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Étude de marché: Pétrole et gaz – pays baltes

Juillet 2019

Aperçu du secteur 

Les pays baltes font partie du marché de l’Union européenne (UE) dans son ensemble et peuvent servir de porte d’entrée en Europe. L’UE est le plus grand importateur mondial de produits pétroliers et gaziers. Ses importations s’élevaient à 336 G$ en 2016 et la diversification des fournisseurs est l’une des principales priorités énergétiques de l’UE. Les entreprises canadiennes qui entreront dans le petit marché de l’énergie des pays baltes et qui y participeront auront accès au vaste marché régional de la Scandinavie et de l’Europe occidentale, y compris des pays suivants :

Les pays baltes sont considérés comme des « îlots énergétiques » en UE compte tenu de l’absence de connexions appropriées avec le marché commun européen de l’énergie. Ils dépendent en grande partie de la Russie pour leur approvisionnement en électricité et en gaz naturel. La dépendance énergétique est la mesure dans laquelle une économie s’appuie sur les importations pour répondre à ses besoins énergétiques. L’Estonie est moins dépendante des importations d’énergie; elle a graduellement réduit sa dépendance, qui est passée de 26 p. 100 en 2005 à 7,4 p. 100 en 2015. La Lettonie a aussi pris des mesures pour réduire sa dépendance, qui est passée de 63,9 p. 100 en 2005 à 51,2 p. 100 en 2015. La Lituanie a quant à elle augmenté sa dépendance, qui est passée de 56,8 p. 100 en 2005 à 78,4 p. 100 en 2015.

La consommation d’énergie dans les pays baltes augmente lentement. En 2014, les pays baltes ont consommé conjointement 17,9 millions de tonnes d’équivalent pétrole (MTep), soit 1,1 p. 100 du total de l’UE, comparativement à 15 MTep en 2000. Bien que l’augmentation de la demande d’énergie ne soit pas problématique, la recherche de solutions de rechange en matière d’alimentation en énergie et de sécurité énergétique demeure importante.

Les marchés de l’énergie de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie n’ont pas encore de connexions énergétiques appropriées, tant entre eux qu’avec d’autres régions de l’UE. La connexion des réseaux électriques des trois pays baltes à la région synchrone des États membres de l’UE voisins et au marché de l’énergie interne constitue actuellement une priorité régionale. Les solutions éventuelles comprennent des pipelines de gaz naturel, des terminaux de gaz naturel liquéfié et des installations d’emmagasinage du gaz souterraines.

Les meilleurs débouchés se rapportant à la distribution de l’énergie se trouvent dans les domaines nécessitant un entretien soit immédiat, soit à moyen et à long terme. En outre, des projets de grande envergure qui sont en construction dans la région présentent un fort potentiel. La priorité est néanmoins accordée aux partenariats et à la coopération avec les pays de la Scandinavie et de l’Europe occidentale et les entreprises qui y sont établies en raison de facteurs relatifs à l’expansion éventuelle et à l’entretien.

Débouchés commerciaux par sous-secteur

Gaz naturel – Dans le secteur du gaz naturel, l’emplacement géographique de la Lettonie est favorable aux activités commerciales ciblant les économies développées de l’UE ainsi que les marchés émergents de ses voisins situés à l’est. La coopération relative au gaz dans les pays baltes repose sur le marché du gaz naturel récemment libéralisé, ainsi que sur les installations d’emmagasinage du gaz Inčukalns et le terminal de gaz naturel liquéfié Klaipeda. Ce pôle régional de gaz en pleine expansion soutient également les projets d’infrastructure de transport, comme le pipeline GIPL et BalticConnector, qui relieront et intégreront les réseaux des pays baltes à ceux de leurs pays voisins de l’UE en 2020-2021. Globalement, ce projet permettra aux pays baltes de devenir un marché régional où transiteront chaque année environ 25 milliards de mètres cubes de gaz naturel, et qui devrait attirer des investissements totalisant plus de 1 G€ d’ici 2020.

Gaz naturel liquéfié (GNL) – Les pays baltes, dont la consommation annuelle totale se chiffre à 5 milliards de mètres cubes, observent actuellement une flambée de la demande de GNL. Le terminal de GNL flottant de Kapleida de 1,5 milliard de mètres cubes de gaz naturel, qui se trouve en Lituanie, est la seule installation de GNL actuellement utilisée dans les pays baltes. La Lituanie continue de chercher des fournisseurs de GNL de remplacement en Amérique du Nord. Les autorités lituaniennes se sont montrées intéressées à en apprendre davantage sur les capacités d’exportation de GNL du Canada dans l’objectif de trouver un fournisseur éventuel. Les nouvelles initiatives relatives au GNL dans les pays baltes favorisent la création d’une porte d’entrée prometteuse vers les marchés de l’UE pour les entreprises canadiennes menant des activités dans ce secteur. De même, les efforts déployés dans l’objectif de connecter le réseau des pays baltes à celui du reste de l’Europe offrent manifestement aux entreprises canadiennes la possibilité de tisser des relations étroites au sein des marchés de l’énergie et de l’électricité de l’Europe occidentale, qui sont de plus en plus interreliés.

Huile de schiste – L’Estonie possède de grandes réserves d’huile de schiste et son industrie d’extraction d’huile de schiste est la plus développée du monde entier. L’huile de schiste représente environ 70 p. 100 de l’approvisionnement total en énergie primaire de l’Estonie. Elle produit 176 544 térajoules (TJ), soit 49 040 GWh par année, et en exporte 30 159 TJ vers les marchés de l’énergie voisins. Malgré les différences entre les technologies utilisées au Canada et en Estonie pour l’extraction et le raffinage de l’huile de schiste, il existe certains débouchés en matière de coopération bilatérale et d’investissements. Le Canada et l’Estonie ont des vues semblables sur la nécessité d’assurer une réglementation non discriminatoire de ces industries. Bien que la production d’huile de schiste augmente, les perspectives de développement à long terme dépendent en grande partie des politiques environnementales qu’adoptera l’UE dans les décennies à venir.

Difficultés dans le secteur et le marché

L’AECG et les débouchés offerts aux entreprises pétrolières et gazières

Tarifs douaniers – Le marché de l’UE recèle un potentiel important pour les entreprises canadiennes du secteur de l’énergie. Les tarifs douaniers imposés par l’UE, qui peuvent atteindre 10 p. 100 pour les entreprises pétrolières et gazières canadiennes, seront éliminés sur tous les produits énergétiques canadiens. Cette mesure entrera en vigueur immédiatement après l’application provisoire de l’Accord et offrira un avantage concurrentiel aux exportateurs canadiens par rapport à de nombreux compétiteurs qui ne bénéficient pas d’un accord commercial préférentiel avec l’UE. Nous encourageons les entreprises à faire usage du nouvel outil Info-Tarif Canada, qui permet aux exportateurs de consulter les tarifs applicables et de les comparer entre divers marchés d’exportation avec lesquels le Canada a conclu des accords de libre-échange, notamment l’AECG.

Certification – Dans le cadre de l’AECG, les entreprises du secteur de l’énergie seront en mesure de faire évaluer certains produits en fonction des normes de l’UE par un organisme d’accréditation au Canada, et l’UE reconnaîtra ces résultats. Cette innovation importante aidera les entreprises pétrolières et gazières canadiennes, particulièrement les PME, à éviter la répétition des essais et à réduire les coûts. Le mécanisme d’évaluation de la conformité de l’AECG nécessitera d’abord la conclusion d’une entente entre le Conseil canadien des normes et European Accreditation. Une fois l’entente établie, les organismes de certification seront en mesure de demander une accréditation et d’appliquer des normes d’essai.

Admission temporaire – L’AECG simplifie les exigences encadrant la conduite des affaires dans l’UE pour les gens d’affaires en visite de courte durée, les personnes mutées à l’intérieur d’une société, les investisseurs, les fournisseurs de services contractuels et les professionnels indépendants. Bien qu’il existe des différences entre les États membres de l’UE, l’AECG prévoit des engagements en matière d’admission temporaire dans le cadre de certaines activités, comme des essais techniques, des services d’analyse, ainsi que des services de consultation pouvant se rapporter à l’énergie. L’AECG donnera accès aux décisions anticipées sur l’origine ou le classement tarifaire des produits, et ce, pour les produits pétroliers et gaziers transformés.

Marchés publics – Grâce à l’AECG, les entreprises canadiennes du secteur de l’énergie auront, pour la première fois, l’accès garanti aux marchés publics de biens et de services de tous les ordres de gouvernement des membres de l’UE, notamment des milliers d’instances régionales et municipales ainsi que des fournisseurs de services publics européens. L’accès préférentiel au marché de l’UE – estimé à 3,3 billions de dollars – ouvrira de nouvelles possibilités commerciales pour le secteur canadien de l’énergie. En plus de créer des débouchés dans le commerce des biens, l’AECG offre un nouvel accès pour un large éventail de services se rapportant au pétrole et au gaz, y compris l’exploration, l’ingénierie, la consultation, l’entretien et les services de réparation. En ce qui concerne les occasions d’approvisionnement, les fournisseurs pourront consulter les avis d’appel d’offres de tous les marchés visés par l’AECG au moyen du service Appels d’offres électroniques quotidiens (TED – ted.europa.eu).

Investissement – L’AECG procurera des avantages aux investisseurs des deux parties grâce à l’amélioration de la certitude, de la stabilité et de la protection pour leurs investissements. L’AECG encourage l’investissement en interdisant au Canada et à l’UE d’appliquer des restrictions injustifiées aux investisseurs et garantit que les investisseurs des deux parties auront droit à un traitement juste et non discriminatoire sur leurs marchés respectifs.

Ressources

Le SDC et les services qu'il offre

Prêt à vous lancer sur les marchés internationaux? Le Service des délégués commerciaux du Canada (SDC) compte des bureaux dans 160 villes du monde. Il fournit des renseignements d’affaires essentiels et un accès à un réseau hors pair de contacts internationaux. Chaque année, il aide des milliers de PME canadiennes à surmonter des obstacles concrets et à cerner des débouchés en matière d’exportation. Fait : Les entreprises qui utilisent les services du SDC exportent 20,5 p. 100 plus que celles qui ne les utilisent pas et bénéficient également d’un accès à 20,9 p. 100 plus de marches.

Personnes-ressources

Ambassade du Canada en Lettonie, à Riga
20/22, rue Baznicas, Riga LV1010, Lettonie
Téléphone : 371-6781-3946
Téléc. : 371-6781-3960
Personne-ressource : Irena Cirule, déléguée commerciale
Courriel : irena.cirule@international.gc.ca
Site Web : www.balticstates.gc.ca

Bureau de l’Ambassade du Canada à Tallinn
Toom-Kooli 13, 10130 Tallinn, Estonia
Téléphone : (372) 6273316
Téléc. : (372) 6273312
Personne-ressource : Kairi-Liis Ustav, agent de programme
Courriel : Kairi-Liis.Ustav@international.gc.ca

Bureau de l’Ambassade du Canada à Vilnius
Business Centre 2000, Jogailos 4, 01116
Vilnius, Lithuania
Téléphone : (370) 52490951
Téléc. : (370) 2497865
Personne-ressource : Egle Jurkeviciene, agent de programme
E-mail: egle.jurkeviciene@international.gc.ca

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