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Les accélérateurs technologiques deviennent virtuels au profit d’un plus grand nombre d’entrepreneurs canadiens

Les programmes promettaient aux entrepreneurs canadiens du secteur des technologies une expérience immersive dans les marchés étrangers, organisée par le Service des délégués commerciaux (SDC) du Canada dans le cadre de son ambitieuse Initiative des accélérateurs technologiques canadiens (ATC). C’était l’occasion de recevoir les conseils de mentors, de trouver des clients et des consommateurs potentiels, de rencontrer de futurs partenaires partageant les mêmes points de vue et de débloquer du capital‑risque si précieux pour ces entreprises en démarrage ou en expansion dans le domaine des technologies propres, des sciences de la vie ou des industries numériques.

Lorsque la pandémie de COVID‑19 a frappé au début du mois de mars, les programmes des ATC qui devaient avoir lieu plus tard en mars ou au début d’avril sur des marchés tels que New York, Boston, Denver et Taïpei sont devenus virtuels. Les délégués commerciaux ont coordonné les événements au moyen de plateformes et d’outils en ligne qui sont devenus familiers à de nombreuses personnes depuis, mais qui n’en étaient alors qu’à leurs débuts. Les activités se sont tout de même déroulées sans accrocs et ont donné des résultats concrets; elles ont d’ailleurs reçu les félicitations des cohortes virtuelles.

« Nous avons redressé la situation », déclare Daniel Arsenault, un délégué commercial qui gère le programme des ATC. « Nous avons démontré que nous étions capables de prendre le virage numérique très rapidement. »

Les premiers jours, les entreprises se concentraient sur « les éléments essentiels à leur survie », en s’occupant de leurs employés et en protégeant leurs bases, se rappelle M. Arsenault, mais elles étaient désireuses de récolter comme prévu les fruits de leur participation au programme des ATC.

« Nous pouvions les mettre en communication avec des mentors, avec des conseillers et même avec des investisseurs en capital de risque dans un environnement sécurisé, et ce, dans le confort de leur domicile ou de leur bureau. Cela a changé la donne », affirme‑t‑il. Il ajoute que les délégués commerciaux chargés des activités étaient prêts à ouvrir la voie. « C’est un exemple d’innovation, ainsi que d’adaptabilité et de résilience. »

ATC
Cet enregistrement a eu lieu avant la pandémie de COVID‑19 et ne reflète pas les restrictions actuelles sur les rassemblements. Pour vous aider à développer vos activités sur les marchés internationaux, nous proposons actuellement nos programmes d’ATC de façon virtuelle. (Voir la vidéo.)

Aujourd’hui, la plateforme entièrement en ligne des ATC « nous permet de continuer sur notre lancée », déclare M. Arsenault. « La COVID‑19 a poussé nos services à évoluer. »

En effet, le programme des ATC connaît une expansion mondiale. Après un projet pilote en 2009, le SDC a lancé le programme aux États‑Unis, et ensuite à New York, Boston, Palo Alto et San Francisco en 2013. Le programme a été étendu depuis à Tokyo, Hong Kong, Taïpei, Singapour, Mexico et Berlin, et prévoit s’étendre à Londres et New Delhi. Le programme aide les entreprises de technologie canadiennes à fort potentiel et à forte croissance à accélérer leur croissance et à développer leurs activités à l’échelle mondiale, en les immergeant dans les principaux pôles technologiques internationaux. Plus de 580 entreprises ont déjà participé au programme des ATC. Elles rapportent avoir mobilisé des capitaux à hauteur de 645 millions de dollars, généré 238 millions de dollars de nouveaux revenus, en plus de créer plus de 1 100 partenariats stratégiques et plus de 2 500 nouveaux emplois.

Andrea Clements, déléguée commerciale qui dirige la Direction des services de haute intensité du SDC, affirme que le virage numérique des ATC favorise la diversité des participants en rendant le programme plus accessible. Les entreprises ne sont pas obligées de choisir un marché en particulier, car elles peuvent désormais circuler de l’un à l’autre, déclare‑t#8209;elle. « Nous trouvons des synergies. »

Mme Clements, dont la direction offre des services bonifiés aux entreprises à fort potentiel et à forte croissance, affirme que la mise en réseau et la conclusion d’accords qui se produisent sur le marché d’un ATC sont essentielles pour le volet en ligne. Cela se fait au moyen de séances de discussion et de clavardage de suivi. Comme la COVID‑19 limite les déplacements, « nos délégués commerciaux sont plus importants que jamais. Ils sont sur le terrain pour établir des contacts personnels afin que les contacts en ligne puissent fonctionner correctement. »

Elle note que le fait d’avoir des personnes sur le terrain pour les représenter et les conseillers est précieux pour les participants. « Ce n’est pas juste un écran, ce n’est pas un robot à l’autre bout qui vous parle », fait‑elle remarquer. Cela pourrait être crucial si les gens doivent continuer à limiter leurs déplacements internationaux. « Nous sommes ici pour les appuyer. »

Les expériences sur le marché « feront à nouveau partie du parcours d’ensemble du client », prédit Mme Clements, même si elle espère conserver l’ouverture, la flexibilité et les services supplémentaires que permet la participation à distance aux ATC.

M. Arsenault souligne que, même avant la pandémie, certains éléments du programme des ATC se faisaient en ligne, comme les séances d’encadrement visant à peaufiner son argumentaire, les activités préliminaires et les webinaires. « Maintenant, nous le faisons à 100 %. »

Vu l’expansion du programme des ATC et la participation en ligne, les entreprises participantes peuvent explorer davantage de marchés « à un coût faible ou nul », explique M. Arsenault. Le SDC a pu augmenter la taille de chaque cohorte de participants, et plusieurs membres du personnel d’une même entreprise peuvent participer sans dépenses supplémentaires et sans devoir prendre le temps de se déplacer à l’étranger.

L’un des défis du programme en ligne est de s’assurer que les entreprises continuent de faire participer leurs cadres supérieurs, affirme‑t‑il, notant que le programme a besoin de la participation de la haute direction et l’obtient jusqu’à présent. « Sur ce plan, nous avons même plus de portée maintenant qu’avant : le PDG et le directeur financier participent tous les deux. »

Le programme en ligne a été amélioré en trouvant des solutions aux problèmes technologiques, en perfectionnant les outils et en rendant les séances plus courtes et plus intéressantes. Les délégués commerciaux mettent en commun les enseignements qu’ils ont tirés, par exemple, sur la façon d’aider les gens à assimiler l’information qui leur est donnée à distance.

Quand on aura maîtrisé le virus et que les choses reviendront à la normale, il déclare que certaines des entreprises les plus prometteuses qui ont participé au programme des ATC en ligne pourraient vouloir visiter les marchés afin de poursuivre leur démarche.

M. Arsenault s’attend à ce qu’il y ait une importante composante en ligne dans le programme des ATC de l’avenir. « Nous devons nous adapter à ce que les entreprises demandent », ajoute‑t‑il. « Nous trouverons un nouvel équilibre pour la suite des choses. »

Soutien spécialisé dans des centres technologiques mondiaux

Le programme des accélérateurs technologiques canadiens (ATC), que gère le Service des délégués commerciaux (SDC) du Canada, donne aux entreprises canadiennes à forte croissance et à fort potentiel accès à un soutien personnalisé, à des conseils sur les marchés mondiaux et à des contacts dans des centres mondiaux dotés d’un solide écosystème technologique.

Les ATC aident les entreprises à développer leurs technologies et produits existants. Les entreprises reçoivent des services personnalisés, notamment le soutien d’un délégué commercial spécialisé, l’accompagnement de chefs de file et de partenaires de l’industrie, du soutien pour la mise en place de ressources financières, la mobilisation de partenaires stratégiques et l’adaptation de stratégies commerciales internationales, ainsi qu’un accès privilégié à des partenaires étrangers et à des possibilités de recherche de clients.

Les entreprises participantes peuvent bénéficier du réseau du SDC, qui est présent dans plus de 160 villes du monde entier, et communiquer avec les 580 entreprises qui ont participé au programme depuis son lancement en 2009.

Les entreprises repartent des ATC avec une expérience et des connaissances approfondies, qui pourront les aider à réussir à l’étranger, ainsi qu’avec une meilleure connaissance des autres services à l’étranger et des ressources supplémentaires que leur offre le SDC.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site des ATC ou communiquez avec votre bureau régional du SDC.

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