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Possibilités offertes aux entreprises canadiennes
dirigées par des femmes

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Table des matières

L'Allemagne en bref

L’Allemagne est le plus grand marché de l’Union   européenne (UE)

Population

Habitants d’origine étrangère

Les échanges commerciaux entre le Canada et l’Allemagne s’intensifient.

Croissance des exportations entre 2010 et 2019

Part des marchandises venant du Canada :

Parts des marchandises   venant de l’Allemagne :

L’Allemagne est réputée pour ses petites et moyennes entreprises (PME) solides.

99,3 % des entreprises allemandes sont des PME

Aperçu de l'Allemagne

Les femmes sont bien représentées au sein de la main-d’œuvre allemande

Personnes employées

Près   de la moitié des personnes employées (46,2 %) sont des femmes

22 % des personnes   employées possèdent un diplôme universitaire, et la moitié d’entre elles sont   des femmes

Travailleur indépendant

9,8 % des   personnes employées en Allemagne sont des travailleurs autonomes. Dans les   plus grandes villes allemandes, c’est à Berlin (14,8 %) et à Hambourg   (13,0 %) que l’on constate le plus haut taux de travailleurs autonomes.

12 % de l’effectif   masculin et 7 % de l’effectif féminin sont des travailleurs autonomes.

Niveau élevé d'entreprenariat féminin : la part des femmes au   sein des jeunes entreprises s’élève à 29 % pour les emplois à temps   plein et à 43 % pour les emplois à temps partiel.

Politique familiale en Allemagne : Allocations   parentale et pour garde d’enfants.

1 | Introduction

En Allemagne, 7 % des femmes sur le marché du travail sont des travailleuses autonomes, souvent à titre de propriétaires de petites et moyennes entreprises. Les femmes jouent également un rôle considérable dans le démarrage d’entreprises en Allemagne. En effet, la proportion des femmes dans les jeunes entreprises est de 29 % pour les emplois à temps plein et de 43 % pour les emplois à temps partiel (cf. KfW 2018). Toutefois, ces dernières années, le nombre de nouveaux entrepreneurs dans l’ensemble de la population a diminué en raison de la stabilité du marché du travail allemand et du faible taux de chômage. Ainsi, en 2017, seulement 557 000 personnes ont démarré une nouvelle entreprise, devenant travailleurs autonomes. Néanmoins, l’Allemagne demeure un pays attrayant pour l’entrepreneuriat, et ce, tant pour les femmes que pour les hommes. On continue d’y observer un nombre élevé d’entrepreneurs novateurs dans le domaine du numérique et dans d’autres secteurs en croissance (cf. KfW 2018).

Votre principal point de contact en Allemagne :L'ambassade du Canada à Berlin

L’ambassade propose des services aux entreprises canadiennes, vient en aide aux citoyens canadiens, assure une coopération culturelle et bien plus encore.

En tant qu’économie en croissance, l’Allemagne offre d'excellentes opportunités aux entreprises canadiennes appartenant à des femmes. Le présent rapport fournit des renseignements fiables sur les conditions du marché dans certains secteurs allemands afin d’aider les Canadiennes à évaluer les débouchés commerciaux pour leurs produits et leurs idées d’affaires. Il fournit notamment des conseils en matière de réseaux de femmes en Allemagne, des informations concernant les principales foires commerciales allemandes, ainsi que des renseignements au sujet des programmes de jumelage et de démarrage d’entreprises.

Pour commencer, nous jetons un regard sur les conditions et les tendances macroéconomiques générales qui constituent d’importants facteurs de succès de toute éventuelle activité commerciale en Allemagne. Ensuite, nous présentons les perspectives générales de certains secteurs de croissance en Allemagne, de l’agroalimentaire et de l’agriculture aux produits de consommation, en passant par les services professionnels, les médias numériques et les TIC, les industries créatives et les technologies propres. Pour chacun de ces secteurs, nous fournissons des renseignements utiles et des conseils pratiques aux entreprises canadiennes appartenant à des femmes présentes en Allemagne. Enfin, des conseils généraux sur le démarrage et l’exploitation d’une entreprise en Allemagne sont fournis.

Avec ce rapport, l’ambassade du Canada vise à soutenir les entreprises canadiennes appartenant à des femmes présentes en Allemagne.

2 | L'économie allemande

Faits saillants :

L'Allemagne : une économie clé au sein de l’UE ayant de solides relations commerciales internationales

L’Allemagne est la plus grande économie d’Europe et l’une des plus importantes au monde. En 2019, son produit intérieur brut (PIB) était de 3,4 billions d’euros, ce qui représente 21,3 % de la performance économique de l’UE (Eurostat 2019). Ainsi, au sein de l’UE, c’est l’Allemagne qui offre le plus grand potentiel de marché. Comme l’indique la figure 1, le PIB allemand a augmenté de 13,7 % depuis 2010. Il s’agit d’une croissance remarquablement plus forte que la moyenne de l’UE (+10,7 %).

Même si la crise de la COVID-19 entraînera vraisemblablement une baisse de 6 % du PIB allemand en 2020, on s’attend à ce que cette baisse soit compensée en 2021 et à ce que l'Allemagne retrouve ensuite une croissance régulière.

En plus du PIB total, les revenus sont relativement élevés en Allemagne. Affichant une valeur de 35 500 euros, le PIB par habitant du pays est 28,2 % plus élevé que la moyenne de l’UE. Exprimé en parité de pouvoir d’achat (PPA), ce chiffre s’élève à 37 100 PPA, soit 23,7 % de plus que la moyenne de l’UE (cf. Eurostat 2019). Le pouvoir d’achat des Allemands est donc particulièrement élevé par rapport à d’autres pays européens.

De nombreuses grandes entreprises allemandes se spécialisent dans la machinerie de haute technologie ou autres marchandises particulières, comme les voitures. Vu la forte demande internationale pour ces produits et la structure de production correspondante, les industries allemandes sont fortement axées sur les exportations. C’est pourquoi le pays a enregistré le plus important excédent commercial du monde en 2018, soit 248 milliards d’euros. Cela représente 7,5 % du PIB allemand total. L’économie allemande est donc fortement tributaire du commerce international et étroitement liée à ses partenaires commerciaux dans le monde entier.

Les voitures et leurs moteurs, la machinerie, les produits chimiques ainsi que les ordinateurs et les composantes électroniques représentent les principaux produits d’exportation allemands. Ces quatre types de marchandises comptent pour plus de 50 % des exportations allemandes totales, mais ils constituent aussi d’importants produits d’importation. Pris ensemble, ils représentaient 38 % des importations allemandes en 2017.

Principaux partenaires commerciaux de l'Allemagne pour les exportations en 2019 :
PaysPart des exportations allemandes
États-Unis8,9 %
France8,0 %
Chine7,2 %
Principaux partenaires commerciaux de l'Allemagne pour les importations en 2019 :
PaysPart des importations allemandes
Chine10 %
Pays-Bas8,4 %
ÉTATS-UNIS6,3 %

Accroissement des échanges commerciaux entre l’Allemagne et le Canada

L’Allemagne et le Canada sont des partenaires commerciaux étroitement liés. En 2019, les exportations de l’Allemagne vers le Canada se sont élevées à 10,9 milliards d’euros, tandis que les importations de l’Allemagne en provenance du Canada se chiffraient à 4,4 milliards d’euros. La figure 2 montre les six groupes de marchandises les plus importants du commerce bilatéral entre l’Allemagne et le Canada en 2017. De 2010 à 2019, les exportations allemandes ont augmenté de 41 %. Les importations en provenance du Canada ont augmenté de 24 %. Les voitures et leurs moteurs ainsi que la machinerie sont responsables de près de la moitié de toutes les exportations allemandes vers le Canada. Ces marchandises, ainsi que les minerais, représentent également une part élevée des importations allemandes en provenance du Canada.

Une intégration économique plus poussée du Canada et de l’Allemagne est souhaitable pour les deux pays. Le nouvel Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne offre un fort potentiel de croissance du commerce bilatéral entre l'Allemagne et le Canada. Les importations allemandes en provenance du Canada, en particulier, offrent un fort potentiel de développement dans de nombreux secteurs économiques, puisque, jusqu'à présent, l'accent a été mis principalement sur les produits primaires. Vu la croissance prévue du PIB, le commerce international et la division du travail pourraient encore augmenter à l’avenir. Il existe donc de nombreuses occasions d’approfondir davantage l’intégration bilatérale, en particulier sur le plan du commerce des marchandises industrielles fondées sur le savoir et des communications internationales, ce qui pourrait mener à de solides progrès économiques et sociaux dans les deux pays en raison des transferts de connaissances.

Industries du savoir florissantes et taux de consommation élevé en Allemagne

Ces dernières années, l’importance croissante de secteurs économiques comptant plus d’employés hautement qualifiés que la moyenne a été l’un des principaux moteurs de l’économie allemande. Depuis 2010, l’emploi dans les industries à forte intensité de connaissances a augmenté de 9,8 % et l'emploi total a même progressé de 15 %. Il convient de noter que les services axés sur le savoir ont pris beaucoup plus d’ampleur. En 2017, 20,7 % des salariés allemands travaillaient dans les services axés sur le savoir, par rapport à 19,8 % en 2010 (cf. Agence fédérale de l’emploi 2019).

On constate une pénurie de main-d’œuvre dans de nombreuses industries en raison de l'augmentation de la demande en travailleurs hautement qualifiés en Allemagne, dont le taux de chômage est l’un des plus bas de l’UE (moyenne annuelle de 5,2 % en 2018). La pénurie de main-d’œuvre (qualifiée) en Allemagne pourrait s’aggraver au fil des ans en raison de la diminution de la population en âge de travailler.

Outre l’évolution structurelle fondée sur le savoir, il existe de nombreux autres moteurs de l’économie allemande. En plus de la croissance des exportations, l’augmentation du taux de consommation a grandement stimulé le PIB allemand au cours des dernières années. Depuis 2010, la consommation a augmenté de 11,3 % en termes réels (cf. Eurostat 2019). Par rapport à la moyenne de l’UE, il s’agit d’une croissance relativement forte. Dans l’UE, la consommation a augmenté de 6,8 % au cours de la même période. Tant que les taux d’intérêt demeureront relativement bas en Europe et que le pouvoir d’achat allemand restera élevé, on peut s’attendre à ce que la consommation demeure élevée, voire qu’elle continue à augmenter. Toutefois, la croissance de la consommation allemande s’est révélée inférieure à celle du PIB total, entraînant ainsi une diminution de la part de la consommation dans le PIB total. C’est non seulement la consommation, mais aussi les investissements qui ont augmenté de façon remarquable depuis 2010. En Allemagne, la formation brute de capital fixe a augmenté de 18,2 % entre 2010 et 2017, une hausse de beaucoup supérieure à la moyenne de l’UE (+12,5 %). Malgré cette forte croissance, la part des investissements allemands dans le PIB total (20,3 %) n’est que légèrement supérieure à la moyenne de l’UE (20,2 %). Puisque les investissements sont le fondement du progrès économique en raison des nouvelles technologies ou des nouveaux processus, une hausse accrue des investissements est souhaitable. En particulier, un niveau élevé de formation brute de capital fixe, notamment dans le domaine de la recherche et du développement, est une condition essentielle à la croissance économique future.

Quatre réseaux à connaître pour les entrepreneures du Canada

Liens utiles aux Canadiens qui souhaitent démarrer une entreprise en Allemagne

3 | Aperçu des marchés allemands

Faits saillants :

3.1 Agriculture et agroalimentaire : débouchés grâce à la diversification des produits

Éléments de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, l’agriculture et l’agroalimentaire comprennent trois grandes industries : l’agriculture, l’industrie alimentaire et le commerce de détail des aliments. Les principaux secteurs d'activité allemands sont la viande et les produits laitiers ainsi que les produits de boulangerie, la confiserie et les boissons alcoolisées. En Allemagne, la vente au détail de produits alimentaires se fait principalement par l’intermédiaire des supermarchés et des vendeurs à rabais. Alors que les femmes et les hommes sont également représentés dans les industries de la distribution alimentaire, les femmes en agriculture représentent environ un quart du personnel (27 % en 2017) (cf. IAB 2018). En Allemagne, quelque 600 000 personnes travaillent dans le secteur de l’agriculture, qui représentait 1 % du PIB et 0,6 % de la valeur brute en 2017.

90 % des exploitations agricoles sont gérées par leur propriétaire, et leur taille ne cesse de croître au fil des ans, tandis que leur nombre est en déclin. En 2016, on comptait en tout 275 400 exploitations agricoles s’étendant en moyenne sur 60,5 hectares de terres. Ces fermes sont généralement très spécialisées. Le secteur agricole est également financé par le gouvernement allemand (cf. BMEL 2018). Environ le tiers de la production agricole totale de l’Allemagne est exportée. Le commerce est parfois difficile en raison de la forte réglementation de la production alimentaire, tant à l’échelle nationale que dans l’UE.

L’industrie alimentaire est un moteur important de l’économie allemande et de la croissance économique en général. Les ventes totales de cette industrie ont généré 181 milliards d’euros en 2017, soit une croissance remarquable de 5,7 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance s'est maintenue sur cinq ans avec des augmentations annuelles de 5 %. La croissance s’explique surtout par les exportations, qui représentent un tiers de la production et des ventes totales, classant ainsi l’Allemagne au troisième rang des plus grands exportateurs mondiaux de produits alimentaires. Le principal partenaire commercial de l’Allemagne est l’Europe, qui représente les trois quarts des exportations et 67 % des importations de l’industrie alimentaire. Les principaux partenaires commerciaux comprennent les Pays-Bas, la France et l’Italie, ainsi que le Royaume-Uni et la Suisse. À l’échelle internationale, les États-Unis, la Chine et la Russie sont des clients importants (cf. BMWi 2019).

L’avenir de la production agricole passe par le numérique

L’agroalimentaire est influencé par une foule de tendances mondiales. La production biologique, l’application des technologies numériques, par exemple l’agriculture de précision à l’aide de GPS et de drones, et la biotechnologie sont d’importants enjeux pour l’industrie d’aujourd’hui et de demain. Les progrès actuels peuvent être étudiés lors des nombreuses foires industrielles qui se tiennent en Allemagne tout au long de l’année. La Semaine verte internationale qui se tient tous les ans à Berlin est le salon phare de l’industrie agroalimentaire du monde. De plus, les marchés de producteurs locaux sont bien établis et reconnus par les Allemands. Les toutes nouvelles avancées, notamment les « passerelles de saturation du marché », rapprochent les producteurs et les consommateurs de la région à l’aide des technologies numériques. Cette tendance devrait se poursuivre à l’avenir, ce qui suppose un accès avancé aux marchés (cf. BMEL 2018).

La biotechnologie verte et les produits biologiques sont des voies prometteuses pour l’industrie alimentaire. L’industrie alimentaire profite d’une forte demande nationale, qui se caractérise par deux grandes tendances.

Tout d’abord, grâce à la sensibilisation accrue à l’égard de la durabilité, le marché des produits biologiques et régionaux prend de l’ampleur, et cette croissance s’accompagne d’une diversification des produits. Les consommateurs sont de plus en plus disposés à payer pour se procurer des produits alimentaires de grande qualité, et de nouvelles marques conçues par de jeunes entrepreneurs ont réussi à pénétrer le marché allemand. Bien que la part de marché des produits biologiques et équitables soit encore faible, les taux de croissance ont été remarquablement élevés et devraient augmenter. Les entreprises agroalimentaires pourraient profiter de l’image de l’Allemagne en tant que fournisseur de marques haut de gamme sur les marchés internationaux.

Ensuite, la biotechnologie et les innovations connexes offrent des perspectives pour l’industrie alimentaire allemande. Même si l’Allemagne se caractérise par une forte résistance au génie génétique, la biotechnologie verte a de bons débouchés au-delà de ces questions, surtout si elle vise une réduction des composants alimentaires qui peuvent déclencher des allergies et une augmentation des ingrédients bénéfiques tels que les vitamines. De plus, la manipulation des enzymes dans les aliments peut mener à l’élargissement de la gamme des aliments consommables, ce qui favorise la durabilité. L’accroissement de la population mondiale, accompagné de tendances nationales comme le vieillissement de la population et l’individualisation de la société, ainsi qu’une meilleure sensibilisation à la durabilité et à la santé, élargissent encore les possibilités. Grâce à son grand nombre de grappes biotechnologiques et de programmes financiers pour la recherche connexe, l'Allemagne est bien positionnée dans le domaine des biotechnologies.

Influence de la numérisation et débouchés des modèles de franchise pour la distribution alimentaire

Les modèles de coopération et de franchise constituent de bonnes options pour entrer sur le marché allemand de la distribution alimentaire. Avec 1,5 m² par habitant, l’Allemagne possède la quatrième plus grande surface de vente de produits d'épicerie en Europe. Les ventes de la distribution alimentaire connaissent un taux de croissance élevé, atteignant 158,3 milliards d’euros en 2007, dont 45 % attribuables aux vendeurs à rabais (cf. EHI Retail Institute 2017). Les vendeurs à rabais sont bien établis en Allemagne, et tous les plus grands acteurs offrent au moins une marque maison moins chère. Intervenant par l’entremise des chaînes de magasins d’alimentation, les quatre principaux géants de la vente à rabais sont Edeka, Schwarz-Group, Rewe-Group et Aldi. Afin de répondre aux attentes des consommateurs, qui préfèrent de plus en plus les produits régionaux, les entreprises mènent actuellement divers projets pilotes axés sur la fraîcheur et les produits biologiques, ainsi que sur les produits pratiques de première qualité. Ces initiatives élargissent les occasions d’affaires pour les producteurs régionaux et les agriculteurs biologiques. En général, les marques bien établies de l’industrie alimentaire sont des chiens de garde du marché pour les nouvelles entreprises.

La livraison sur demande et les achats en ligne sont d'autres nouvelles tendances dans le commerce de détail alimentaire. La numérisation et le commerce électronique liés à la distribution alimentaire continueront probablement à se développer en Allemagne, offrant de nouvelles opportunités commerciales aux entrepreneurs. Cela dit, les Allemands sont encore très réticents à faire leurs courses en ligne et comptent sur les supermarchés qui offrent des heures d’ouverture étendues (cf. Lebensmittelzeitung 2018).

Potentiel du marché   de l’agriculture et de l’agroalimentaire en Allemagne
PerspectivesDéfis
  •   Demande nationale et mondiale (exportations) forte et croissante pour les   produits allemands
  •   Augmentation de la productivité par l’adaptation des technologies   numériques à l’agriculture
  •   Diversification des produits : alimentation biologique, commerce   équitable, produits régionaux
  •   Marques de grande qualité
  • Franchise et   coopération en matière de vente au détail de produits alimentaires

  • Réglementation de   la production alimentaire
  •   Grandes entreprises bien établies servant de chiens de garde du marché
  •   Population allemande toujours réticente à l’idée d’acheter des produits   d’épicerie en ligne

Foires commerciales pertinentes

Réseaux et associations . agriculture et agroalimentaire

3.2 Produits de consommation : améliorer davantage le commerce électronique

Faits saillants :

Les produits de consommation désignent les produits physiques destinés à la consommation finale et à une utilisation à moyen et long terme. Ainsi, la demande de produits de consommation profite de la croissance macroéconomique et de l’augmentation du revenu par habitant. En Allemagne, les principaux secteurs d’activité des produits de consommation sont les vêtements et les chaussures, ainsi que les cosmétiques et les meubles.

Taux élevé d’exportation de vêtements et de chaussures d’Allemagne

L'Allemagne détient 45 % du marché mondial des textiles techniques. Elle est le cinquième exportateur mondial de vêtements et de textiles et le plus grand marché d'Europe (cf. Office fédéral de la statistique 2019 ; GTAI 2019). Les produits textiles et du cuir ont généré des ventes de 45 milliards d’euros en 2018. Près des trois quarts (74 %) de la production totale est destinée à la consommation privée et 26 %, à d’autres industries (cf. textil+mode 2018). L’industrie textile allemande fait donc partie des chaînes de valeur nationales et mondiales. D’une manière générale, elle est affectée par l’évolution structurelle qui pousse les entreprises à confier la fabrication à des sous-traitants.

Bien que les achats en ligne ne représentent toujours que 15 % de toutes les ventes de vêtements en Allemagne, ils ont connu une augmentation remarquable. En 2017, les vêtements et l’habillement représentaient un tiers du commerce électronique allemand dans son ensemble (cf. textil+mode 2018). Toutefois, la concurrence sur le marché est particulièrement élevée. En outre, on compte de grandes entreprises dans le commerce en ligne, aussi bien internationales, comme Amazon ou SHEIN, que nationales, comme Zalando et ASOS. Malgré cela, la plupart des acteurs de l’industrie sont des petites et moyennes entreprises, celles-ci représentant près de 99 % des 1 400 entreprises de l’industrie textile (cf. textil+mode 2018). L’industrie textile emploie 135 000 personnes, dont 54,3 % sont des femmes (cf. IAB 2018).

Profitant de tendances générales telles que l’individualisation et le vieillissement de la population, qui inspirent de nouveaux produits et concepts, l’industrie textile offre un large éventail de perspectives commerciales, entre autres avec des produits durables et biodégradables, faits sur mesure. Les styles abordables sont populaires, et des synergies avec d'autres domaines commerciaux tels que les industries créatives et les technologies propres sont en train de se développer (cf. textil+mode 2018).

Un marché des cosmétiques en pleine expansion

Le terme « cosmétiques » inclut les produits de beauté spécialisés ainsi que les soins corporels généraux. L’industrie cosmétique allemande a connu une croissance annuelle d’environ 5 % entre 2013 et 2018, ce qui représentait un volume de marché de 13,8 milliards d’euros en 2018 (cf. IKW 2018). Même si les pharmacies et les parfumeries constituent toujours le canal de vente le plus courant, l’industrie est influencée par les technologies numériques et les boutiques en ligne qui modifient son environnement commercial. En effet, vu la popularité des tutoriels et des conseils par les pairs donnés sur les médias sociaux et en ligne, les consommateurs sont de plus en plus sensibilisés aux tendances en matière de beauté, ce qui stimule la demande générale. La numérisation est également visible en ce qui concerne la structure du marché. Traditionnellement, quelques sociétés internationales, comme Procter & Gamble aux États-Unis, L’Oréal en France, Unilever aux Pays-Bas et au Royaume-Uni et Beiersdorf en Allemagne, dominent le marché sur le plan des ventes (37 % prises ensemble en 2017) (cf. IKW 2018), mais l’industrie est très fragmentée et se compose principalement de PME. Conformément à la réglementation de l’UE, les cosmétiques ne sont plus testés sur les animaux depuis 1997. La sensibilisation accrue envers la durabilité ouvre des niches pour de nouvelles entreprises. Des tendances se dessinent dans les cosmétiques naturels et à fabriquer soi-même, ainsi que dans les produits contre le vieillissement et personnalisés (cf. IKW 2018).

Entreprises spécialisées de l’industrie du meuble

En Allemagne, l’industrie du meuble employait 139 207 personnes (seulement 3,5 % de femmes environ) et générait un chiffre d’affaires de près de 30 milliards d’euros en 2017 (cf. Office fédéral de la statistique 2019). Les taux de croissance en Allemagne ont été positifs au cours des dernières décennies, tant sur le plan de la production (+2 %) que de l’expédition (+1,5 %). Cette évolution positive est également attribuable à la bonne situation économique générale en Allemagne. Dans l’ensemble, le marché est très spécialisé, les entreprises se concentrant soit sur la production, soit sur l’expédition, souvent d'un seul segment de produits, par exemple, le mobilier de cuisine. En outre, l’industrie du meuble est très fragmentée, les grandes entreprises ne représentant qu’un tiers des ventes totales. De tous les produits de consommation, l’ameublement est le seul segment d’activité où les ventes se font principalement dans les magasins classiques de détail. En outre, les produits sur mesure et les produits haut de gamme offrent des niches pour les nouvelles entreprises (cf. Office fédéral de la statistique 2019 ; GTAI 2019).

Potentiel du marché   des produits de consommation en Allemagne
PerspectivesDéfis
  • Position forte de l’Allemagne sur le marché mondial du textile
  • Commerce électronique
  • Le vieillissement   de la population, la sensibilisation à la durabilité, la personnalisation des   produits et les technologies numériques ouvrent généralement un potentiel de marché pour divers types de produits de consommation

Événement pertinent

German Retail Congress (20-21 novembre 2020) : Congrès annuel   destiné à l’industrie allemande de la vente au détail et à ses partenaires

Liens utiles

3.3  Services professionnels : une demande croissante

Faits saillants :

Par services professionnels, on entend toutes les entreprises ayant trait à des transactions de biens immatériels. À l’exception de l’administration publique, des services bancaires, du conseil fiscal et de l’audit, qui sont très réglementés, les principaux domaines d’activité des services professionnels en Allemagne sont l’immobilier et le logement, ainsi que le conseil aux entreprises et les services de santé. L’industrie des services professionnels est l’un des domaines les plus importants pour l’entrepreneuriat et représentait 63 % des entreprises nouvellement créées en Allemagne en 2018 (cf. KfW 2018).

Immobilier et logement – des secteurs de services dynamiques

L’industrie de l’immobilier et du logement est l’un des secteurs de services les plus dynamiques d’Allemagne. La valeur ajoutée brute de ce secteur a augmenté chaque année de 2 % en moyenne entre 2008 et 2018. En 2018, ce secteur représentait 10,7 % de la valeur ajoutée brute et 9,5 % de la main-d’œuvre en Allemagne. Les femmes représentent environ la moitié des employés de ce secteur, mais seulement 15,2 % d’entre elles occupent des postes de direction. Seulement 7 % de toutes les entreprises sont de grandes entreprises, tandis que les petites entreprises et les sociétés unipersonnelles dominent le secteur (80,4 %) (cf. Office de la statistique 2019).

Les tendances générales de la démographie et des revenus sont les principaux moteurs du marché de l’immobilier et du logement. En Allemagne, il existe de nettes disparités régionales en matière de croissance démographique. D’une part, il y a de nombreuses régions en forte croissance, principalement des zones urbaines et suburbaines, tandis que, d’autre part, de nombreuses régions rurales font face au dépeuplement. Par conséquent, les perspectives de développement de l’immobilier et du logement varient d’une région à l’autre en Allemagne, en grande partie en fonction de l’évolution économique et démographique.

Conseil aux entreprises – un secteur de services à taux de croissance élevé

Le conseil aux entreprises comprend les services de consultation et de planification offerts aux entreprises dans divers domaines, des ressources humaines et du marketing à la structure organisationnelle générale, en passant par la stratégie d’entreprise et l’entrepreneuriat. Il s’agit de l’un des secteurs de services allemands dont la croissance est la plus rapide. Les ventes s’élevaient à 31,5 milliards d’euros en 2017, soit une augmentation de 8,5 % par rapport à l’année précédente (cf. BDU 2017). Les femmes représentent 65 % des salariés du secteur du conseil aux entreprises. Traditionnellement, la profession de consultant n’exige pas de diplôme particulier, ce qui permet à toute personne ayant des compétences spécialisées et des idées novatrices d’entrer sur le marché. Par conséquent, ce dernier affiche une forte concurrence et une demande d’innovation dans le secteur. De plus, la réputation et le réseautage sont des éléments essentiels au succès d’une entreprise. Cependant, la demande croissante en expertise, surtout en ce qui concerne les tendances en matière de numérisation, offre de bonnes perspectives de marché (BDU 2017). En général, les compétences interculturelles et linguistiques sont importantes à avoir pour donner des conseils aux entreprises, notamment en matière de gestion de la diversité ou d’élaboration de stratégies pour pénétrer de nouveaux marchés à l’étranger.

Services de santé – une demande et des possibilités croissantes

Grâce à un système public de santé bien établi et à une assurance maladie obligatoire, les Allemands sont généralement bien dotés en services de santé. Avec une valeur ajoutée brute de 350 milliards d’euros, le secteur de la santé a généré 12 % du PIB allemand en 2017 (cf. Office fédéral de la statistique 2019). Les services professionnels de santé représentaient 54 % de cette valeur ajoutée brute et 64 % des employés de ce secteur. En 2018, les femmes représentaient environ 75 % du personnel du secteur de la santé (cf. IAB 2018). Les dépenses de santé ont augmenté de 3,7 % par an en moyenne en Allemagne entre 2008 et 2018 (cf. Office fédéral de la statistique 2019). Toutefois, l’efficacité et la qualité du système de soins de santé suscitent actuellement des préoccupations. Le système actuel subit également les pressions exercées par des tendances générales comme le vieillissement de la population. La sensibilisation accrue des citoyens à l’importance de la santé physique et mentale et la croissance des revenus, de même que l’apparition de nouvelles maladies et les possibilités encore inexploitées qu’offrent les solutions numériques, augmentent le besoin en services de santé et en solutions nouvelles. Ce domaine offre donc des perspectives souhaitables pour les nouveaux entrepreneurs qui souhaitent répondre à une demande forte et croissante en profitant des synergies avec le secteur des TIC, par exemple la télémédecine et l’innovation en matière d’interaction entre les humains et les technologies, ou en se spécialisant dans la naturopathie ou le conseil en santé fondé sur la nutrition (cf. Office fédéral de la statistique 2019 ; Bavarian State Office for Statistics 2018).

Potentiel du marché des services professionnels en Allemagne
PerspectivesDéfis
  • Augmentation constante de la demande de   services fondés sur le savoir
  • Demande croissante en services de   consultation, en particulier en ce qui concerne les tendances en matière de   numérisation
  • De nombreux services professionnels sont   pour la plupart ouverts aux entrepreneurs
  • Liens étroits avec d’autres industries
  • Produits sur mesure et niches de marché
  • Débouchés pour les petites entreprises   (spécialisées) et les sociétés unipersonnelles
  • Augmentation des dépenses en soins de   santé
  • Très forte concurrence
  • Forte dépendance envers un personnel   qualifié (et de plus en plus affecté par la pénurie de main-d’œuvre)

Associations

Événement

3.4  Médias numériques et TIC : quelques défis et de solides perspectives

Faits saillants :

Les médias numériques et les technologies de l’information et de la communication (TIC) ouvrent la porte à une foule de modèles d’affaires dans les domaines de la vidéo, des jeux vidéo et de la musique, ainsi que de la littérature et des actualités, où sont utilisées les technologies modernes de l’information et de la communication, par exemple les services Internet et les plateformes de diffusion en continu et de médias sociaux. Alors que les femmes représentent environ la moitié du personnel de l’industrie des médias traditionnels, elles sont encore sous-représentées dans les technologies numériques. Elles ne représentaient que 16,3 % de la main-d’œuvre de ce secteur en 2017 (cf. IAB 2018).

Solide marché d’importance croissante offrant un fort potentiel d’innovation

L’une des caractéristiques fondamentales des médias numériques et des TIC est qu’ils sont étroitement liés à d’autres industries, comme les industries créatives, le secteur des services ou le secteur manufacturier. Et cette relation étroite est renforcée par la tendance générale envers la numérisation.

Par conséquent, les TIC sont l’un des plus grands marchés d’Allemagne et d’Europe à fort potentiel de croissance. En Allemagne, environ 82 % des entreprises de médias et de communication étaient basées sur les technologies numériques en 2018 (cf. Office fédéral de la statistique 2019). En Allemagne, le secteur emploie 823 800 personnes et génère des ventes de 140,2 milliards d’euros. En outre, la valeur ajoutée brute des médias numériques et des TIC représente un peu plus de la moitié de la valeur de tout le secteur des communications (66,6 milliards d’euros) (cf. Office fédéral de la statistique 2016). Alors que l’électronique grand public a diminué de 2 % entre 2017 et 2018, le segment des services informatiques ainsi que des services matériels et logiciels a connu une croissance annuelle stable de 2 % depuis 2016 (cf. Bitkom e.V. 2019).

L’Allemagne offre de solides débouchés aux entreprises numériques. Dans le cadre de l’initiative de la plateforme numérique, le ministère fédéral de l’Économie et de l’Énergie (BMWi) favorise activement les solutions numériques pour les entreprises, améliore l’accessibilité à l’information et renforce l’excellence par la création de carrefours numériques. On trouve ces carrefours numériques dans tout le pays, notamment en ce qui concerne la cybersécurité et l’intelligence artificielle (Karlsruhe, Francfort/Darmstadt) ou les technologies médiatiques (Potsdam). En outre, l’Allemagne accueille des salons importants, comme le Gamescom à Cologne, l’IFA à Berlin ou l’IT-SA pour la sécurité informatique à Nuremberg. Ces salons offrent de bonnes occasions d’attirer de nouveaux clients et financiers, en plus de fournir un aperçu des tendances déterminées par la concurrence (cf. Rohr 2018). L’industrie des TIC et des médias numériques se caractérise par des petites entreprises spécialisées et de grands acteurs, notamment des sociétés américaines comme Amazon, Microsoft et IBM, ainsi que SAP et T-Mobile, d’origine allemande (cf. Altradius 2018). D’une manière générale, les médias numériques et les TIC sont à l’origine de nombreuses innovations, y compris les innovations croisées à l’interface entre diverses industries, qui sont d’une grande pertinence.

Demande croissante

Les taux élevés de pénétration de l’Internet au sein de la population allemande, ainsi que des innovations de produits rapides et des offres sur mesure, comme des modes de paiement différenciés pour les étudiants et les familles, assurent la stabilité de la demande en médias numériques et TIC. Une autre caractéristique du marché allemand est la proportion comparativement élevée d’utilisateurs âgés de 55 ans et plus (cf. Kubitschke et Cullen 2010). L’Association fédérale allemande des technologies de l’information, des télécommunications et des nouveaux médias (Bitkom) a constaté que les ventes ont augmenté de 2,2 % en 2019 par rapport à l’année précédente. Le principal moteur de cette tendance est la vente de logiciels, qui devrait augmenter de 6,1 % au cours des prochaines années. Alors que les jeux vidéo, la vidéo et la musique en ligne connaissent une croissance, l’édition électronique stagne, les produits n’offrant pas suffisamment d’incitations claires à l’achat (cf. Bitkom e.V. 2019).

Concurrence féroce et possibilité d’étendre l’infrastructure numérique

Malgré la forte demande, les TIC se caractérisent généralement par une concurrence féroce et de fortes pressions à l’innovation. Les défaillances et les retards de paiement ont augmenté de 1,7 % en 2017 (cf. Altradius 2018). Cette tendance devrait se poursuivre. Une réglementation juridique stricte, par exemple le règlement général sur la protection des données (RGPD), et la fragmentation du réseau des secteurs numériques européens posent un défi aux nouvelles entreprises (cf. Serentschy 2018). Il faut aussi tenir compte des normes techniques rigides DVB et DAB pour la télévision et DHB et DAB+ pour la radio, établies à l’échelle européenne en 2000 et adoptées par l’Allemagne par la suite. En outre, le service Internet n’est pas encore entièrement fourni dans certaines régions d’Allemagne, en particulier dans les régions rurales. Enfin, l’évolution démographique générale en Allemagne affecte également la croissance de l’industrie à long terme.

Perspectives variées

Forte d’une main-d’œuvre très qualifiée et d’entreprises n’ayant pas encore atteint leur pleine numérisation, l’Allemagne est un marché à fort potentiel pour les entreprises des TIC et des médias numériques. Les nouvelles technologies et méthodes, comme l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle, les graphismes augmentés et les livres électroniques à publicité, sont les principaux débouchés pour les nouvelles entreprises. De plus, les mégadonnées et l’infonuagique, la cybersécurité et les services de santé sur Internet peuvent être considérés comme des avenues prometteuses dans cette industrie.

Potentiel du marché des médias numériques et des TIC en Allemagne
PerspectivesDéfis
  • Secteur en croissance constante
  • La poursuite du développement de l’infrastructure   numérique en Allemagne renforce la demande en matière de médias numériques et   de TIC
  • Vaste éventail de marchés et de liens   interindustriels
  • Plusieurs possibilités d’innovation   (croisée)
      (tant dans le secteur industriel que dans le secteur des services)
  • Intelligence artificielle, mégadonnées, réalité   virtuelle, sécurité informatique
  • Forte concurrence
  • Normes techniques (marché unique   numérique de l’UE)
  • Réglementation (RGPD)
  • Pénurie de main-d’œuvre

Principaux événements

Programmes et organisations

Réseaux pour femmes

3.5  Industries créatives : industrie diversifiée offrant un potentiel de croissance

Faits saillants :

Le terme « industries créatives » désigne onze sous-marchés. Les industries créatives couvrent une vaste gamme d’industries et de produits, allant de la musique, des arts et des arts de la scène aux livres, à la radiodiffusion et au cinéma, en passant par l’architecture et le design, la presse, la publicité, les jeux vidéo et les logiciels. Selon la définition générale, toute entreprise dont les portefeuilles sont de nature culturelle ou créative et qui ne dépend pas des fonds publics relève d’une industrie créative.

Taux élevé de travail autonome

Étant traditionnellement un pays des philosophes et des poètes, l’Allemagne compte des industries créatives vivantes et dynamiques. De grandes expositions sont régulièrement organisées, dont certaines sont reconnues dans le monde entier, comme la documenta de Kassel et les salons du livre de Francfort-sur-le-Main et de Leipzig. La valeur ajoutée brute des industries créatives a augmenté de 4,3 % de 2015 et 2017 et a généré des ventes de 158 milliards d’euros, soit 3,1 % du PIB allemand, en 2017 (cf. BMWi 2017). La part des industries créatives dans le PIB est particulièrement élevée dans les régions urbaines, par exemple dans les villes de Berlin, Hambourg, Cologne et Munich.

En 2017, environ 1,7 million de personnes travaillaient dans les industries créatives en Allemagne, y compris les mineurs et les travailleurs autonomes. Environ un tiers de la main-d’œuvre était composé de pigistes (cf. BMWi 2018). Les femmes sont particulièrement présentes dans les industries créatives, représentant environ 40 % des pigistes et une part égale des employés. Les travailleurs créatifs adoptent souvent un mode de travail novateur, comme le travail à domicile, le cotravail, le partage de bureaux et l’atelier collaboratif.

Le secteur compte en tout 254 700 entreprises, qui sont généralement des entreprises unipersonnelles et de petites entreprises (96,8 %). De plus, le nombre d’entreprises en démarrage est légèrement supérieur à la moyenne, ce qui témoigne bien de la présence d’une culture d’entrepreneuriat et de démarrage au sein des industries créatives. En outre, les dépenses annuelles consacrées à l’innovation représentent 3,1 % des dépenses nationales et s’élevaient à 4,8 milliards d’euros en 2016 (cf. BMWi 2017).

Quelques incertitudes et de bonnes opportunités

Grâce à cette culture de l’innovation, les perspectives pour les industries créatives sont positives. La technologie numérique et les domaines tels que la réalité virtuelle, les graphiques augmentés et la diffusion en continu offrent un fort potentiel pour concevoir et améliorer des produits et services culturels et créatifs. En effet, des synergies entre les industries, comme la culture et la technologie, peuvent être observées dans le domaine du financement avec les plateformes de financement participatif et dans le domaine de la production avec les services d’interface. Les pouvoirs publics, tant à l’échelon local que fédéral, encouragent également l’innovation dans les industries créatives. En Allemagne, les industries créatives sont souvent organisées en grappes régionales, ce qui facilite la création de réseaux.

Malgré les tendances positives, les industries créatives font aussi face à certains défis. Un de ces défis est le droit d’auteur numérique, qui fait encore l’objet de vives discussions à différents échelons (individus, entreprises, société et gouvernement allemands), ainsi qu’au sein des institutions et des pays de l’UE. Un autre enjeu particulièrement urgent pour les industries créatives est de pourvoir les postes vacants par du personnel qualifié. Les logiciels et les jeux vidéo, ainsi que l’architecture et la publicité, se heurtent déjà à de graves difficultés de recrutement. La pénurie de main-d’œuvre est moins grave dans les domaines des arts, de la radiodiffusion et de la presse (cf. BMWi 2017). Toutefois, avec le vieillissement de la population et un nombre moins élevé de jeunes, cette tendance devrait s’accentuer à long terme. En revanche, le vieillissement de la société et les tendances à une individualisation accrue peuvent généralement être considérés comme une source de potentiel du marché. En effet, de nouveaux groupes cibles et marchés de niche sont susceptibles d’apparaître, ce qui profitera aux entreprises établies et aux entreprises en démarrage. En outre, l’augmentation des dépenses de la population allemande pour les événements culturels (événements en direct) offre des débouchés à des industries créatives.

Potentiel du marché des industries créatives en Allemagne
PerspectivesDéfis
  • Marché en croissance qui offre de   multiples liens avec d’autres industries
  • Forte culture de création et d’innovation   qui profite du potentiel de la numérisation pour de nouvelles idées d’affaires
  • Nouveaux groupes cibles avec le   vieillissement de la population et les tendances à l’individualisation
  • Augmentation des dépenses consacrées aux   événements culturels
  • Forte proportion d’emplois marginaux   (surtout chez les pigistes et les travailleurs autonomes)
  • Incertitudes liées au droit d’auteur   numérique
  • Difficultés à pourvoir les postes   vacants

Événements

Liens utiles

3.6  Technologies propres : marché caractérisé par de solides PME

Faits saillants :

Les technologies propres décrivent des produits, des processus et des services qui visent à accroître l’efficacité ou la productivité en diminuant l’utilisation des ressources et de l’énergie ou la production de déchets ou la pollution. La contribution de l’industrie à l’accroissement de la durabilité cadre bien avec les objectifs et le consensus de la société et de la classe politique. Les principaux domaines d’activité de l’industrie des technologies propres sont les énergies renouvelables, la gestion de l’eau et des déchets, y compris tous les aspects du recyclage, la mobilité écologique et les solutions efficaces. Alors que les femmes ne représentent que 19,3 % des employés en génie de l’environnement, 36,7 % des employés des services environnementaux et de consultation étaient des femmes en 2017 (cf. IAB 2018).

Solide marché national et mondial

D’un point de vue mondial, l’Allemagne est l’un des plus grands marchés des technologies propres et tire profit de son image de fournisseur de marque de ces produits. En outre, les consommateurs allemands sont généralement très sensibilisés aux questions de durabilité en matière de consommation. L’énergie propre est particulièrement importante, 46 % des consommateurs ayant utilisé de l’énergie propre et 64 % d’entre eux se disant de plus en plus disposés à le faire en 2016 (cf. UBA 2017). L'industrie allemande des technologies propres détient une part de 14 % du marché mondial et représente 15 % du PIB allemand (2016) (cf. BMU 2018a). De plus, les technologies propres bénéficient de plusieurs allégements fiscaux et subventions et jouent un rôle actif dans les investissements en recherche et développement. L’industrie est principalement dominée par des hommes, les femmes représentant seulement 23 % des employés en 2017 (cf. IAB 2018). Aujourd’hui, environ 1,5 million de personnes sont employées par des entreprises de technologies propres. L’industrie est principalement composée de petites et moyennes entreprises. Cependant, de grands acteurs comme Siemens jouent un rôle essentiel sur le marché (cf. Fazit GmbH 2019 ; UBA 2018).

La transition énergétique de l’Allemagne offre à la fois des défis et des possibilités. Si l'abandon progressif de la production d'énergie à partir de combustibles fossiles et du nucléaire a ouvert la voie à une part croissante d’énergies renouvelables dans le secteur de l’électricité, le stockage et le transport de l’énergie suscitent encore des frictions. Néanmoins, il existe de solides possibilités de croissance dans ces secteurs. En outre, une forte pression s’exerce en faveur de l’augmentation de la mobilité électrique, bien que les chiffres actuels sur l’utilisation de ces véhicules soient extrêmement bas (cf. UBA 2018).

Numérisation et gestion des déchets : grandes lacunes du marché

Les technologies numériques permettent d’améliorer davantage le rendement des entreprises du secteur. Ce dernier est déjà bien outillé en ce qui concerne la production et la distribution d’électricité respectueuse de l’environnement ainsi que de l’efficacité énergétique. En revanche, la mobilité durable et la gestion durable de l’eau en sont encore à leurs débuts. En outre, l’efficacité matérielle ainsi que la gestion des déchets et le recyclage affichent les taux les plus faibles de préparation au numérique. En effet, l’amélioration de la qualité de l’eau, notamment par la lutte contre la contamination par les nitrates et les phosphates, est un objectif que l’économie allemande n’a toujours pas atteint (cf. BMU 2018a). En outre, la gestion des déchets fait l’objet d’un contrôle régulier en Allemagne. Alors que les déchets provenant de l’extraction minière et de la construction ont diminué, les déchets ménagers ainsi que les déchets de production et du commerce sont restés relativement constants, ayant même légèrement augmenté au cours des dernières années (cf. BMU 2018b). Il est possible de cerner une lacune du marché dans les modèles d’affaires novateurs traitant de la gestion des déchets et de la réduction de la consommation commerciale et privée, ainsi que de l’expansion du recyclage et du recyclage valorisant. La situation est similaire en ce qui concerne la mobilité électrique. D’une manière générale, la mobilité respectueuse de l’environnement a une longue tradition en Allemagne, le gouvernement ayant encouragé les transports publics, le vélo et les voitures électriques, mais en réalité les transports allemands sont encore largement tributaires des carburants fossiles. La classe politique et les entreprises font d’importants investissements et mettent l’accent sur la recherche en matière de mobilité électrique, ce qui constitue un bon point de départ pour la création de nouvelles entreprises (cf. Buchmann 2017).

4 | Faire des affaires en Allemagne

Bonne nouvelle : en tant que Canadien, vous n’avez pas besoin d’un visa pour entrer en Allemagne et vous pouvez y rester jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours à compter de la date de votre première entrée. Toutefois, si vous avez l’intention de rester plus longtemps ou de travailler en Allemagne, vous devez obtenir un visa, que vous pouvez demander après votre première entrée. Pour faire des affaires (ou démarrer une entreprise) en Allemagne, d’autres démarches administratives sont nécessaires.

Réseaux

Ecosummit: Réseau qui accélère les entreprises en démarrage écologiques, les investisseurs et les sociétés (en anglais)

Green Alley Award: Réseau pour les entreprises en démarrage écologiques (en anglais)

Potentiel du marché des   technologies propres en Allemagne
PerspectivesDéfi
  • Marché de premier plan offrant un fort   taux de croissance
  • Structure de marché diversifiée avec une   forte proportion de PME, mais aussi de grandes entreprises
  • Potentiel attribuable à la transition   énergétique en Allemagne (allégements fiscaux, subventions, investissements   dans la recherche et le développement, etc.)
  • Gestion des déchets
  • Gestion des déchets, surtout privés et   commerciaux
  • Efficacité matérielle
  • Modèles d’affaires novateurs pour le   recyclage et le recyclage valorisant
  • Renforcement de l’application des   technologies numériques
  • Longue période avant que les   investissements dans les nouvelles technologies liées aux technologies   propres ne portent leurs fruits

Liste de vérification : comment démarrer une entreprise en Allemagne

Si vous voulez rester en Allemagne après l’expiration de votre visa, vous devez…

1. Enregistrer   votre adresse auprès des autorités locales (Anmeldung). Vous recevrez une preuve   de résidence (Meldebescheinigung)   dont vous avez besoin, par exemple pour ouvrir un compte de banque,   demander un permis de séjour ou obtenir un numéro de téléphone portable.

2. Demander un permis de séjour (Aufenthaltserlaubnis) au bureau local de l’immigration.

3. Enregistrer votre entreprise (Gewerbeanmeldung), p. ex. à la Chambre de commerce locale

Il est recommandé – voire obligatoire pour certaines formes d’entreprise de consulter un conseiller fiscal.


Pour de plus amples renseignements, consultez le guide de l’investissement en Allemagne intitulé Investment Guide to Germany (en anglais).

L’étiquette des affaires en Allemagne

Vous avez peut-être entendu dire que les Allemands sont ponctuels, précis et fiables, ou même rigides et sans grand sens de l’humour. Bien que ces attributs soient plutôt stéréotypés et ne reflètent pas nécessairement la réalité, ils reposent sur certaines normes culturelles qui déterminent le comportement des Allemands. Ces attributs doivent être pris en considération lorsque l’on travaille en Allemagne. Voici quelques lignes directrices de base :

Soyez à l’heure – C’est vrai : être à l’heure et respecter les horaires et les sujets est vraiment important en Allemagne. Se présenter à une réunion même avec seulement cinq ou dix minutes de retard est considéré comme impoli.

Donnez une poignée de main et faites un contact visuel – En Allemagne, une poignée de main ferme et courte est la salutation la plus typique. Vous devriez établir un contact visuel avec votre homologue, car il est considéré comme amical et honnête de regarder quelqu’un directement dans les yeux plutôt que d’éviter son regard.

Communiquez directement – Les Allemands sont très directs et ouverts lorsqu’ils parlent, et ils aimeront que vous vous exprimiez aussi clairement.

Valorisez les structures et les règles – Dans la vie économique allemande, il existe une foule de règles, règlements, procédures et processus. Beaucoup de gens d’affaires allemands préfèrent les contrats et les accords écrits aux ententes verbales.

Habillez-vous convenablement – En règle générale, la tenue vestimentaire d’affaires est sobre, formelle et conservatrice en Allemagne. Les femmes portent habituellement un tailleur jupe ou pantalon. Cela dit, les jeunes entreprises ont un code vestimentaire plus décontracté – les jeans et les t-shirts sont acceptables.

Conseils pour les entrepreneures – Le milieu des affaires allemandes est dominé par les hommes. Le pourcentage de femmes cadres dans le secteur allemand des petites et moyennes entreprises est d’environ 15 %. Le taux de travail autonome chez les femmes est de 7 %, soit seulement la moitié de celui des hommes. C’est donc dire qu’une femme entrepreneure en Allemagne fait toujours exception et est même inhabituel dans certaines industries. Même si la situation évolue, vous devez être conscientes de ces circonstances. Ne vous découragez pas.

Comme au Canada, la culture de travail varie d’une industrie à l’autre, d’une ville à l’autre et d’un bureau à l’autre. En règle générale, il est préférable de commencer une relation d’affaires de façon formelle et professionnelle, puis d’évoluer vers une relation plus décontractée et personnelle au fil du temps, si cela semble être la norme chez vos clients, partenaires ou fournisseurs de services.

Vous trouverez des conseils plus détaillés sur le site Web du gouvernement fédéral allemand.

Témoignages de fondatrices   d’entreprise : les trois meilleurs conseils pour les Canadiennes qui   viennent en Allemagne

Nous avons parlé à Sandra Gundermann, citoyenne   canadienne qui vit en Allemagne depuis 2000. Elle a commencé comme   conseillère juridique dans un cabinet d’avocats allemand et travaille   actuellement pour une société d’équipements sportifs.

Conseil   no 1 : Suivez un cours d’allemand intensif de six mois

« Malheureusement, j’ai appris que la   barrière linguistique est très élevée ; beaucoup de renseignements dont vous   avez besoin pour démarrer et gérer votre entreprise ne sont disponibles qu’en   allemand. Voilà pourquoi j’ai suivi un cours intensif de six mois pour   apprendre l’allemand et je recommande à toutes les femmes de faire de même. »

Sandra Gundermann

Conseil no 2 :   Joignez-vous aux réseaux internationaux de femmes

« Vous n’êtes pas seule. D’autres femmes vivent des situations   semblables. Le fait de le savoir et de parler avec d’autres femmes des défis   à relever m’a donné de la force et m’a vraiment encouragée. Je me suis jointe   à l’International Women’s Club, une organisation rassemblant des femmes du   monde entier. »

Conseil no 3 : Tenez-vous debout en tant que femme

« Même si les choses évoluent actuellement en Allemagne, comparé au   Canada, le milieu des affaires dans ce pays demeure un “monde d’hommes”. Vous   devriez vous y préparer, mais ne vous laissez pas intimider. »

5 |Financement et autres ressources

Bien que les renseignements sur les sites Web suivants ne soient fournis qu’en allemand, ils pourraient être utiles avec l’aide d’un outil de traduction. Vous pouvez également rechercher des adresses de courriel ou des formulaires de contact (Kontakt ou Kontaktformular) et demander une personne qui parle anglais ou français.

Possibilités de financement

Généralités

Agriculture et agroalimentaire

Services professionnels

Autres ressources

Prochains événements pour les fondatrices d’entreprise

Réseaux pour les femmes d’affaires en Allemagne à connaître

Réseaux pour les femmes dans les médias numériques et les technologies de l’information et de la communication (TIC)

Services professionnels

Technologies propres

Grüne Startups : Plateforme pour entreprises en démarrage dans le domaine de la durabilité et des innovations vertes (en allemand)

6 |Liste des références

Généralités

KfW Bankengruppe (Kfw) (2018): KfW-Gründungsmonitor 2018 - Gründungstätigkeit weiter im Tief, aber Wachstum, Innovation und Digitales gewinnen an Bedeutung, Frankfurt am Main.

Accord économique et commercial global (AECG) : accord de libre-échange entre le Canada, l’Union européenne et ses États membres. Son application à titre provisoire a permis d’éliminer 98 % des droits de douane entre le Canada et l’UE. Les négociations ont été conclues en août 2014 : https://www.international.gc.ca/gac-amc/campaign-campagne/ceta-aecg/index.aspx?lang=fra

L’Allemagne en bref

Office fédéral de la statistique (2019) : https://www.destatis.de.

KfW Bankengruppe (Kfw) (2018): KfW-Gründungsmonitor 2018 - Gründungstätigkeit weiter im Tief, aber Wachstum, Innovation und Digitales gewinnen an Bedeutung, Frankfurt am Main.

L’économie allemande

Eurostat (2019) : https://ec.europa.eu/eurostat/de/data/database.

Office fédéral de la statistique (2019) : https://www.destatis.de (en anglais et en allemand).

Agence fédérale de l’emploi (2018) : Sozialversicherungspflichtig Beschäftigte nach Wirtschaftszweigen, Nürnberg.

Agence fédérale de l’emploi (2019) : https://www.arbeitsagentur.de/presse/spr-2019-2-jahresruckblick-2018-arbeitsmarkt-entwickelte-sich-weiter-sehr-gut. (en allemand et en anglais)

Deutsche Bundesbank (2018): Perspektiven der deutschen Wirtschaft – Gesamtwirtschaftliche Vorausschätzungen für die Jahre 2019 und 2020 mit einem Ausblick auf das Jahr 2021, Deutsche Bundesbank Monatsbericht Dezember 2018, Frankfurt.

Agriculture et agroalimentaire

Bundesministerium für Ernährung und Landwirtschaft (BMEL) (2018): Landwirtschaft verstehen. Fakten und Hintergründe. Publié par le ministère fédéral de l’Alimentation et de l’Agriculture (BMEL). Disponible en ligne (en anglais et en allemand) à l’adresse https://www.bmel.de/ SharedDocs/Downloads/Broschue-ren/Landwirtschaftverstehen. pdf?__blob=publicationFile, mis à jour en juillet 2018, consulté le 28 février 2019.

Bundesministerium für Wirtschaft und Energie (BMWi) (2019): Lebensmittelindustrie. Publié par le ministère fédéral de l’Économie et de l’Énergie. Consulté en ligne à l’adresse https://www.bmwi.de/Redaktion/DE/Artikel/Branchenfokus/ Industrie/branchenfokus-lebensmittelindustrie.html, mis à jour en 2019, consulté le 25 février 2019.

EHI Retail Institute (2017): Lebensmittelhandel. Disponible en ligne à l’adresse https://www.handels-daten.de/branchen/ lebensmittelhandel, mis à jour en 2017, consulté le 28 février 2019.

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Produits de consommation

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Médias numériques et TIC

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Institut für Arbeitsmarkt- und Berufsforschung (IAB) (2018): Berufe im Spiegel der Statistik. Publié par l’Institut de recherche sur le marché du travail (IAB). Disponible en ligne (en allemand) à l’adresse http://bisds.iab.de, mis à jour en 2018, consulté le 5 mars 2019.

Kubitschke, L. ; Cullen, K. (2010): ICT & Ageing. European Study on Users, Markets and Technologies. Disponible en ligne (en anglais) à l’adresse http://www.ifap.ru/library/book400.pdf, mis à jour en janvier 2010, consulté le 18 février 2019.

Rohr, M. (2018) : Information Technologies. Publié par Germany Trade and Invest (GTAI). Disponible en ligne (en anglais) à l’adresse https://www.gtai.de/GTAI/Navigation/EN/Invest/Industries / information-technologies.html, mis à jour en 2018, consulté le 18 février 2019.

Serentschy, Georg (2018) : « A New Regulatory Paradigm for the Digital Sector in Europe ». In Intereconomics, vol. 53, no 5, p. 287–290, consulté le 26 mars 2019.

Industries créatives

Bundesministerium für Wirtschaft und Energie (BMWi) (2017): 2017 Cultural and Creative Monitoring Report. Publié par le ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie (BMWi). Disponible en ligne (en anglais) à l’adresse https://www.bmwi.de/Redaktion/EN/Publikationen/monitoringbericht-kultur-kreativwirtschaft-2017.pdf?__blob=publicationFile&v=7, mis à jour en décembre 2017, consulté le 21 février 2019.

Technologies propres

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Buchmann, Marius (2017): Cleantech startups: can German utilities bridge the Valley of Death? Publié par energypost.eu. Disponible en ligne (en anglais) à l’adresse https://energypost.eu/cleantech-startups-can-german-utilities-bridge-the-valley-of-death/, mis à jour le 20 avril 2017, consulté le 18 février 2019.

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Umweltbundesamt (UBA) (2018): Indikator: Erneuerbare Energien. Publié par l'Agence fédérale de l'environnement (UBA). Disponible (en allemand) en ligne à l’adresse https://www.umweltbundesamt.de/indikator-erneuerbare-energien, mis à jour le 18 décembre 2018, consulté le 18 février 2019.

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