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Mexique - aperçu du marché

Faits importants concernant le Mexique :

Caractéristiques attrayantes du marché mexicain :

Débouchés sectoriels en Mexique

L'aérospatiale

Le Mexique est le 12e producteur et exportateur mondial de produits et services liés à l'aérospatiale. Ses exportations représentent 8,5 milliards de dollars américains d'exportations (avant la pandémie de la COVID-19), et de 2017 à 2019, ce secteur a enregistré une croissance annuelle moyenne de 12 % à 14 %. Le Mexique compte 368 installations industrielles aérospatiales (86 % (fabrication), 12 % (maintenance, réparation et révision) et 11 % (conception et ingénierie), ce qui créé plus de 55 000 emplois dans 19 des 32 états mexicains. La présence de groupes sectoriels dans ce pays est importante pour les Canadiens qui travaillent dans ces secteurs. 
Le marché mexicain est très sensible à la variation des prix et à l'investissement des entreprises canadiennes au Mexique qui approvisionnent les fabricants de l'équipement d'origine (FEO) ou équipementiers. Les objectifs fixés par le ministère de l'Économie et le secteur de l'aérospatiale pour l'année 2025 sont les suivants :

  • Positionner le pays parmi les 10 principaux pays exportateurs;
  • Exporter pour plus de 12 milliards de dollars américains de produits aérospatiaux;
  • Avoir un indice fort pour les emplois de l'industrie et favoriser sa croissance;
  • Maintenir une valeur ajoutée constante supérieure à 20 % dans le secteur.

L'industrie aérospatiale est l'un des secteurs manufacturiers qui a le plus souffert de la crise de la COVID-19 au Mexique. Cette année, elle pourrait connaître une croissance de seulement 7 %, soit 50 % de moins que la croissance moyenne de ces 15 dernières années, ce qui pourrait être l'occasion pour le Mexique de développer sa production et ses activités commerciales avec des fournisseurs de second rang, car cette industrie continue d'offrir beaucoup d'opportunités d'affaires pour une chaîne de production au Mexique. L'un des défis du Mexique est d'attirer des projets d'avant-garde ou à plus fort contenu technologique, ainsi que d'augmenter le nombre des fournisseurs locaux. Les entreprises canadiennes pourraient offrir aux entreprises aérospatiales situées au Mexique leur technologie de pointe.  

Agriculture et aliments transformés  

Le Mexique est le 9e importateur mondial de produits agroalimentaires car il importe environ 40 % de ce qui est consommé au pays. En 2020 (de janvier à novembre), il a importé pour 25,3 milliards de dollars américains de produits agricoles et agroalimentaires. Le Mexique est un importateur net d'aliments pour animaux et il dépend fortement de l'importation de céréales, d'oléagineux et de viandes.  Il y a donc des possibilités d’affaires pour les exportateurs canadiens dans les sous-secteurs suivants :

  • Produits de santé et de bien-être;
  • Marques maison;
  • Produits gastronomiques et de spécialité;
  • Aliments prêts à manger ou prêts à cuire;
  • Aliments pour animaux et leurs ingrédients.

Concernant le sous-secteur AgTech, le Mexique connaît une croissance de la mécanisation agricole. Par exemple, l'utilisation de la technologie permet d'accroître la production d'aliments. De plus, l'efficacité durable est mise en œuvre pour nourrir la population croissante et répondre à la demande de produits mexicains sur les marchés d'exportation. Des technologies et des équipements modernes sont nécessaires pour permettre aux producteurs agricoles d'améliorer la qualité, d'accroître la productivité et d'assurer la sécurité alimentaire. 
La croissance du marché mexicain des aliments pour animaux de compagnie devrait se poursuivre (de 5 à 10 % par année), car les propriétaires d'animaux de compagnie nourrissent de plus en plus leurs animaux avec des aliments préparés plus sains. L'industrie a donc besoin de nouveaux produits et de meilleurs ingrédients pour la santé. Le potentiel de la croissance le plus élevé est le secteur des aliments pour chiens, suivis de celui des aliments pour chats, qui constituent un segment plus saturé que son prédécesseur.
À compter du 1er décembre 2020, le Mexique a mis en œuvre des nouveaux avertissements sur le devant des emballages et autres changements dans l'étiquetage des aliments et des boissons non alcoolisées destinés à la vente au détail au Mexique, conformément à la norme mexicaine (NOM-051-SCFI/SSA1-2010).  Il est fortement conseillé aux exportateurs canadiens de collaborer avec les importateurs mexicains et/ou les unités de vérification privées autorisées par le gouvernement mexicain pour apporter les modifications nécessaires à leurs étiquettes d’emballage afin de se conformer aux nouvelles dispositions de cette norme. Cela permettra ainsi d'éviter toute complication lors de la vente de leurs produits au Mexique. 
De nouvelles dispositions de la norme NOM-051 doivent également entrer en vigueur le 1er avril 2021. Parmi ces dispositions, l'utilisation d'autocollants d’avertissements sur le devant des emballages ne sera plus autorisée après le 31 mars 2021. Les autres dispositions de la norme sont :

  • Les personnages de dessins animés, les célébrités ou tout autre personnage apprécié des enfants seront interdits sur les produits ayant des avertissements sur le devant des emballages;
  • L'obligation de déclarer les sucres ajoutés dans la liste des ingrédients des produits agroalimentaires;
  • Les sucres ajoutés devront être déclarés sur la principale surface exposée du produit; 
  • Les produits de substitution devront comporter le mot  « IMITACIÓN » (IMITATION).

Veuillez consulter le texte intégral de la norme NOM-051 modifiée (disponible uniquement en espagnol) pour prendre connaissance de toutes les modifications qui entreront en vigueur le 1er avril 2021.
En vertu de l’ACEUM, la plupart des produits agroalimentaires canadiens ont une exemption de droits de douane au Mexique, à l'exception de la volaille, des œufs, des produits laitiers et du sucre.  Dans le cadre du PTPGP, certains produits canadiens qui ne bénéficient pas d'un accès préférentiel en vertu de l’ACEUM peuvent être exportés au Mexique avec une exemption de droits de douane ou un accès référentiel, dans le cadre de contingents tarifaires permanents pour chaque pays établis par le Mexique. 
Il s'agit notamment de produits agroalimentaires, tels que :

  • Le lait en poudre;
  • Le lait évaporé et le lait condensé;
  • Le beurre;
  • Le fromage;
  • Les composantes et ingrédients laitiers à base de lait.

Automobile

Le Mexique est le 6e producteur mondial et le 4e exportateur de véhicules automobiles. Sa production représente environ 20 % de la production automobile en Amérique du Nord. L’ACEUM prévoit établir des règles d'origine plus strictes pour ce secteur, qui est déjà le plus intégré au marché de l'automobile parmi les trois pays de l'Amérique du Nord, ce qui représente des possibilités d'affaires supplémentaires pour les exportateurs canadiens de pièces automobiles au Mexique. Les fabricants de l'équipement d'origine (FEO) ou équipementiers substitueront des importations en provenance de régions autres que l'Amérique du Nord.  Plus de 60 fournisseurs canadiens ont des usines au Mexique, ce qui donne au Canada un avantage important pour accroître sa part de ce marché. 

Technologies propres

La Stratégie de promotion du commerce international pour les technologies propres démontre que le secteur de l'automobile est une priorité importante pour Affaires mondiales Canada qui positionne le Canada au rang de leader mondial dans le domaine des technologies propres. L'activité mondiale dans ce secteur devrait dépasser 2,5 billions de dollars canadiens d'ici 2020. Le Canada occupe une place de choix pour saisir les occasions d’affaires que résultent de cette croissance, car les concepteurs de technologies propres canadiens ont déjà prouvé leur capacité à innover de façon concrète et pratique pour obtenir des résultats tangibles. Le Canada s'est fixé des objectifs ambitieux axés sur l'exportation, en matière de technologies propres, afin de devenir l'une des cinq principales industries exportatrices d'ici 2025. Compte tenu de la taille du marché intérieur canadien, une forte croissance des exportations est un facteur important qui fait du Mexique un marché attrayant.
Dans le plan national de développement de l’énergie 2020-2024 du gouvernement mexicain, nous avons constaté que le Mexique ne considère pas les énergies renouvelables comme une priorité. En outre, le Mexique veut atteindre l'autosuffisance dans le secteur de l'énergie avec une technologie acquise au niveau national. C'est pourquoi, nous avons envisagé de réorienter les efforts du service de délégués commerciaux vers des secteurs où il y a un plus grand potentiel de participation canadienne, tels que :

  • L'efficacité énergétique;
  • L'exploitation minière verte;
  • L'eau.

Efficacité énergétique

Alors que la réforme de l'énergie de 2013-2014 a créé de nombreuses opportunités d'affaires pour les entreprises du secteur des énergies renouvelables, la politique actuelle du gouvernement a pour effet de rendre ce secteur incroyablement instable avec peu d'opportunités d’affaires.
Cependant, étant donné que les tarifs de l'énergie augmentent au pays, il est possible de saisir des opportunités d'affaires dans le domaine de l'efficacité énergétique, en particulier dans le secteur industriel. Une cartographie des opportunités d'affaires de ce secteur est nécessaire.

L'exploitation minière verte

Au Mexique, le secteur minier et métallurgique représente 4 % du produit intérieur brut (PIB) national. Le Mexique est le premier pays au monde pour la production minière d'argent et se classe parmi les 10 premiers producteurs de 16 différents minéraux. Le Mexique est la première destination en matière d'investissement pour l'exploration minière en Amérique latine et la quatrième destination au monde.
Les entreprises canadiennes sont les plus importants investisseurs étrangers du secteur minier mexicain, par conséquent, ils sont un élément clé de la relation commerciale bilatérale. Au cours de la nouvelle administration mexicaine, le président Lopez Obrador a promis d'examiner les impacts environnementaux de l'exploitation minière, ce qui incitera les entreprises à s'engager davantage en faveur du développement durable avec de meilleures pratiques d'exploitation.
La mise en œuvre d'un commerce durable avec la technologie propre canadienne peut répondre aux pressions commerciales actuelles, telles que :

  • Les sources d'énergie;
  • Le stockage de l'énergie;
  • La réduction des émissions de carbone;
  • Le traitement de l'eau.

Les sociétés minières canadiennes sont des acteurs importants pour encourager le Mexique à s'orienter vers un secteur minier plus durable.

Eau

Selon la Commission Nationale de l’Eau (CONAGUA) du Mexique, environ 10 millions de personnes n'ont pas accès à l'eau potable ou à des services d'assainissement, ce qui représente environ 8 % de la population, et par conséquent, une opportunité d'affaires potentielle pour les entreprises canadiennes.

La consommation d'eau par personne au Mexique est environ la moitié de celle du Canada. Proportionnellement, plus d'eau est destinée à l'agriculture, soit environ 75 % de l'eau disponible, ce qui contribue à la pollution des eaux de surface. De plus, près de 60 % de la quantité totale d'eau souterraine extraite est prélevée à partir d'aquifères surexploités. Comme on s'y attendait, ces aquifères surexploités se trouvent dans les zones les plus peuplées et les plus arides du Mexique. L'extraction totale de l'eau dépasse le taux de réalimentation dans les villes de Mexico et de Monterrey, et d'autres régions du nord du Mexique, dans les états de Sonora et de la Basse-Californie.

De plus, une infrastructure hydraulique vieillissante entraîne des fuites d'eau pouvant atteindre 40 % de l'approvisionnement en eau du pays, ce qui crée des possibilités d'affaires supplémentaires pour les entreprises canadiennes dans le domaine des infrastructures. 
Par conséquent, il y a une pénurie d'eau potable au Mexique, et presque 30 millions de foyers dépendent des services de distribution de l'eau.

Les problèmes de pénurie et d'excès d'eau ont forcé le gouvernement mexicain et les grandes entreprises à investir dans des réseaux d'aqueduc et des usines de traitement des eaux usées pour fournir de l'eau potable. La croissance rapide des industries et l’augmentation du prix de l’eau ont contraint plusieurs usines au Mexique à installer leurs propres installations de traitement de l'eau, soutenant ainsi les investissements dans le marché des produits chimiques pour la d’épuration des eaux usées. Le secteur de l'eau au Mexique est très attrayant pour les entreprises qui offrent des technologies haut de gamme très compétitives, ce qui en fait un marché important pour ces entreprises canadiennes.

Industries culturelles

Les industries culturelles représentent 3,2 % du PIB du Mexique, selon les statistiques de l'Institut national de statistiques et de géographie (INEGI) publiées en novembre 2019. Les industries culturelles créent 1 395 000 emplois et leur impact économique est plus élevé que celui d'autres industries, telles que l'agriculture, ainsi que la production et la distribution d'énergie électrique.
La variété et la convergence des sous-secteurs de cette industrie en font l'un des pays les plus dynamiques avec qui faire des affaires, selon les signes positifs provenant de la relation Canado-Mexique. Bien que les industries culturelles canadiennes jouissent d'une certaine visibilité au Mexique, des alliances stratégiques pourraient naître par l'intermédiaire de :

  • L'investissement;
  • Le commerce;
  • La coproduction;
  • Des possibilités d'innovation.

Les livres et l'édition, le cinéma et l'industrie de la musique ont été identifiés comme les trois sous-secteurs de l’industrie culturelle les plus importants ayant une plus grande contribution économique au Mexique. Malgré cela, ces sous-secteurs ainsi que les arts du spectacle, les expositions et les musées, ont été les plus touchés économiquement durant la pandémie de COVID-19. Quelques exemples de l'impact économique de chaque sous-secteur de l'industrie culturelle sont décrits ci-dessous.

Livres et édition

L'Association des libraires du Mexique constate une baisse de 85 % des ventes en 2020, ayant perdu les revenus des foires du livre et des événements professionnels qui ne peuvent pas avoir lieu. Néanmoins, une augmentation des ventes de livres électroniques a été enregistrée durant la crise du COVID-19, mais seules les entreprises qui avaient mis en place une solide structure de commerce électronique ont pu assurer leur présence sur le marché.

Cinéma

Plus de 80 événements qui promouvoient le cinéma national et international ont été transformés en événements virtuels en ligne ou de façon hybride, tels que :

  • Guadalajara;
  • Los Cabos;
  • Morelia;
  • Festival du film de Guanajuato.

Selon la Commission du cinéma mexicain, les activités de tournage de film ont été reprises dans certains états du Mexique, avec un personnel limité par équipe de tournage et des protocoles sanitaires stricts. Les cinémas ont rouvert leurs portes pour une capacité de spectateurs limitée et des protocoles sanitaires stricts. La société PwC prévoit que les cinémas mexicains perdront 68 % de leurs revenus en 2020. 

Musique

Des spectacles et des festivals de musique ont été annulés ou reportés. Bien que les concerts de diffusion en continu ou streaming n'aient pas été totalement bien accueillis par le public mexicain, certaines entreprises redoublent d'efforts pour promouvoir leurs plateformes de concerts en ligne.   

Éducation

Le Canada est reconnu au Mexique comme une excellente destination pour les études et la recherche. En plus de la qualité élevée de l'éducation au Canada, les étudiants mexicains sont attirés par le Canada pour les raisons suivantes :

  • Le niveau et la qualité de vie;
  • Des villes sécuritaires;
  • Des possibilités de travail durant leurs études;
  • La possibilité d'immigrer au Canada après l'obtention de leur diplôme d'étude.

Le Mexique est la 11e plus grande source d'étudiants internationaux du Canada. En 2019, 8 710 étudiants mexicains détenaient un permis d'études au Canada pour une période de six mois ou plus. Un nombre supplémentaire de 17 065 étudiants ont assisté à des cours de langue de courte durée, ce qui a représenté une augmentation de 17 % par rapport à 2018, et un afflux d'environ plus de 25 000 étudiants mexicains au Canada en 2019.
Les Mexicains n'ont pas besoin d'obtenir un visa pour étudier au Canada dans le cadre de programmes d’études de courte durée (jusqu'à six (6) mois au Canada) car ils n'ont besoin d'un permis d'études que lorsque le programme choisi dépasse cette durée minimale. Les principaux défis qui persistent sont :

  • Un manque de connaissance des établissements d'enseignement canadiens par rapport à ceux des principaux pays concurrents;
  • La barrière linguistique;
  • Les possibilités limitées d’obtenir des bourses d'études ou une aide financière.

Néanmoins, le Mexique demeure le deuxième pays le plus important en Amérique latine pour l'envoi d'étudiants internationaux au Canada.
En raison de la pandémie de COVID-19, l'économie mexicaine a été fortement perturbée, notamment au niveau des familles, de l'économie et des fonds publics, créant beaucoup d'incertitude relative à l'avenir de la mobilité internationale. Cependant, le marché mexicain continue de s'intéresser à l'éducation canadienne.
Les agents, collèges canadiens et universités continuent de recruter des étudiants mexicains au Canada. De nouveaux modèles de prestation de programmes internationaux sont également devenus plus attrayants pour les établissements d'enseignements mexicains, comme par exemple :

  • Les programmes de mobilité virtuelle;
  • La collaboration universitaire en ligne;
  • Les cours hybrides ou mixtes (en partie en présentiel en partie virtuel);
  • La collaboration en matière de recherche.

Foresterie et produits du bois

Le secteur de la foresterie et des produits du bois au Mexique est de taille modeste par rapport aux autres marchés d'exportation du Canada. Toutefois, ce secteur offre des possibilités d'affaires aux exportateurs canadiens de bois d'œuvre, puisqu'environ 70 % de la consommation mexicaine provient de ses industries locales de fabrication de meubles, de revêtements de sol, d'emballage et de construction, qui dépendent des produits du bois provenant principalement des pays suivants :

  • États-Unis;
  • Chili;
  • Brésil;
  • Canada;
  • Chine.

Selon les statistiques mexicaines sur les importations de 2019, le Mexique a importé à l'échelle mondiale, 442 239 025 de dollars canadiens de bois de conifères sciés et de bois de résineux (HS Code 440710). Près de 12 % de ce montant, soit 52 988 135 de dollars canadiens a été déclaré comme du bois d'œuvre canadien. L’ACEUM maintient les taux tarifaires préférentiels de 0 % pour le bois d'œuvre canadien et améliore l'accès aux décisions anticipées en matière de douane du SAT (Servicio de Administración Tributaria) pour accroître l'uniformité des exportateurs canadiens. Le bois d'œuvre canadien est reconnu pour sa qualité supérieure, étant donné que le froid a pour effet de resserrer le grain du bois, ce qui le rend à la fois plus attractif sur le plan visuel tout en préservant son intégrité structurelle.

Le marché mexicain des produits du bois est sensible aux prix, par contre, les produits canadiens spécialisés comme le bois stratifié croisé et les meubles en bois haut de gamme occupent des créneaux de marché. L'industrie mexicaine de la fabrication de meubles est surtout axée sur les exportations à destination des États-Unis, toutefois, certains créneaux de marché pour les meubles haut de gamme proviennent aussi de l'Espagne et de l'Italie.

Les exportateurs canadiens doivent relever plusieurs défis, notamment la fluctuation des prix des produits du bois, les frais de transport et le peu de normalisation pour les apprêts du bois. Bien que la part de marché du Canada ait augmenté de façon constante au cours des dernières années, il est important de noter que l'augmentation de sa part de marché a été éclipsée par l'augmentation des importations de bois brésilien au cours de la même période. Par contre, étant donné qu'il y a une contrainte réglementaire sur la présence d'écorce des produits de bois d'œuvre importés, il faut rester optimisme. Dans un marché qui connaît des difficultés économiques extrêmes dans le contexte de la pandémie de COVID-19, l'industrie de la fabrication de meubles au Mexique a démontré sa capacité à surmonter ses restrictions par sa polyvalence, par la fabrication et les exportations.

Technologies de l'information et des communications (TIC) et industries numériques  

 

Avec plus de 4 000 entreprises de TIC et environ 2,6 millions d'entreprises acheteuses de solutions TIC, le marché mexicain des TIC représente 43,5 milliards de dollars canadiens. Bien que la COVID-19 entraîne une contraction du secteur de -4,1 % en 2020, le marché des TIC devrait connaître un rebond de +6,4 % à +6,6 % en 2021. Ce sont des opportunités d'affaires intéressantes pour les fournisseurs canadiens qui veulent améliorer la transformation numérique avec les sous-secteurs suivants :

  • Le développement de logiciels;
  • Les solutions de connectivité;
  • L'industrie 4.0 (Internet des objets et quantités énormes d’information);
  • La cybersécurité.

 

Les secteurs des télécommunications et de la radiodiffusion représentent à elles seules 3 % du PIB du Mexique et sont responsables de la création de plus de 260 000 emplois.

L’ACEUM augmentera la sécurité des entreprises canadiennes du marché numérique, car elle traitera à la fois de la protection de la propriété intellectuelle et de la localisation des données. Le commerce électronique connaît une croissance constante et les ventes en ligne au Mexique ont eu une croissance de 81 % en 2020 par rapport à l'année précédente.

Sciences de la vie

Le marché pharmaceutique mexicain est l'un des principaux marchés d'Amérique latine et l'un des marchés les plus importants au monde. La taille du marché mexicain est estimé à 22,5 milliards de dollars américains d’ici 2020 et le marché a eu et continuera d'avoir des taux de croissance annuels d'environ 6 %. Il y a environ 186 entreprises pharmaceutiques au Mexique et 650 à 750 entreprises de produits alimentaires, de santé et de consommation.

Selon l'OCDE, le Mexique occupe la deuxième place en termes de dépense importante en médicaments, soit 28 % de ses dépenses totales en santé, dépassant la moyenne de l'OCDE de 17 %. De plus, les dépenses en médicaments en pourcentage du PIB de 1,7 % dépassent également la moyenne de l'OCDE de 1,4 %.

Les dépenses en produits de santé naturels ont également connu une augmentation substantielle ces dernières années et une croissance continue est attendue avec l'importance croissante des ventes en ligne dans le pays. Le Mexique a consolidé sa position comme fabricant d'appareils médicaux de premier ordre et est un important pôle d'innovation en Amérique latine. Ayant la capacité de produire à un quart du coût de la production des États-Unis, le Mexique est maintenant le 10e exportateur mondial d'appareils médicaux, le plus important en Amérique latine et le premier fournisseur des États-Unis. 

Ce secteur représente des opportunités d'affaires clés pour le Canada, notamment dans les industries des appareils médicaux, du cannabis et des suppléments naturels. La pandémie de COVID-19 a créé de nouvelles occasions d'affaires pour les entreprises canadiennes fabriquant une diversité de produits de santé, notamment des appareils médicaux, des solutions numériques et fournissant des services liés à la santé. Finalement, le cannabis médical représente un secteur d'importance en raison de la réglementation imminente de cette industrie par le gouvernement mexicain. 

Dans tous les cas, les exportateurs canadiens doivent être prêts à consacrer du temps pour nouer des réseaux d'affaires afin d’identifier leurs meilleurs partenaires d'importation et de distribution de leurs produits.  

Les principales compétences canadiennes dans ce secteur sont la recherche et le développement, notamment dans les secteurs suivants :

  • La recherche en médecine clinique et en biomédecine;
  • Les appareils médicaux;
  • Les solutions numériques (l'intelligence artificielle en matière de santé comme secteur émergent, et la formation dans le secteur de la santé).

 

Le Canada est le 10e marché pharmaceutique et le huitième marché pour les appareils médicaux. 

Exploitation minière

Le Mexique possède l'un des secteurs miniers les plus importants. Il figure parmi les 10 premiers producteurs de 16 minéraux différents, et occupe la première place mondiale pour la production d'argent, pour environ 3,2 % du PIB national. Le secteur minier est un élément clé de la relation commerciale entre le Canada et le Mexique. En 2019, le Mexique est devenu le septième bénéficiaire des actifs miniers canadiens à l'étranger, avec environ 8 milliards de dollars canadiens (4,5 %). Il est important de mentionner que 125 des 179 sociétés étrangères actives dans le secteur minier au Mexique ont leur siège social au Canada ou ont des capitaux canadiens.
Les investisseurs miniers canadiens au Mexique sont confrontés à des défis de longue date tels que :

  • La primauté du droit;
  • La sécurité;
  • L'accès aux terres;
  • Le travail;
  • La fiscalité;
  • Les exigences vagues en matière d'engagement communautaire;
  • La consultation des communautés autochtones.

En 2018, le plus faible niveau d'investissement dans l'exploration minière des 12 dernières années a été enregistré. 
L'importance du secteur minier mexicain combinée à l'importance de la présence canadienne fait du Mexique un marché prometteur pour les fournisseurs canadiens d'équipements et de services miniers. Le Mexique met de nouveau l'accent sur l'exploitation minière durable et a un besoin croissant en solutions adaptées pour rendre l'exploitation minière plus efficace (réduction des coûts), innovatrice, durable et sécuritaire. Toutefois, le marché a tendance à être sensible aux prix et à être concurrentiel. Malgré les investissements canadiens considérables dans le secteur minier au Mexique, il n'est pas rare qu'une société minière canadienne opte pour un approvisionnement local plutôt que canadien pour des raisons d'acceptabilité sociale et de réputation locale.

Au début de la crise de la COVID-19, le secteur minier n'était pas considéré comme une activité essentielle. Les activités minières ont été interrompues durant environ deux mois, pour reprendre en juin à un rythme très lent. Il a fallu mettre en place un protocole sanitaire très strict sur les sites miniers, et encore aujourd'hui, les compagnies minières ne font pas travailler tous leurs employés sur les sites car certains d'entre eux ont des conditions de santé fragiles ou sont considérés comme des personnes vulnérables.

Pétrole et gaz

L'arrivée d'Andres Manuel Lopez Obrador (AMLO) à la présidence du Mexique en décembre 2018 a imposé un changement de cap radical dans le secteur énergétique du pays. Afin d'assurer la souveraineté énergétique du Mexique, AMLO a mis en œuvre une série de modifications, de politiques, d’organisation et de règles de fonctionnement de ce secteur.  Le nouveau paradigme n'est pas nécessairement fondé sur des principes économiques ou de marché, mais sur des hypothèses idéologiques, ainsi que sur une approche nationaliste qui restreignent la participation privée au marché mexicain de l'énergie.
Le gouvernement mexicain a pour objectif d'atteindre une production nationale de 2,8 millions de barils équivalent pétrole (BEP) d'ici 2024, pour que PEMEX, une société d’État du Mexique dans le secteur de l’énergie, conserve 396 des quelques 500 champs pétrolifères du Mexique, et les barils restants à être attribués à des entreprises privées lors de la réforme énergétique. Les entreprises privées se sont engagées à produire 200 000 BEP d'ici 2024, et PEMEX s'efforcera d'inverser le long et profond déclin de ses activités d'exploration et de production. Néanmoins, la réalisation de cet objectif est considérée comme presque impossible par les analystes économiques. 
L'un des besoins les plus urgents du Mexique est le développement de son réseau de transport, d’entreposage et de distribution de gaz. Bien que le Mexique dispose de ressources considérables en gaz naturel, sa production nationale demeure modeste. En fait, il est devenu un importateur net de gaz naturel, puisque la plupart des importations sont acheminées par gazoduc à partir des États-Unis. Actuellement, le Mexique compte environ 18 800 kilomètres de gazoducs, par rapport à 490 000 kilomètres de gazoducs aux États-Unis. 
Le 12 décembre 2017, la politique d’entreposage minimale des produits pétroliers est entrée en vigueur dans le but de sauvegarder l'approvisionnement en produits pétroliers au Mexique, en se basant sur les meilleures pratiques internationales. À compter du 1er juillet 2020, les agents de commercialisations et distributeurs de produits pétroliers sont tenus de maintenir un stock minimal équivalent à cinq jours de ventes. Actuellement, PEMEX possède plus de 90 % de la capacité d'entreposage au Mexique, et se positionne comme le seul acteur du marché mexicain pouvant se conformer aux nouvelles règles d’entreposage des hydrocarbures. Selon le Secrétariat à l'Énergie du Mexique (SENER), près de 70 projets d'entreposage ont été mis en place au pays depuis 2013. Cependant, pour atteindre ses objectifs, le Mexique a besoin d'un système d'infrastructure intégré qui relie ses installations de transport et d'entreposage. 
La part de marché de PEMEX des ventes d'essence s'est lentement et constamment effacée au cours des derniers mois, mais elle occupe toujours une position dominante sur le marché de l'essence au Mexique. La part de marché de PEMEX est passée de 99,3 % en janvier 2018 à 86,8 % en décembre 2019 (source : Oil Price Information Service - OPIS). La tendance des nouveaux sites d'entreposage privés mis en place au Mexique en 2019 continuera probablement en 2020. 
Les entreprises canadiennes sont bien placées pour fournir des solutions efficaces à PEMEX et aux exploitants privés de pétrole et gaz au Mexique, dans un large éventail de secteurs d'activités. PEMEX demeure le plus gros acteur du marché, toutefois, sa fragile position pourrait mettre en péril l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement du secteur pétrolier et gazier au Mexique, y compris, pour les entreprises qui vendent à l'entreprise publique, directement ou par l'intermédiaire d'autres fournisseurs de services.

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