos produits, de nos services et de nos possibilités d’investissement », dit‑il, soulignant que les ressources naturelles ont toujours soutenu les intérêts commerciaux du Japon au Canada. « La relation évolue et se diversifie rapidement : un nombre croissant d’entreprises japonaises investissent dans des solutions technologiques canadiennes telles que l’intelligence artificielle, l’informatique quantique, les capacités aérospatiales, et les écosystèmes de talents et d’innovation. »

Le Japon est un partenaire fiable et le PTPGP « fournit un cadre fondé sur des règles et une stabilité pour veiller à ce que la porte reste ouverte au commerce bilatéral et régional », commente M. Reynolds. Bien que la plupart des exportations mondiales aient fortement diminué en raison de la pandémie de COVID‑19, « notre commerce avec le Japon est resté stable. C’est un fait important. »

Les réductions tarifaires prévues par l’Accord donnent aux entreprises canadiennes un avantage concurrentiel et la possibilité d’accroître leur part de marché pour les produits agricoles et agroalimentaires, les fruits de mer et d’autres produits, dit‑il. Par exemple, le Japon est maintenant l’une des principales destinations du Canada pour les produits porcins, le bœuf et les aliments transformés. Les exportations de légumineuses ont également augmenté depuis l’entrée en vigueur du PTPGP, affirme M. Reynolds, « et le nouvel accès au marché pour des produits tels que les cerises et les poivrons de serre a ouvert la voie à un plus large éventail de produits agricoles canadiens à proposer aux consommateurs japonais. »

Des études démontrent que la pandémie entraîne des changements importants dans le comportement des consommateurs japonais, ce qui présente de nouvelles possibilités aux PME et aux entrepreneurs canadiens, dit‑il. « Les consommateurs japonais sont peut‑être plus ouverts à essayer de nouveaux produits, y compris ceux du Canada, et à les acheter en ligne. »

M. Reynolds  note que les entreprises canadiennes, y compris les filiales japonaises au Canada, utilisent le PTPGP pour faciliter la circulation des gens d’affaires entre les deux pays pendant la pandémie. « Malgré toutes les difficultés liées aux voyages, le PTPGP a élargi les moyens que nous pouvons utiliser pour aider les entreprises canadiennes à faire venir les meilleurs talents japonais dont elles ont besoin », dit‑il. « Comme les engagements sont réciproques, les entreprises japonaises peuvent également faire venir des talents canadiens dans le cadre du PTPGP. »

Le marché japonais n’est pas sans défis, énonce‑t‑il. Les producteurs alimentaires, par exemple, doivent faire face à des différences et à des préférences culturelles, à des spécifications strictes et à des exigences complexes en matière d’importation.

« En bref, si vous voulez exporter au Japon, vous devez faire vos recherches », ajoute‑t‑il, et le SDC dispose de nouvelles ressources et de nouveaux programmes pour vous aider. Par exemple, le programme d’ATC du Japon aide les entreprises technologiques canadiennes à fort potentiel à accélérer leur entrée sur le marché japonais et à y accroître leurs activités commerciales. Il met en relation des entreprises, des clients, des partenaires et des investisseurs japonais de premier plan avec des entreprises canadiennes dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’internet des objets, des technologies automobiles et de la mobilité et de la santé numérique.

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Le Vietnam : un marché concurrentiel en pleine croissance

Janine Fiddler
Janine Fiddler, déléguée commerciale principale à Hanoï

Janine Fiddler, déléguée commerciale principale à Hanoï, affirme que le PTPGP a amélioré la circulation des biens et des services entre le Canada et le Vietnam en renforçant un ensemble de règles communes, en réduisant le coût du commerce et en rendant les investissements plus prévisibles. Le commerce bilatéral de marchandises entre le Canada et le Vietnam a atteint un niveau record de 7,9 milliards de dollars en 2019, première année d’application de l’Accord dans le pays.

« Le PTPGP offre aux exportateurs canadiens un accès au marché sans précédent », déclare Mme Fiddler, en particulier pour les produits agricoles, l’agroalimentaire, le poisson, les fruits de mer, les produits forestiers et les produits du bois à valeur ajoutée. Beaucoup de ces marchandises entrent au Vietnam en franchise de droits ou à des tarifs fortement réduits.

Le PTPGP contribue également à promouvoir l’expertise canadienne dans des domaines tels que la génomique, la biotechnologie, les services environnementaux et les technologies vertes et durables, dit‑elle. Ces domaines jouent un rôle important dans le soutien à la restructuration du secteur agricole vietnamien. Les petites et moyennes entreprises canadiennes dans ces secteurs ont tiré profit du PTPGP et ont conclu des ententes commerciales fructueuses sur le marché vietnamien.

Mme Fiddler met en garde contre la forte concurrence qui existe au Vietnam dans ces domaines, alors que le pays se dirige vers une économie plus ouverte et diversifie ses partenaires commerciaux. Le PTPGP aide le Canada à niveler ses chances avec ses concurrents régionaux, qui jouissaient déjà d’un accès privilégié au marché vietnamien grâce aux ALE, et offre un avantage sur les pays qui examinent ou négocient des ALE là‑bas. Lorsqu’il sera pleinement mis en œuvre, le PTPGP offrira un accès en franchise de droits à 94 % des exportations canadiennes de produits agroalimentaires vers le Vietnam.

Les restrictions de voyage attribuables à la pandémie de COVID‑19 ont limité les échanges interentreprises en personne dans ce pays, souligne Mme Fiddler, et les problèmes de transport ont ralenti la circulation de certaines marchandises. Le SDC organise des programmes de promotion commerciale et interentreprises à valeur ajoutée, et plaide en faveur de l’accès de nouveaux produits au marché.

Les délégués commerciaux entretiennent une étroite collaboration avec des partenaires, tels que les provinces et les associations commerciales, pour aider les entreprises canadiennes à accéder au Vietnam et à y accroître leur part de marché. Le SDC a rapidement adopté des plateformes virtuelles novatrices pour maintenir l’engagement et les liens interentreprises, dit‑elle, et un certain nombre de salons commerciaux virtuels ont été organisés entre le Canada et le Vietnam.

Mme Fiddler souligne qu’un nombre accru de produits agroalimentaires bénéficieront de l’élimination des droits de douane au Vietnam dans les années à venir dans le cadre du PTPGP, tels que les frites surgelées (2021), les produits à valeur ajoutée à base de ginseng (2022) et la viande de porc (2027). « Nous encourageons également les prestataires de services canadiens à interagir avec le Vietnam, car le PTPGP améliore  l’accès au marché dans des domaines tels que les services financiers, les technologies de l’information et des communications et l’infrastructure. »

Le PTPGP facilite l’admissiontemporaire des gens d’affaires et un environnement commercial plus transparent, permettant des investissements directs étrangers bidirectionnels et la possibilité pour les entreprises d’établir une présence commerciale physique, ajoute Mme Fiddler. « Cela aidera les entreprises canadiennes à transférer et à attirer des travailleurs qualifiés et à solidifier leur entreprise sur le marché vietnamien en pleine croissance. »

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