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Le Programme canadien de l’innovation à l’international favorise la collaboration mondiale en R‑D

Un programme de financement qui favorise la collaboration scientifique internationale est à la recherche d’entrepreneurs canadiens qui envisagent d’exporter leurs technologies de pointe vers des marchés lucratifs de partout dans le monde.

Un financement axé sur les partenariats internationaux en R‑D

Le Programme canadien de l’innovation à l’international (PCII) encourage les projets de recherche et de développement industriels conjoints ayant un fort potentiel de commercialisation. Offert par le Service des délégués commerciaux (SDC) du Canada et par le Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI CNRC), ce programme contribue au financement de partenariats de R‑D entre des entreprises canadiennes et leurs homologues au Brésil, en Chine, en Corée du Sud, en Inde et en Israël.

« Il s’agit ici de collaboration », indique Alexis Roy, gestionnaire du programme au SDC. Ce programme appuie la création, l’adaptation et la validation de technologies dans les cinq pays avec lesquels le Canada a conclu des accords bilatéraux en sciences, technologie et innovation (STI), jusqu’à concurrence de 1 million de dollars par pays par année.

Dans le cadre du PCII, les petites et moyennes entreprises (PME) peuvent demander jusqu’à 600 000 $ en financement, soit jusqu’à 50 % des coûts de développement de leurs technologies les plus avancées, dans le but de les exporter sur le marché mondial. Les entreprises partenaires à l’étranger sont également admissibles à un tel financement en STI de la part de leur pays.

« Ces projets de recherche conjoints sont soumis en réponse à des demandes de propositions, précise M. Roy, et le nombre de candidatures augmente chaque année. C’est donc dire que les PME, tant au Canada que dans les autres pays, s’intéressent de plus en plus aux possibilités de partenariat. »

Alexis Roy
Alexis Roy, gestionnaire du PCII au SDC

Le PCII propose également des activités d’établissement de partenariat (AEP). Il s’agit de missions commerciales et d’événements axés sur des thèmes précis et sur certains pays, ce qui permet à des entreprises canadiennes qui investissent massivement dans la R‑D de chercher d’éventuels partenaires en innovation.

Se tourner vers les événements virtuels en temps de pandémie

Le programme fonctionne encore très bien malgré la pandémie de COVID‑19, selon M. Roy, surtout parce que les AEP se déroulent maintenant virtuellement. Le nombre de demandes d’inscriptions a presque doublé, dit‑il, et le rôle des délégués commerciaux sur le terrain est d’autant plus essentiel au succès de ces activités.

En novembre dernier, neuf PME canadiennes ont participé à une AEP virtuelle consacrée à la R‑D dans le secteur de l’exploitation minière intelligente au Brésil, comme l’explique Marie‑Hélène Béland, déléguée commerciale à São Paulo qui s’occupe de STI et est responsable du PCII au Brésil. Elle précise que cette AEP portait principalement sur des domaines tels que l’exploitation minière 4.0 et les programmes de financement conjoints, et que les participants ont présenté leur technologie aux entrepreneurs brésiliens à l’occasion de séances de jumelage.

Plusieurs partenariats sont sur le point d’être conclus dans le sillage de cette AEP, affirme Mme Béland. « Pour nous, ce sont des succès assurés. »

Elle affirme que le PCII « bénéficie à toutes les parties en cause et qu’il ouvre vraiment la porte à de nouveaux débouchés commerciaux ». L’innovation est considérée comme un moyen de favoriser la croissance économique au Brésil; ce pays offre des « écosystèmes bouillonnants » pour les jeunes entreprises et les accélérateurs, dit‑elle. Les AEP sont précédées de webinaires au cours desquels les participants reçoivent un encadrement qui les aide à trouver de bons partenaires en innovation et à établir des stratégies fructueuses dans le pays. Par exemple, comme le précise Mme Béland, « faire des affaires au Brésil peut prendre plus de temps, alors le fait d’être patient et de persévérer vous aidera à établir une relation avec votre partenaire ».

Elle ajoute qu’une autre AEP virtuelle est prévue plus tard cette année au Brésil, laquelle portera sur les nanotechnologies dans les sciences de la vie et sur la nanomédecine.

Appel de propositions Canada–Corée du Sud 2021‑2022 de projets collaboratifs de recherche‑développement industrielle

Notre appel de propositions Canada–Corée du Sud est toujours ouvert. Cet appel s’adresse aux entreprises canadiennes intéressées par des projets collaboratifs de R‑D dans les domaines de la fabrication de pointe, des technologies propres, des technologies numériques et des sciences de la santé. La date limite d’inscription est fixée au 25 février 2021. Renseignez‑vous davantage sur cette possibilité de financement.

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Hyun‑Ju Lim, déléguée commerciale à Séoul chargée des STI et du PCII en Corée du Sud, indique qu’une AEP prévue en mars portera sur les technologies de fabrication de pointe et de fabrication intelligente.

À son avis, le programme est un moyen efficace pour les PME de connaître et de pénétrer des marchés cibles. Cela est particulièrement vrai dans le cas de la Corée, qui dépense beaucoup pour la R‑D, et qui, comme le Canada, dépend largement du commerce international pour sa croissance économique. « Les secteurs public et privé coréens ont tous deux investi considérablement dans l’innovation », affirme Mme Lim.

Elle croit que le Canada et la Corée se complètent pour ce qui est de l’exportation des technologies vers divers marchés. Ainsi, l’AEP à venir « permettra de jumeler les technologies canadiennes avec l’expertise coréenne dans le secteur de la fabrication », explique‑t‑elle.

Le fait que toutes les activités, y compris les AEP, se tiennent de façon virtuelle est une bonne chose, car les AEP deviennent un « outil encore plus utile pour les entreprises canadiennes », affirme Mme Lim. La formule virtuelle atténue certains des défis habituels, comme la distance considérable qui les sépare des marchés, la barrière linguistique et l’engagement à long terme nécessaire pour parvenir à de bons résultats.

« Les entreprises coréennes accordent toujours autant d’importance aux interactions en personne, en particulier lors des premières rencontres, souligne Mme Lim. Dans bien des cas, il faut tout d’abord établir des relations avant de commencer à discuter d’affaires. » Cependant, la pandémie a changé certaines pratiques commerciales en Corée, et les entreprises sont de plus en plus ouvertes aux présentations numériques. Entretemps, le SDC est là pour offrir du soutien, ajoute‑t‑elle. « Nous continuons à établir des contacts et à accroître la visibilité du Canada puisque nous prenons part en personne à des événements auxquels nos clients assistent en ligne. »

Bâtir de solides relations pour percer de nouveaux marchés

Selon M. Roy, les entreprises qui participent à une AEP et qui entreprennent un projet de recherche conjoint dans un pays « en ressortent en meilleure posture pour pénétrer ce marché. Ces entrepreneurs passent un ou deux ans à « bâtir une relation approfondie et fondée sur la confiance avec un partenaire étranger, ce qui les aidera plus tard. Ils établissent ainsi des liens plus étroits, explique‑t‑il, qui vont bien au‑delà d’une simple relation commerciale transactionnelle. »

La plupart des projets du PCII concernent des PME qui valident ou mettent à l’essai leurs produits sur un marché étranger, selon M. Roy. Du même coup, ces entreprises « élargissent leurs réseaux » avec l’aide des délégués commerciaux. Le PCII est mené parallèlement à d’autres programmes du SDC comme CanExport Innovation. Les PME peuvent utiliser ce programme de façon stratégique pour établir des relations avec des entreprises étrangères qui peuvent ensuite se transformer en partenariats dans le cadre du PCII.

M. Roy estime qu’il est important pour les entreprises canadiennes de mener leurs activités de R‑D à l’échelle internationale dans des secteurs et à l’aide de programmes susceptibles de faire avancer leurs technologies. L’objectif du PCII est d’accroître la prospérité du Canada en aidant les PME canadiennes à créer des emplois. L’innovation sera essentielle à la reprise économique du pays après la pandémie de COVID‑19, dit‑il, et c’est pourquoi le PCII a fourni des fonds à un programme PARI CNRC qui soutient des technologies capables de s’attaquer aux défis que pose la COVID‑19.

Selon lui, certaines AEP virtuelles, telles que l’encadrement pour la promotion des produits et services, les ateliers et les séances interentreprises, peuvent même être meilleures lorsqu’elles sont offertes à distance. Certaines de ces pratiques efficaces pourront se poursuivre en ligne, du moins en partie, lorsque la pandémie sera terminée.

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