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L'Accord de libre-échange Canada-Corée: avantages et possibilités pour le secteur canadien de l'agriculture et de l'agroalimentaire

L’Accord de libre-échange Canada-Corée (ALECC) est le premier accord de libre-échange (ALE) du Canada dans la région de l’Asie-Pacifique. Il permet d’accroître la présence du Canada dans l’important marché sud-coréen et d’étendre l’empreinte économique du Canada dans cette région dynamique et vibrante du monde. Il offre également aux investisseurs et aux fournisseurs de services canadiens un accès stratégique aux chaînes de valeur régionales et mondiales, et met les entreprises canadiennes sur un pied d’égalité avec leurs principaux concurrents des États-Unis (É.-U.), de l’Union européenne (UE), de l’Australie et d’autres pays qui ont déjà conclu un ALE avec la Corée du Sud. Dans ce contexte, l’ALECC servira de plateforme pour que les entreprises canadiennes deviennent de plus en plus concurrentielles dans la région. Sur le plan économique, on estime que l’Accord fera progresser le produit intérieur brut (PIB) canadien de 1,7 milliard de dollars, et les exportations canadiennes en Corée du Sud de plus de 30%.

Aperçu des débouchés en Corée du Sud

Accès accru au marché sud-coréen pour les exportateurs canadiens

L’élimination des droits de douane sur les produits agricoles et agroalimentaires prévue dans l’ALECC crée de nouvelles occasions d’affaires pour les exportateurs canadiens et met le Canada sur un pied d’égalité avec les partenaires d’ALE actuels de la Corée du Sud, comme les É.-U. et l’UE.

Une fois pleinement mis en œuvre, l’ALECC éliminera les droits de douane sur plus de 97 % de toutes les exportations agricoles et agroalimentaires du Canada en Corée du Sud, y compris dans tous les principaux domaines d’intérêt pour les exportateurs canadiens.  L’ALECC confère un accès préférentiel aux produits agricoles et agroalimentaires canadiens, dont le bœuf, le porc, le canola et les grains.

À titre d’exemple, depuis l’entrée en vigueur de l’ALECC le 1er janvier 2015, les droits de douane sur les produits agricoles et agroalimentaires suivants ont été éliminés:

Les droits de douane d’autres exportations agricoles importantes du secteur canadien de l’agriculture et de l’agroalimentaire vers la Corée du Sud seront progressivement éliminés sur un certain nombre d’années, dont :

Les exportations agricoles canadiennes vers la Corée du Sud étant actuellement soumises à un taux tarifaire moyen de 52,7 %, les exportateurs profiteront considérablement de l’ALECC.

Simplification des procédures relatives aux règles d’origine et facilitation des échanges

Grâce à l’ALECC, il est plus facile et moins coûteux pour les entreprises canadiennes du secteur agricole et agroalimentaire de faire affaire sur le marché sud-coréen. À titre d’exemple, l’Accord simplifie le processus de dédouanement des marchandises en Corée du Sud grâce aux mesures suivantes:

Réduction des obstacles non tarifaires

Le Canada et la Corée du Sud reconnaissent l’importance d’accroître l’accès au marché du secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire tout en respectant des dispositions sanitaires et phytosanitaires (SPS) rigoureuses.

Aux termes de l’ALECC, le comité sur les normes SPS permet aux experts de collaborer et de se consulter sur les mesures SPS visant à accroître la coopération et à faciliter le commerce en abordant les enjeux avant qu’ils ne deviennent problématiques. Cela fournit des avantages aux exportateurs canadiens de poissons et de fruits de mer en garantissant que l’accès facilité au marché n’est pas compromis par des obstacles commerciaux déraisonnables liés à des mesures SPS.

L’ALECC comporte également des règles strictes applicables aux mesures non tarifaires qui aident les entreprises canadiennes à profiter des débouchés créés par l’Accord et veillent à ce que les gains en matière d’accès au marché ne soient pas compromis par un manque de transparence ou des restrictions commerciales non justifiées. De plus, ces règles strictes sont soutenues par des dispositions globales de règlement de différends bilatéraux. Plus précisément, l’Accord :

Autres grands avantages de l’ALECC pour le secteur canadien de l’agriculture et de l’agroalimentaire

Investissement

Les entreprises canadiennes qui investissent en Corée du Sud profitent des dispositions du chapitre sur l’investissement de l’Accord. Ces dispositions établissent un environnement d’investissement plus transparent et prévisible pour les investisseurs canadiens et aide à réduire les risques associés à l’investissement en Corée du Sud. Le chapitre sur l’investissement offre entre autres une protection contre le traitement discriminatoire et arbitraire et l’expropriation sans indemnisation rapide et adéquate, de même qu’un accès à un mécanisme international indépendant de règlement des différends entre un État et un investisseur.

Propriété intellectuelle

Le chapitre de l’ALECC portant sur la propriété intellectuelle comprend des règles claires et transparentes qui aident à protéger les titulaires canadiens de droits d’auteurs, de brevets et de droits afférents à une marque de commerce en Corée du Sud.

Par ailleurs, en vertu de l’Accord, la Corée du Sud est tenue de protéger les termes « whisky canadien » et « rye whisky canadien » à titre d’indications géographiques, de sorte qu’ils demeurent propres aux producteurs canadiens. Les dispositions d’exécution rigoureuses de l’accord garantissent aux titulaires de droits de propriété intellectuelle canadiens qu’ils peuvent faire affaire en Corée du Sud en toute sécurité.

Pour de plus amples informations sur l’ALECC et les avantages potentiels qui en découlent, veuillez visiter le www.international.gc.ca/corée ou communiquer avec le Service des délégués commerciaux en Corée du Sud (seoul-td@international.gc.ca).

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