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Les partenariats en matière d’innovation en Europe – Un guide pour les petites et moyennes entreprises canadiennes

En tant que petite ou moyenne entreprise (PME), comprenez comment l'engagement dans des partenariats d'innovation dans l'Union européenne (UE) peut aider votre entreprise à saisir les opportunités de commercialisation en Europe. En tant que chercheur, ce guide vous aidera à trouver des canaux pertinents permettant d’identifier des partenariats de recherche européens. Apprenez à profiter de l'engagement de l'Europe en matière de recherche et d'innovation et tirez le meilleur de l'accord économique et commercial global (AECG). Faites de l'UE votre plate-forme pour rechercher des opportunités de partenariat de recherche et de commercialisation à travers l'Europe.

Table des matières

Avant-propos

Fait
Depuis le début d’Horizon 2020, des organisations canadiennes ont participé à 58 projets de recherche et d’innovation financés par l’UE.
(CORDIS, 2018)

L’Europe est un leader mondial de l’innovationNote de bas de page 1. L’engagement de l’Union européenne (UE) à favoriser l’innovation – sur son territoire et par-delà ses frontières – montre qu’elle entend bien rester à la fine pointe du progrès technologique. Les possibilités de financement offertes aux pays membres et non membres témoignent de cette volonté de promouvoir la recherche et l’innovation. Toutefois, en dehors de l’UE, les entreprises ignorent souvent les occasions qui s’offrent à elles ou ont du mal à s’y retrouver face à la complexité des mécanismes de financement disponibles aux niveaux local, national et européen.

Ce guide tient compte des questions, des préoccupations et des commentaires formulés dans un sondage auprès de petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes dans un large éventail de secteurs. Il fournit les renseignements dont les exportateurs canadiens ont besoin pour trouver des possibilités de partenariat en innovation en Europe et en tirer parti.

Pourquoi chercher du financement à l’étranger?

Le Canada et l’Europe ont la même réputation en matière d’innovation. Non seulement l’Europe, au niveau de l’UE et au niveau national, offre certaines des meilleures possibilités de financement en recherche et innovation au monde, mais elle apporte aussi un soutien financier aux démonstrateurs de technologie. L’importance qu’elle attache à la recherche et à l’innovation se traduit par un soutien presque sans précédent aux nouvelles technologies et initiatives, ce qui se traduit par des débouchés pour les exportateurs canadiens.

Après leur conception, la plupart des produits (trois sur quatre)Note de bas de page 2 ne franchissent pas la dernière étape avant leur mise en marché : celle de la démonstration. L’engagement de l’UE et des gouvernements nationaux européens à appuyer la démonstration de l’innovation et de la technologie rend le marché européen de plus en plus attrayant pour les PME européennes et non membres de l’UE, en leur offrant des possibilités uniques.

L’UE apporte aussi un soutien à un certain nombre de secteurs sous-financés, y compris le financement de technologies génériques essentielles ou à la création de pôles et d’initiatives technologiques conjointes (ITC). Le présent guide fournit des liens vers plusieurs de ces plateformes.

L’Accord économique et commercial global (AECG) conclu entre le Canada et l’UE qui est entré en vigueur provisoirement en septembre 2017 facilite l’accès des PME novatrices aux débouchés.

L’AECG :

Des initiatives comme l’AECG, conjuguées à la préférence de l’UE pour le financement de consortiums de recherche et d’innovation qui transcendent les frontières européennes, permettent à l’UE d’offrir aux PME canadiennes une plateforme pour s’engager dans des partenariats en matière d’innovation afin de profiter des possibilités de commercialisation et d’accès aux marchés en Europe.

À propos de ce guide

Le présent guide offre aux exportateurs canadiens une fenêtre sur l’environnement économique complexe de l’Europe. Les renseignements pertinents sont présentés en différents niveaux : UE, pays ou région. Chaque chapitre présente plusieurs pays qui sont des chefs de file du marché ou qui ont des initiatives d’innovation tournées vers l’avenir. Veuillez noter que la liste des pays figurant dans chaque chapitre n’est pas exhaustive. Les utilisateurs du présent guide sont encouragés à mener leurs propres recherches sur les partenariats en matière d’innovation en Europe et à valider leurs conclusions avec l’aide du délégué commercial du Canada.

Service des délégués commerciaux du Canada

Depuis plus de 120 ans, le Service des délégués commerciaux (SDC) aide les entreprises à tirer leur épingle du jeu sur les marchés internationaux. Des délégués commerciaux canadiens établis dans plus de 160 villes du monde peuvent fournir d’importants renseignements commerciaux et un accès à un réseau inégalé de contacts internationaux.

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Connaître vos marchés

Fait
Réussites canadiennes
Des organisations canadiennes ont participé à 31 consortiums de recherche financés par l’UE, travaillant sur des projets allant de l’agriculture et de l’alimentation aux technologies de communications, en passant par les technologies propres et les sciences de la vie.
(Commission Européenne, 2018)

Vue d’ensemble de l’UE 

Les fonds de l’UE pour la recherche et l’innovation sont répartis entre plusieurs programmes interdépendants. Horizon 2020Note de bas de page 3 est le plus important d’entre eux pour la recherche et l’innovation et soutient les PME dans divers secteurs, notamment les technologies propres, les sciences de la vie, les transports, l’alimentation et l’agriculture et les technologies de communication. Horizon 2020 ne se limite pas à l’UE. Il vise à renforcer la recherche et la coopération internationales dans tous les secteurs, où que ce soit dans le monde. Diverses parties du programme bénéficient d’une coopération internationale et encouragent les consortiums participants à inclure des partenaires non membres de l’UE. Les possibilités de financement de tous les secteurs sont gérées par la Direction générale de la recherche et de l’innovation (DG RTD) de la Commission européenne et comprennent des occasions de financement conjointes avec de grandes entreprises industrielles européennes grâce à des partenariats public-privé.

Fait
Seulement 8 % des entreprises canadiennes interrogées connaissent les énormes possibilités de financement de la recherche et de l’innovation de l’UE.
(Commission européenne, 2017)**

Les relations Canada-EU

Le Canada a conclu des accords bilatéraux avec de nombreux pays européens, y compris des membres de l’UE et des pays non membres de l’UE. De tels accords facilitent la collaboration internationale entre les PME canadiennes et leurs homologues européens. De manière générale, la Commission européenne est la principale entité responsable de la recherche au niveau européen; toutefois, les États membres participent également au processus décisionnel, qu’ils aient ou non leurs propres accords bilatéraux avec le Canada  ou avec ses différents territoires et provinces.

Les priorités en matière de collaboration entre le Canada et l’UE sont définies par le Comité mixte de coopération scientifique et technologique (CMCST) Canada-UE (en anglais seulement), qui se réunit tous les 18 mois.

Le CMCST offre régulièrement aux membres l’occasion :

Depuis la création du comité en 1996, certains secteurs ont connu un essor considérable, par exemple, la fabrication de pointe, les technologies de l’information et les sciences de la vie.

Certains États membres se distinguent par des relations particulièrement étroites avec le Canada, tant au niveau fédéral que provincial. Il s’agit notamment de la France, de l’Allemagne, de l’Espagne, de l’Italie et du Royaume-Uni.

Le Québec a conclu neuf accords avec la France, ce qui fait partie d’un solide partenariat stratégique dans les domaines des technologies industrielles et des biotechnologies.

La relation bilatérale entre le Canada et l’Union européenne est entrée dans une nouvelle ère avec l’Accord de partenariat stratégique (APS) et l’Accord économique et commercial global (AECG).

Programmes de financement de l’UE

Horizon 2020

Horizon 2020 (en anglais seulement), l’actuel programme-cadre pour la recherche-développement (R-D) de l’UE, est le plus important programme de financement de la recherche et de l’innovation dans le monde, offrant près de 80 milliards d’euros de financement entre 2014 et 2020. Horizon 2020 est ouvert aux participants du monde entier, y compris les PME. Certains appels d’offres exigent même expressément l’inclusion de partenaires internationaux. Après 2021, le programme sera renouvelé sous le nom d’« Horizon Europe » jusqu’en 2027.

La majorité des projets du programme Horizon 2020 sont des projets de collaboration, composés d’au moins trois organisations d’États membres de l’UE ou de pays associés différents, comme la Norvège ou la Suisse. Toute organisation du monde entier peut se joindre au consortium pour certains projets, à condition que trois organisations de l’UE participent au projet. Dans la plupart des cas, les participants d’Horizon 2020 du Canada et d’autres pays industrialisés doivent financer leurs propres contributions aux projets. Certains organismes de financement canadiens offrent un soutien aux participants canadiens au programme Horizon 2020.

Ressources spécifiques à Horizon 2020

Partenariats public-privé (PPP) dans le cadre du programme Horizon 2020 (en anglais seulement)

Par l’entremise des PPP, également connus sous le nom d’initiatives technologiques conjointes, d’entreprises communes ou de PPP contractuels, la Commission européenne s’associe à des partenaires industriels du secteur privé pour financer des innovations axées sur le marché dans des secteurs stratégiques. Les PPP disposent de budgets de plusieurs milliards d’euros sur plusieurs années pour financer des projets de recherche et d’innovation fondés sur la collaboration impliquant de grands chefs de file de l’industrie, des chercheurs universitaires et des PME et par l’entremise d’appels de propositions.

PPP contractuels avec l’industrie européenne

En anglais seulement :

Initiatives technologiques conjointes / entreprises communes 

En anglais seulement :

Les projets de PPP sont ouverts aux participants canadiens et suivent les règles d’Horizon 2020 (c’est-à-dire que les Canadiens ne peuvent être financés par l’UE qu’à titre exceptionnel et au cas par cas). Au-delà du financement, la participation à des PPP offre aux PME canadiennes des occasions d’établir des partenariats stratégiques avec les futurs chefs de file européens de la chaîne de valeur pour une technologie novatrice émergente.

L’Instrument PME d’Horizon 2020

L’Instrument PME, qui fait partie d’Horizon 2020 et bénéficie de fonds totalisant 1,6 milliard d’euros pour la durée de l’actuel programme Horizon 2020, vise à améliorer l’accès des PME aux possibilités de recherche et d’innovation. Ces fonds ne sont offerts qu’aux PME. Les PME canadiennes sont admissibles, à condition qu’elles exploitent leurs centres de recherche et de développement en Europe.

L’instrument propose deux possibilités de financement :

  1. Projets d’étude de faisabilité pour explorer la faisabilité technique d’une innovation révolutionnaire
  2. Projets d’innovation reposant sur un plan d’affaires solide et stratégique

L’Instrument PME d’Horizon 2020 (en anglais seulement)

Enterprise Europe Network

Enterprise Europe Network (EEN) est un réseau d’affaires comprenant des agences, des associations et des fournisseurs de services européens qui aident les entreprises à trouver des partenaires internationaux pour des possibilités d’affaires et d’innovation. Les Canadiens ont la possibilité d’utiliser gratuitement l’EEN pour trouver des fournisseurs de services locaux qui peuvent les aider à trouver des partenaires commerciaux sur les marchés européens qu’ils ciblent.

Enterprise Europe Network (en anglais seulement)

EUREKA

EUREKA (en anglais seulement) est une plateforme européenne de coopération internationale en matière de recherche et de développement qui soutient la collaboration en matière d’innovation entre PME. EUREKA suit une approche ascendante, approuvant les projets acceptés de tout domaine technologique à des fins civiles. Le réseau compte 41 pays membres à part entière, dont Israël, ainsi que deux pays associés, la Corée du Sud et le Canada.

EUREKA offre aux PME canadiennes un moyen rapide et souple de mettre sur pied des projets d’innovation avec un ou plusieurs partenaires internationaux afin de les commercialiser rapidement sur de nouveaux marchés. Il existe trois catégories de projets EUREKA : projets individuels, projets regroupés (projets de plus grande envergure comprenant plusieurs partenaires dans une application industrielle précise) ou projets Eurostar (qui reçoivent un soutien financier de l’UE). Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) est le point de contact des Canadiens qui souhaitent élaborer un projet EUREKA avec un partenaire international.

Pour de plus amples informations au sujet d’Eureka

Belmont Forum

Ce forum est composé de membres du monde entier qui soutiennent la recherche sur les changements environnementaux à l’échelle mondiale, tels que le changement climatique. Les agences de financement nationales et la Commission européenne contribuent à cette initiative. Le Canada y participe également par l’entremise du Conseil national de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.

Belmont Forum (en anglais seulement)

EBN Innovation Network

EBN est un réseau international d’organisations et de centres d’innovation qui met en relation et accompagne les PME. EBN, qui compte des membres dans 40 pays, a accueilli ses premiers membres canadiens en 2017.

EBN Innovation Network (en anglais seulement)

VentureEU

VentureEU est le fonds de capital-risque de l’Union européenne, qui investit 410 millions d’euros dans des fonds de capital-risque gérés de manière indépendante, dont 200 millions d’euros directement issus d’Horizon 2020.

VentureEU (en anglais seulement)

Organisations et ressources additionnelles

Chapitre 1 : Technologies de fabrication de pointe

Aperçu

Le secteur des technologies de fabrication de pointe (TFP) comprend des activités qui favorisent une production et une consommation efficaces et intelligentes dans l’ensemble de l’industrie manufacturière. Il s’agit de facteurs tels que la vitesse de traitement, l’amélioration de la productivité, la consommation d’énergie, la consommation de matériaux et la gestion de la pollution. Les TFP interviennent dans la plupart des secteurs économiques.

Canada et Europe : Partenaires en TFP

Fait
L’UE est le premier exportateur mondial de biens manufacturés et de services, ce qui a représenté 83 % des exportations totales de 2008 à 2016.
(Service de recherche du Parlement européen, 2017)**

L’industrie canadienne des TFP de calibre mondial possède des capacités de pointe dans les pôles de recherche, la biofabrication et la collaboration entre l’industrie et les universitésNote de bas de page 4. Ces forces de l’industrie font des partenariats canadiens une option attrayante pour les PME européennes à la recherche d’une collaboration internationale. Les entreprises européennes sont également à l’avant-garde de nombreux développements technologiques importants et sont considérées par les acteurs internationaux comme des partenaires clés en innovation dans les secteurs de la fabrication de pointe, des nanotechnologies, de la biotechnologie, de la microélectronique, de l’électronique, de la photonique et des matériaux de pointe. L’industrie des TFP emploie plus de 30 millions de personnes dans l’UE et contribue pour environ un quart des emplois du secteur privé.

Le Canada met à profit la collaboration entre l’industrie et le milieu universitaire pour forger des partenariats à l’étranger. Le gouvernement canadien encourage les partenariats entre les universités canadiennes et leurs homologues européensNote de bas de page 5. Avec l’entrée en vigueur provisoire en 2017 de l’Accord économique et commercial global (AECT) et le soutien d’Exportation et développement Canada(EDC), il existe d’autres possibilités de partenariat d’innovation pour les PME manufacturières qui souhaitent développer leurs activités à l’étranger, tant à un niveau national qu’avec l’UE.

Zones dynamiques en matière d’innovation dans l’industrie européenne des TFP

Selon la Commission européenne, les pays d’Europe centrale et d’Europe occidentale sont les régions à privilégier pour le secteur européen des TFP. Les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie et l’Autriche sont des régions dynamiques en matière de TFP, selon leur niveau global de production, de commerce et de technologieNote de bas de page 6.

L’outil des Technologies Génériques Essentielles (en anglais seulement), une initiative de la Commission européenne, permet de comparer la répartition des brevets de technologies génériques essentielles (TGE) entre les pays. Il montre également que ces pays sont en tête pour le nombre de brevets distribués pour les produits. Les Pays-Bas restent le chef de file européen des TFP en raison de leur domination en matière de commerce et de production. L’Allemagne et l’Italie sont en tête dans les domaines de la technologie, de la production et du commerce des TFP. 

Certains pays d’Europe centrale gravissent également les échelons dans des secteurs précis des TFP. La République tchèque, par exemple, est en train de devenir rapidement le centre technologique de l’Europe centrale et c’est pourquoi elle a été incluse dans le présent guide.

Pays-Bas

Faits
Les Pays-Bas comptent plus de 1 700 entreprises actives dans la recherche et le développement liés aux matériaux.

Les Pays-Bas sont une plaque tournante mondiale de l’innovation en R-D. L’industrie des TFP aux Pays-Bas, communément appelée l’industrie des systèmes et matériaux de haute technologie, est le secteur qui génère le plus de revenus au sein de l’économie néerlandaise. Le secteur de l’industrie des systèmes et matériaux de haute technologie est aussi le plus grand investisseur en R-D, représentant 57,3 % des dépenses totales des secteurs les plus importants et 51,9 % de toutes les dépenses de l’industrie aux Pays-BasNote de bas de page 7.

Compte tenu de l’envergure du secteur, le gouvernement néerlandais a créé Holland High Tech (en anglais seulement) pour établir davantage de partenariats public-privé (PPP) et encourager la participation d’un plus grand nombre d’entreprises dans l’industrie. Toute entreprise de l’industrie des systèmes et matériaux de haute technologie peut s’adresser à l’organisation pour des occasions de recherche. Holland High Tech fournit des renseignements précis sur les possibilités de financement et de recherche et sur les développements clés d’industries particulières.

Les PME canadiennes peuvent également chercher des occasions de TFP parmi les pôles et les plateformes de partenariats néerlandais. Bien que certains de ces pôles soient formés exclusivement d’entreprises néerlandaises, ils offrent une vue d’ensemble des principaux acteurs du secteur, ainsi que des zones régionales les plus dynamiques, ce qui peut aider les PME à trouver des partenariats potentiels :

Plateformes de collaboration aux Pays-Bas

L’Agence d’investissement des Pays-Bas

La Netherlands Foreign Investment Agency (NFIA) (en anglais seulement) aide les entreprises à établir ou à élargir leurs activités aux Pays-Bas.

Les services gratuits de la NFIA incluent :

La Chambre de commerce Pays-Bas-Canada

La Chambre de commerce Pays-Bas-Canada (en anglais seulement) :

Le saviez-vous? 

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Communiquez avec un délégué commercial à La Haye 

Ressources additionnelles

Allemagne 

L’industrie des TFP en Allemagne est connue sous le nom d’« Industrie 4.0 », en référence à la numérisation du processus de fabrication. C’est l’équivalent industriel de l’« Internet des objets ».

Le gouvernement allemand participe activement à l’Industrie 4.0 et, par l’intermédiaire du ministère allemand de l’Économie et de l’Énergie, il investit 100 millions d’euros dans deux programmes visant à encourager la recherche et l’innovation dans les TFP : 

Les PME canadiennes peuvent explorer les pôles et les plateformes de partenariats pour en apprendre davantage sur les partenaires potentiels et les possibilités de collaboration en Allemagne.

« it’s OWL Clustermanagement GmbH » (en anglais seulement) est une organisation régionale, basée en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, qui travaille en étroite collaboration avec des organisations internationales de l’industrie des TFP. Elle gère l’élaboration de la stratégie, la mise en œuvre des projets ainsi que le réseautage entre les partenaires de pôles, et est une des nombreuses organisations faisant partie de pôles qui offrent un soutien dans le secteur de l’Industrie 4.0. 

Collaboration Canada-Allemagne dans l’industrie des TFP

Fait
Les PME canadiennes ne peuvent pas se joindre à tous les pôles nationaux, mais elles peuvent utiliser ces outils utiles pour analyser les acteurs locaux et régionaux de l’industrie et identifier des partenaires d’innovation potentiels.

Le Canada et l’Allemagne coopèrent déjà dans le domaine des TFP. En 2018, ils ont annoncé leur premier appel de propositions pour des projets de R-D dans le cadre du programme 2+2, lesquels visent le développement de technologies axées sur l’Industrie 4.0 qui font participer les PME. L’expression « 2+2 » signifie que chaque consortium doit comprendre au moins une PME du Canada et une d’Allemagne, et au moins un partenaire universitaire canadien et un partenaire universitaire ou institut de recherche allemand.

En 2018, le Conseil national de recherches du Canada a invité les PME canadiennes à manifester leur intérêt à participer à une mission Industrie 4.0 à Berlin, dans le but d’explorer des possibilités de collaboration en recherche appliquée et en développement entre des entreprises canadiennes et allemandes et leurs partenaires universitaires. La mission comprenait un événement de jumelage sur les TFP et des visites d’entreprises allemandes, d’installations de démonstration et de pôles.

Le Centre germano-canadien pour l’innovation et la recherche (en anglais seulement) donne aux PME canadiennes accès à un outil de jumelage et à des fonds communs qu’elles peuvent utiliser pour explorer des possibilités avec des partenaires européens.

Le saviez-vous?

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Communiquez avec un délégué commercial à Berlin

Italie

Le gouvernement italien est l’acteur le plus actif de l’industrie manufacturière de pointe en Italie, où les TFP sont nommées « Industria 4.0 ». La version italienne 4.0 se concentre sur l’Internet des objets, qui comprend des sous-secteurs tels que l’infonuagique, les robots et les machines-outils de pointe, l’industrie numérique, l’impression 3-D et la cybersécurité.

Cette activité est soutenue par le plan « Piano Nazionale Industria 4.0 », mis en œuvre en septembre 2016 pour encourager les investissements privés.

Un financement de 23,9 milliards d’euros est disponible de 2017 à 2020 :

Le plan de l’Italie pour Industria 4.0 prévoit de renforcer son volet éducatif en renforçant les partenariats avec les entreprises et les universités en Amérique du Nord.

Compte tenu de la force du Canada dans la collaboration entre le milieu universitaire et l’industrie en matière de recherche, l’Italie s’est déjà tournée vers le Canada dans ce domaine :

Les pôles et les plateformes de partenariats potentiels en Italie

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Communiquez avec un délégué commercial à Rome

Autriche

Les programmes de financement spécifiques du gouvernement autrichien et les mesures de soutien aux PME stimulent l’industrie nationale des TFP, appelée « Industrie 4,0 Österreich ». Le gouvernement injecte environ 120 millions d’euros en financement direct en numérisation dans les domaines scientifiques et industriels. Le soutien aux technologies habilitantes est disponible, telles que les systèmes cyberphysiques de production, les systèmes d’assistance à l’interface homme-machine, les grandes analyses de données, les technologies en infonuagique, les procédés de fabrication additive comme les procédés d’impression 3-D, la robotique, les matériaux intelligents et les technologies de cryptage.

Fait
L’industrie autrichienne des TFP comprend 29 000 entreprises employant quelque 640 000 personnes.

Plattform Industrie 4.0 (en anglais seulement) est une plateforme basée sur l’adhésion ouverte aux chefs de file de l’industrie des TFP – des établissements universitaires et de recherche aux PME et aux ONG. Fondée par le ministère fédéral des Transports, de l’Innovation et de la Technologie de l’Autriche, la plateforme a pour objectifs d’élaborer des stratégies communes sur l’Industrie 4.0 et de lancer des initiatives destinées aux activités internationales.

« Production of the Future », « Silicon Austria » et « ICT for the Future » font partie des initiatives auxquelles participent des experts de la recherche et de l’industrie.

Au cours des trois dernières années, le ministère a financé, et l’Austrian Research Promotion Agency (FFG)Note de bas de page 11(en anglais seulement) a géré, plus de 600 projets liés à l’industrie manufacturière. Infineon Technologies, douzième producteur mondial de puces électroniques, investit actuellement 1,6 milliard d’euros dans une nouvelle usine dans le sud de l’Autriche qui sera opérationnelle en 2021.

Les pôles et les plateformes de partenariats potentiels en Autriche

Avantages de travailler avec un partenaire de l’industrie TFP autrichienne

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Communiquez avec un délégué commercial à Vienne

États baltes

Fait
En 2018, l’Estonie et le Canada ont signé un protocole d’entente sur la coopération dans le domaine du numérique visant des projets conjoints.

Depuis l’émergence d’Industrie 4.0 en Europe, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie sont récemment devenues des acteurs clés de l’industrie des TFP, en particulier dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC), de la cybersécurité et de la cryptomonnaie. 

Ensemble, ces trois États baltes ont donné naissance à une vague d’entrepreneurs et de PME technologiques qui ont transformé le paysage européen des TIC.

Estonie

Fait
Le gouvernement estonien stimule la concurrence de l’Estonie en améliorant l’infrastructure des TIC grâce à l’agenda numérique 2020.

L’Estonie est l’une des sociétés numériques les plus développées du monde. La politique estonienne en matière d’innovation est fondée sur la numérisation et prône l’esprit d’entreprise.

Le Global Entrepreneurship Monitor (GEM 2017) reconnaît l’environnement dynamique et axé sur l’innovation de l’Estonie :

L’Estonie dispose de trois universités publiques situées à Tartu et à Tallinn. 

Le pays dispose également de deux centres de compétences :

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Communiquez avec un délégué commercial à Tallinn

Lettonie

La Lettonie figure parmi les dix premiers pays d’Europe en matière d’investissements et de revenus dans le secteur des télécommunications, et les services de TIC représentent environ 4,6 % du PIB letton et emploient plus de 30 000 personnes dans 5 000 entreprises. L’industrie des TIC en Lettonie a connu une croissance importante au cours des dernières années, offrant aux PME canadiennes de nombreuses possibilités de trouver des partenaires commerciaux en Lettonie. La disponibilité de spécialistes en technologies de l’information qui sont fiables, hautement productifs et bien formés et dont les exigences salariales sont modestes par rapport aux niveaux moyens des salaires de l’UE, fait des États baltes un environnement attrayant pour le développement de projets dans le domaine des TFP.

Les PME canadiennes qui souhaitent éventuellement nouer des partenariats devraient examiner les entreprises suivantes :

Fait
En Lettonie, le secteur des TIC compte plus de 1 000 entreprises qui emploient plus de 30 000 personnes et contribuent pour environ 4,6 % du PIB du pays.

Le saviez-vous?

Pour de plus amples informations au sujet des TIC en Lettonie

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Communiquez avec un délégué commercial à Riga

Lituanie

De tous les États baltes, la Lituanie est celui qui possède le secteur des TIC le plus développéNote de bas de page 12. Ce pays se classe également au premier rang mondial pour sa capacité à répondre aux besoins dans ce secteurNote de bas de page 13. La Lituanie, surnommée « la capitale européenne de la cryptomonnaie », fait aujourd’hui figure de plaque tournante pour la cryptomonnaie en raison de l’ouverture de ses marchés et de la conformité de ses politiques qui attirent des entrepreneurs du monde entier.

Fait
Parmi les 20 plus grandes entreprises de TI des pays baltes, 13 ont leur siège en Lituanie.

Vilnius abrite Blockchain Centre (BC) Vilnius (en anglais seulement), le premier centre de chaînes de blocs reliant les principaux acteurs en Asie, en Australie et en Europe. Bien qu’elle ne couvre pas encore l’Amérique du Nord, sa présence démontre la position de la Lituanie dans le paysage mondial des TIC. Barclays a récemment ouvert Rise Vilnius (en anglais seulement), une plaque tournante de la technologie financière pour les jeunes entreprises et celles en pleine évolution.

En 2016, la plateforme nationale de numérisation industrielle « Pramone 4.0 » a été créée, ce qui a fait en sorte que la Lituanie est devenue le premier pays balte à disposer d’une telle plateforme. La Commission nationale de la concurrence industrielle (Promone 4.0) travaille avec des groupes thématiques pour promouvoir l’utilisation des services de fabrication numérique et de la cybersécurité.

La Commission « Pramone 4.0 » est composée de plusieurs partenaires potentiels pour les entreprises canadiennes :

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Communiquez avec un délégué commercial à Vilnius

République tchèque

P4.0 (« Průmysl 4.0 ») est la version tchèque d’Industrie 4.0. Le gouvernement tchèque a approuvé P4.0 en 2016 comme stratégie nationale des TFP, laquelle est coordonnée par le ministère de l’Industrie et du Commerce. L’objectif à long terme de P4.0 est de promouvoir et de financer le développement industriel, la recherche et l’éducation afin d’améliorer la concurrence de la République tchèque dans les TFP.

En 2017, le gouvernement a créé :

En mars 2019, le premier ministre Andrej Babiš a approuvé un nouveau document clé, la « Innovation Strategy of the Czech Republic 2019–2030 » (en anglais seulement), préparé par le Conseil en R-D en coopération avec une équipe d’entrepreneurs, de scientifiques, d’universitaires et de représentants de l’administration publique. La stratégie présente de nouvelles priorités, qui, si elles sont réalisées, devraient placer la République tchèque parmi les pays les plus novateurs d’Europe d’ici 2030 – « The Country for the Future ». L’objectif à long terme de P4.0 est de promouvoir et de financer le développement industriel, la recherche et l’éducation afin d’améliorer la concurrence de la République tchèque dans les TFP. 

Le Canada et la République tchèque participent déjà à des initiatives et à des collaborations conjointes.

La mission diplomatique en matière d’intelligence artificielle (IA) (en anglais seulement) de CzechInvest au Canada vise l’exploration des possibilités de partenariat pour les établissements de recherche, les entreprises et les jeunes entreprises tchèques et canadiennes.

En septembre 2017, le gouvernement de l’Ontario a signé un protocole de coopération avec l’Agence tchèque pour le développement de la technologie (Technologické agentury ČR [TA ČR]), qui distribue des fonds publics pour la recherche et l’innovation. Les entreprises ontariennes peuvent maintenant présenter une demande pour des projets P4.0 financés par le gouvernement tchèque, y compris : 

Les pôles uniquement tchèques et cerner les partenaires clés dans le secteur des TFP 

Le saviez-vous?

Ressources additionnelles en TFP pour la République tchèque

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Communiquez avec un délégué commercial à Prague

Les TFP au niveau de l’UE

Au niveau de l’UE, les TFP sont incluses dans les programmes et les possibilités de financement offerts pour les technologies génériques essentielles (TGE). Les PME sont les principaux moteurs des TGE. Ces dernières regroupent six technologies qui sont à la base de l’innovation dans tous les secteurs industriels.

La contribution des TGE à l’économie de l’UE est considérable :

En 2013, les produits fabriqués au moyen des TGE (en anglais seulement) ont été évalués à 53,5 milliards d’euros, ce qui équivaut à 19,2 % de la valeur totale de la fabrication à l’échelle des 28 États membres de l’UENote de bas de page 15.

L’Observatoire des TGE (en anglais seulement) surveille le déploiement des TGE à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union européenne et convertit les résultats en renseignements utiles. L’Observatoire aide les utilisateurs à cerner les principaux défis et débouchés du marché dans l’industrie des TFP.

Horizon 2020 – « Leadership in Enabling and Industrial Technologies (LEIT) »

Horizon 2020 appuie les TFP dans le cadre du volet « Leadership in Enabling and Industrial Technologies (LEIT) », qui comprend les TIC, la fabrication de pointe et les technologies spatiales.

Le programme LEIT :

Les possibilités de financement d’Horizon 2020
Partenariats public-privé dans le cadre d’Horizon 2020 

Les PPP suivants sont particulièrement pertinents pour les PME canadiennes à la recherche de partenariats dans les TFP étant donné le soutien important qu’ils reçoivent de la Commission européenne et de l’industrie européenne.

Fait
Des hélicoptères canadiens sont en vedette dans Cleansky2, la première participation du Canada à l’Initiative technologique conjointe public-privé d’Horizon 2020.

Initiatives technologiques conjointes (ITC)
PPP contractuels

Autres ressources de l’UE pour les TFP

Explorez les principaux pôles et plateformes de partenariat internationaux pour en apprendre davantage sur les possibilités de TFP dans l’UE : 

Pôles EUREKA

Les pôles EUREKA (en anglais seulement) sont des initiatives stratégiques à long terme dirigées par l’industrie qui développent des technologies d’une importance capitale pour la concurrence européenne, mais qui sont ouverts aux participants d’autres pays EUREKA, dont le Canada. Les projets des pôles regroupent de grandes et de petites entreprises pour travailler sur des projets de RD près du marché et préconcurrentiels dans leurs secteurs respectifs. Les pôles EUREKA suivants peuvent intéresser les PME canadiennes à la recherche de partenariats en matière d’innovation dans les TFP :

Le point de contact national du Canada pour EUREKA :

Chapitre 2 : Technologies propres 

Aperçu

L’industrie mondiale des technologies propres connaît une croissance et des changements rapides. L’accent mis ces dernières années sur la recherche de solutions plus écologiques aux services traditionnels a donné lieu à davantage de possibilités de financement et à une collaboration internationale et intersectorielle accrue. Le Canada est l’un des pays qui ouvrent la voie à des initiatives plus propres et plus écologiques, comme en témoignent ses nombreuses possibilités et stratégies de financement dans ce secteur. Plus récemment, le Canada a dévoilé sa Stratégie de promotion du commerce international pour les technologies propres. La stratégie, dirigée par Affaires mondiales Canada, contribue à positionner quinze nouveaux délégués commerciaux dans des centres mondiaux clés pour optimiser les ressources en technologies propres à l’étranger. De plus, le Programme de croissance propre du Canada (PCP) offre un investissement de 155 millions de dollars dans des projets de recherche, de développement et de démonstration de technologies propres dans trois secteurs canadiens : énergie, mines et foresterie.

Fait
L’AECG simplifie et accélère le processus pour permettre aux travailleurs européens ayant une expertise technique et à certains professionnels indépendants de travailler au Canada pendant de longues périodes et vice versa. Il s’agit là d’une condition préalable importante à la libre circulation des connaissances et des idées qui stimule l’innovation dans les secteurs de l’énergie et de l’environnement.

L’entrée en vigueur provisoire de l’Accord économique et commercial global (AECG) – l’accord de libre-échange entre le Canada et l’UE – en 2017 contribue également à l’internationalisation de l’industrie des technologies propres. L’AECG rationalisera considérablement les activités commerciales, ce qui entraînera un échange accru de connaissances, de professionnels, de technologies et d’innovations dans les domaines de l’énergie verte et renouvelable. En outre, l’élimination de tarifs douaniers dans le cadre de l’AECG permettra d’améliorer la mobilité de la main-d’œuvre.

L’AECG garantira également un meilleur accès aux marchés publics dans les domaines liés aux initiatives de l’UE et du Canada visant à réduire les émissions de carbone, à mieux gérer le traitement des eaux usées et l’utilisation de l’énergie et à mieux contrôler la pollution atmosphérique.

Lorsqu’il s’agit de trouver des partenaires d’innovation dans le domaine des technologies propres, une région européenne se démarque particulièrement. La région nordique est le foyer européen, et mondial, de l’innovation en matière de technologies propres. Selon le Global Cleantech Innovation Index 2017 (en anglais seulement), le Danemark et la Finlande ont été identifiés comme les deux premiers pays ayant le plus grand potentiel en matière d’innovation dans les technologies propres au cours de la prochaine décennie. Cette information reposait sur deux piliers principaux de la recherche : les intrants actuels et les extrants en innovation dans le domaine des technologies vertes. 

Le Royaume-Uni est le premier pays européen en matière d’innovation dans le domaine des technologies propres, après les pays nordiques, grâce aux capitaux privés fournis par les investisseurs et les fonds nationaux et au nombre élevé de jeunes entreprises dans ce secteurNote de bas de page 16. La Belgique a également reçu des investissements importants en capital-risque dans l’efficacité énergétique, où elle se classe au neuvième rang européen.

Poursuivez votre lecture pour obtenir des renseignements sur l’industrie des technologies propres pour chaque pays.

Danemark

Le Danemark, chef de file mondial de l’innovation dans le domaine des technologies propres, est appuyé par son engagement à l’égard de certains moteurs de l’innovation dans ce domaine et par l’ampleur considérable des technologies propres qu’il commercialise. Le Danemark a obtenu les meilleures notes pour le nombre d’entreprises publiques de technologies propres et pour les importations et exportations de technologies propres. Il est à noter que le Danemark a réduit son budget de RD de 50 % en 2017, et les répercussions de cette mesure n’ont pas été prises en compte dans le rapport. Toutefois, la récente promesse du gouvernement danois de doubler le financement public moyen qu’il accorde au Programme danois de développement et de démonstration de technologies énergétiques (EUDP) pour le porter à 90 millions de dollars d’ici 2020 offrira de nouvelles occasions en RD.

Fait
Il y a plus de 600 entreprises de technologies propres dans la région de la capitale de Copenhague, et un peu plus de la moitié d’entre elles ont augmenté leur budget de RD.

Le Programme de développement et de démonstration de technologies (EUDP) (en anglais seulement) est géré par l’Agence danoise de l’énergie et soutient le développement et la démonstration de technologies énergétiques, ainsi que la recherche si elle fait partie d’un projet de développement et de démonstration. Les entreprises privées, les universités et les participants étrangers peuvent bénéficier d’un financement dans le cadre du programme EUDP, à condition que le demandeur principal du projet soit une entreprise ou une université enregistrée au Danemark. En fait, la nouvelle stratégie de l’EUDP cherche à adopter une perspective mondiale accrue, dans le but d’investir dans des domaines où il existe une forte correspondance entre la demande mondiale de nouvelles technologies énergétiques et le potentiel commercial de l’industrie danoise. Dans le cadre de cette nouvelle stratégie, l’EUDP cherche à promouvoir la collaboration internationale, à condition que les résultats des consortiums internationaux soient ancrés au Danemark.

Les programmes qui appuient cette collaboration internationale comprennent : 

En 2017, le Canada et le Danemark ont signé, avec la Finlande, l’Islande, la Norvège, la Russie, la Suède et les États-Unis, un Accord sur le renforcement de la coopération scientifique internationale dans l’Arctique (en anglais seulement). L’accord reconnaît la nécessité d’intensifier les mesures d’atténuation et d’adaptation relativement aux changements climatiques et l’importance de la coopération scientifique internationale pour atteindre cet objectif.

Découvrez l’industrie danoise des technologies propres en jetant un coup d’œil aux pôles et plateformes de partenariats suivants. Bien que certains de ces pôles soient formés exclusivement d’entreprises danoises, ils offrent une vue d’ensemble des principaux acteurs du secteur, ainsi que des zones régionales les plus dynamiques.

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Finlande

La Finlande est souvent surnommée « le pays le plus vert du monde ». En effet, par habitant, la Finlande occupe le premier rang mondial pour la recherche dans les domaines de l’énergie et de l’environnement. À l’instar du Danemark, son voisin nordique, la Finlande a obtenu d’excellents résultats en ce qui concerne les moteurs spécifiques aux technologies propres, en particulier pour son budget de RD, le montant des fonds et le nombre de pôles dans ce domaine. 

Les résultats élevés de la Finlande dans ces domaines peuvent en partie être attribués à l’engagement du gouvernement en faveur de la RD dans le domaine des technologies propres; plus de 40 % des fonds publics de RD sont consacrés au secteur de l’énergie et de l’environnement, et plus d’un tiers de ces investissements sont réalisés dans les technologies propres. Environ 38 % de l’énergie finlandaise est actuellement produite à partir de sources renouvelables. Cette part est considérablement plus élevée que la part globale de 13 %.

En effet, les technologies propres sont l’un des quatre piliers du gouvernement finlandais, et rien n’indique que cela ait changé. L’objectif quant à l’énergie produite à partir de sources renouvelables est de 38 % d’ici 2020 et de 50 % d’ici 2030. Cet objectif ne peut être atteint seul et des efforts considérables sont déployés pour stimuler l’internationalisation des entreprises finlandaises de technologies propres, par l’entremise de l’initiative conjointe « Cleantech Finland » (en anglais seulement). Cleantech Finland est un réseau d’experts et de solutions dans le domaine des technologies propres et offre des possibilités internationales de partenariats et d’investissements dans tous les secteurs des technologies propres. Cleantech Finland vise à rehausser la réputation du pays en tant que chef de file dans le domaine des technologies propres et à assurer l’internationalisation en reliant son réseau de technologies propres aux marchés mondiaux. Les entités étrangères peuvent rejoindre Cleantech Finland, à condition qu’elles aient des activités en Finlande, telles que des activités de RD.

La Finlande est également un précurseur mondial dans la transition vers un modèle d’économie circulaire. En 2017, la Finlande a dévoilé sa feuille de route pour l’économie circulaire 2016-2025 (en anglais seulement), une initiative conjointe impliquant le Fonds d’innovation finlandais Sitra, les ministères compétents et d’autres intervenants pour accélérer la transition du pays à une économie circulaire concurrentielle. La Finlande accueillera le troisième Forum mondial de l’économie circulaire (WCEF) (en anglais seulement) à Helsinki du 3 au 5 juin 2019 qui réunira des chefs d’entreprise, des décideurs politiques et des experts pour présenter les meilleures solutions d’économie circulaire du monde aux entreprises qui cherchent de nouvelles occasions ainsi qu’à acquérir un avantage concurrentiel grâce à l’économie circulaire.

Le saviez-vous?

Explorez les pôles et les plateformes de partenariats pour en apprendre davantage sur les PME finlandaises qui pourraient être des collaborateurs ou des partenaires : 

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Royaume-Uni

En 2017, le gouvernement britannique a publié sa stratégie de croissance propre (en anglais seulement) qui expose les principales mesures que le gouvernement prendra afin d’accélérer la croissance du secteur des technologies propres au Royaume-Uni. La stratégie met l’accent sur les faibles émissions de carbone, et l’investissement de 2,5 milliards de livres sterling du gouvernement dans les innovations en matière de technologies à faible émission de carbone représente la plus forte augmentation des dépenses en science et en innovation en près de 40 ansNote de bas de page 17. L’objectif est de réduire au minimum les émissions de carbone dans tous les secteurs de l’économie britannique au cours de la prochaine décennieNote de bas de page 18.

Fait
Le secteur britannique des technologies propres représente 50 milliards de livres sterling par an, soit 3 % du PIB.

Parmi les politiques figurent des propositions visant à :

En 2016, le gouvernement du Royaume-Uni a lancé l’initiative Green Finance (en anglais seulement) pour promouvoir le Royaume-Uni en tant que plaque tournante mondiale du financement vert. En 2018, le Green Finance Institute a été lancé dans le but de créer de nouvelles occasions d’affaires et de renforcer l’engagement international dans le secteur financier.

Londres est la principale plaque tournante du Royaume-Uni et de l’Europe dans le domaine des technologies propres et sa position de chef de file ne devrait pas changer grâce au lancement d’autres initiatives en matière de technologies propres qui appuient la stratégie nationale de croissance propre.

Fait
Près de 90 % de toutes les entreprises de technologies propres du Royaume-Uni sont basées à Londres.
(Cleantech Industry in London s.d.)

En 2017, le maire de Londres a annoncé le lancement d’un incubateur de technologies propres, Better Futures (en anglais seulement), qui vise à accélérer la croissance du secteur des technologies propres à Londres.

Better Futures soutiendra 100 petites entreprises qui s’efforcent de réduire les effets néfastes sur l’environnement, par l’entremise de services tels que le soutien à la RD, le soutien à la propriété intellectuelle et les espaces de travail en commun.

Le Canada et le Royaume-Uni collaborent depuis longtemps dans plusieurs secteurs et industries, y compris dans le domaine des technologies propres.

Par exemple, en 2018, les deux pays ont lancé un concours transatlantique de 30 mois sur les systèmes énergétiques intelligents, le Défi Branchés sur l’avenir.

Les plateformes de partenariats et les pôles de l’industrie britannique des technologies propres

Brexit

Le Royaume-Uni (RU) a officiellement quitté l'Union européenne (UE) le 31 janvier 2020. Conformément aux termes de l'accord de retrait, les deux parties sont entrées dans une période de transition qui durera jusqu'au 31 décembre 2020. Pour le moment, les accords sur le statu quo sont largement maintenus (y compris pour la collaboration en matière de recherche), à ​​l'exception de la perte de représentation du Royaume-Uni dans les institutions de l'UE et des droits de vote. L'UE et le Royaume-Uni négocient actuellement les bases de leur future relation, qui entrera en vigueur le lendemain de la fin de la période de transition. Il existe onze tables de négociation parallèles, dont une sur les programmes horizontaux, incluant la collaboration en matière de recherche. De profondes divergences sur plusieurs questions fondamentales limitent les progrès :

Le futur cadre de la collaboration en recherche UE-Royaume-Uni dépend directement du résultat de ces négociations. Tout accord devra être conclu et ratifié avant la fin de la période de transition, afin de permettre une transition en douceur. 

Par conséquent, la collaboration en matière de recherche entre l'UE et le Royaume-Uni bénéficiera d'accords de statu quo jusqu'à la fin de la période de transition, actuellement prévue pour le 31 décembre 2020. Le statu quo pourrait se poursuivre si cette transition était prolongée. L'étendue et la base de la collaboration au-delà de cette date dépendent entièrement du résultat des négociations futures sur les relations UE-Royaume-Uni. Ce qui est clair, c'est que le niveau de collaboration ne sera pas aussi profond et étendu qu'aujourd'hui, étant donné que le statut général du Royaume-Uni sera alors similaire à celui d'autres partenaires non européens, comme le Canada.

Information additionnelle au sujet du Brexit

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Belgique

La région belge de Flandre offre de nombreuses possibilités de s’engager dans des partenariats d’innovation en matière de technologies propres. Ces dernières années, la Belgique a fait de grands progrès dans l’industrie en raison de son budget de RD qui, pondéré par le PIB, est supérieur à celui de ses voisins, soit l’Allemagne, la France et les Pays-Bas. En 2018, Anvers a accueilli le Forum annuel des technologies propres, un clin d’œil à l’industrie émergente des technologies propres du pays.

Fait
La Flandre fait partie de la « Silicon Valley » de l’Europe occidentale.

En 2017, la Flanders Cleantech Association (FCA) et la Flanders Investment & Trade (FIT), l’agence de la région pour les entreprises internationales, ont signé un accord pour travailler ensemble à l’internationalisation des entreprises basées en Flandre. Cet objectif sera principalement atteint par la mise sur pied d’un jumelage international B2B dans le domaine des technologies propres et en mettant en place des projets internationaux de mentorat, où les grandes entreprises aident les PME à établir un cadre pour des projets internationaux. Seize autres organisations ont signé des accords avec la FIT pour soutenir leurs efforts internationaux, y compris les regroupements scolaires et les plateformes de partenariats, incluant les organisations et plateformes de jumelages suivantes :

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Les technologies propres au niveau de l’UE

Financement dans le cadre d’Horizon 2020

Le programme de travail final d’Horizon 2020 « Énergie sûre, propre et efficace » (en anglais seulement) s’étend de 2018 à 2020 et dispose d’un budget total de 212 millions d’euros. Les appels de propositions pour ce programme soutiennent des projets qui démontreront l’innovation par la recherche de technologies et de solutions plus écoénergétiques dans les domaines suivants :

Quelques exemples de projets sous Horizon 2020

Fait
Stillwater Canada fait partie du consortium PACIFIC et est financé par EASME dans le cadre du programme Horizon 2020 pour élaborer de nouvelles solutions visant la production durable de matières premières.

En 2019, les appels comprennent :

Partenariats public-privé dans le cadre d’Horizon 2020 

Les PPP suivants sont particulièrement pertinents pour les PME canadiennes à la recherche de partenariats dans le domaine des technologies propres, étant donné le soutien important qu’ils reçoivent de la Commission européenne et de l’industrie européenne.

Initiatives technologiques conjointes (ITC)
PPP contractuels

Possibilités de financement à l’extérieur d’Horizon 2020

Breakthrough Energy Europe (BEE) (en anglais seulement) est un fonds d’investissement commun destiné à aider les entreprises européennes innovantes à développer et à mettre sur le marché de nouvelles technologies énergétiques propres. À hauteur de 100 millions d’euros, le fonds appuiera surtout la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la promotion de l’efficacité énergétique dans des domaines clés : électricité, transports, agriculture, fabrication et bâtiments. Le fonds BEE de 100 millions d’euros combine 50 millions d’euros en financement public provenant de l’UE et 50 millions d’euros de capital-risque à long terme provenant de Breakthrough Energy Ventures, le fonds Bill Gates pour les jeunes entreprises œuvrant dans le secteur de l’énergie.

LIFE (en anglais seulement) prévoit la participation de pays tiers en tant que bénéficiaires associés, à condition :

Pôles de compétitivité EUREKA

Les pôles EUREKA (en anglais seulement) sont des initiatives stratégiques à long terme dirigées par l’industrie qui développent des technologies d’une importance capitale pour la concurrence européenne, mais qui sont ouverts aux participants d’autres pays EUREKA, dont le Canada. Les projets des pôles regroupent de grandes et de petites entreprises pour travailler sur des projets de R-D près du marché et préconcurrentiels dans leurs secteurs respectifs. Les pôles EUREKA suivants peuvent intéresser les PME canadiennes à la recherche de partenariats en matière d’innovation dans les technologies propres :

Point de contact national au Canada pour EUREKA

Fonds de capital-risque

Un volume considérable de capitaux privés est disponible pour les technologies propres :

Conférences et forums dans le domaine des technologies propres en Europe

La participation à des conférences de premier plan dans le domaine des technologies propres offre l’occasion de réseauter et de rencontrer des partenaires européens potentiels :

Chapitre 3 : Sciences de la vie 

Aperçu

L’industrie canadienne des sciences de la vie est reconnue pour l’importance qu’elle accorde à la recherche et à l’innovation, en offrant des traitements de pointe aux patients du monde entier, et l’Europe compte certains des pays les mieux positionnés au monde dans le domaine des sciences de la vie. Par conséquent, de nombreuses initiatives entre le Canada et l’Europe ont vu le jour dans ce domaine.

Les institutions canadiennes et européennes collaborent depuis longtemps dans cette industrie et 2016 a marqué le 20e anniversaire de l’Accord Canada-UE sur la science et la technologie, un pacte axé sur la promotion de la collaboration transfrontalière. De telles initiatives facilitent grandement la collaboration entre les PME européennes et canadiennes et favorisent les partenariats transatlantiques dans l’industrie des sciences de la vie, une situation qui ne devrait pas changer de sitôt. En 2018, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont annoncé un engagement de 15 millions de dollars visant à soutenir dix appels de propositions conjoints transnationaux en 2018 dans le cadre du programme Horizon 2020 de l’UE. Cela témoigne de la relation étroite qui existe entre le Canada et l’Europe dans ce domaine et souligne un engagement renouvelé à travailler en collaboration. 

L’application provisoire de l’AECG, qui est entré en vigueur en 2017, aide également les PME du secteur des sciences de la vie à collaborer au-delà des frontières. Non seulement l’AECG facilite la libre circulation, mais il aide aussi les PME à cerner d’autres possibilités de partenariats, les prestataires de soins de santé et les universitairesNote de bas de page 19, et renforce la stratégie d’accès aux marchés, qui est particulièrement pertinente pour les sciences de la vie.

L’arrivée des technologies numériques a eu un effet considérable sur le secteur des sciences de la vie. Cela s’explique par le fait que les sciences de la vie, qui englobent la biotechnologie, la technologie médicale et la technologie pharmaceutique, font appel à la biologie et aux technologies de l’information pour améliorer les résultats dans le domaine de la santé.

Les régions les mieux positionnées dans le domaine des sciences de la vie et celles de l’industrie de la fabrication de pointe se chevauchent. En Europe, la plupart de ces régions trouvent spécifiquement en Europe occidentale : la Suisse, l’Allemagne et la France. Comme pour l’industrie des TFP, la force de l’industrie des sciences de la vie d’un pays peut être déterminée par le nombre de brevets qu’il détient, le nombre d’entreprises en sciences de la vie ou les rapports annuels mondiaux. L’Allemagne se classe deuxième au niveau mondial, derrière les États-Unis, en ce qui concerne les brevets. L’Espagne, et la région de Catalogne en particulier, abrite un écosystème dynamique des sciences de la vie qui peut offrir des partenariats et des possibilités aux PME canadiennes.

Allemagne

Compte tenu de la position de l’Allemagne dans l’industrie des TFP, il n’est pas surprenant que le pays soit également le chef de file européen dans le secteur des sciences de la vie et qu’elle représente le plus grand marché de produits des sciences de la vie en Europe. En effet, sa force dans les sciences de la vie vient de l’utilisation de technologies de pointe : Industrie 4.0 a propulsé l’Allemagne vers des domaines de haute technologie tels que les dispositifs médicaux, les biomatériaux et les produits biopharmaceutiquesNote de bas de page 20. Le Canada et l’Allemagne collaborent depuis longtemps dans divers domaines, comme la science et la technologie.

Fait
L’Allemagne compte le plus grand nombre d’entreprises de biotechnologie en Europe.

L’Accord bilatéral relatif à la coopération scientifique et technique entre le Canada et l’Allemagne a été conclu en 1971 pour officialiser la coopération entre les deux pays.

En 2001, le ministre fédéral allemand de l’Éducation et de la Recherche et le secrétaire d’État canadien aux Sciences, à la Recherche et au Développement ont signé une déclaration commune pour marquer le 30e anniversaire de l’Accord et établir les priorités futures de la coopération bilatérale, dont les biotechnologies vertes. Grâce à cet accord, la Helmholtz Association (en anglais seulement) et le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) ont collaboré étroitement dans le cadre de projets conjoints en sciences de la vie.

Le Canada et l’Allemagne ont également mis de l’avant des initiatives particulières dans le domaine des sciences de la vie, qui mettent l’accent sur les instituts de recherche et la collaboration entre l’industrie et les universités, notamment la Helmholtz Association (en anglais seulement) et la Max Planck Society (en anglais seulement).

Certaines provinces canadiennes ont également conclu des accords avec des États allemands, comme par exemple :

Le saviez-vous?

Les pôles et les plateformes de partenariats afin de cibler les possibilités de partenariat parmi les PME allemandes

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Ressources additionnelles

GTAI German Trade & Investment (en anglais seulement)

Pour obtenir des renseignements et du soutien concernant l’Accord bilatéral Canada-Allemagne en science et technologie :

Direction de l’innovation, de la science et de la technologie au sein d’Affaires mondiales Canada;

Bureau international (en anglais seulement) du ministère fédéral allemand de l’Éducation et de la Recherche

France

La position de la France dans l’industrie européenne des sciences de la vie repose sur l’excellence française dans le domaine des biotechnologies :

En matière de collaboration scientifique et de partenariats technologiques, la France figure parmi les pays prioritaires du Canada. En 2013, les deux pays ont signé la Déclaration officielle conjointe sur la coopération en innovation pour 2016-2018. Dans la Déclaration, les biotechnologies et les technologies médicales, les technologies vertes, l’aéronautique et les matériaux avancés figurent parmi les secteurs prioritaires. De plus, la Déclaration facilite les partenariats intersectoriels et transfrontaliers.

Des ententes existent également au niveau provincial. Par exemple, le Québec et la France coopèrent dans le cadre de projets scientifiques et universitaires, par l’entremise de laboratoires conjoints, de cours intégrés et d’événements scientifiquesNote de bas de page 23.

Fait
La France et le Canada collaborent dans de nombreux partenariats de grande qualité en biotechnologie.

L’Alliance pour la recherche et l’innovation des industries de santé (ARIIS) illustre bien le rôle de premier plan de la France dans le secteur des sciences de la vie. L’ARIIS facilite la mise en place de partenariats public-privé et réunit des scientifiques et des chercheurs de l’industrie de la santé dans le cadre de la Journée internationale annuelle des rencontres en R-D, parmi d’autres événements.

En 2004, la France a adopté une nouvelle politique industrielle axée sur l’innovation. Cela s’est traduit par la création de pôles de concurrence travaillant dans le cadre de projets communs pour améliorer les résultats.

Les pôles de concurrence français spécialisés dédiés aux sciences de la vie

D’autres plateformes et pôles dans le secteur des sciences de la vie en France

Les fonds de capital-risque

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Communiquez avec un délégué commercial à Paris

Ressources additionnelles

Panorama France Health Tech 2017

Suisse

La Suisse est un chef de file mondial des sciences de la vie et s’est classée en tête des pays les plus innovants au monde pendant huit années consécutives. Le pays abrite un certain nombre d’universités et d’instituts de recherche de premier plan dédiés aux sciences de la vie, ainsi que de nombreux sièges d’entreprises, et offre un généreux financement dans la recherche fondamentale et appliquée.

Les cinq plus grandes universités des sciences de la vie sont les suivantes :

Au niveau national, des efforts sont également déployés pour promouvoir la collaboration internationale et intersectorielle.

Quelques exemples de collaboration internationale multi-sectorielle

Le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNSNF) offre des programmes de coopération internationale aux groupes de recherche afin de favoriser la collaboration transfrontalière.

Comme le Canada, la Suisse accorde une grande importance à la collaboration entre l’industrie et les universités, et les deux pays travaillent ensemble pour favoriser la collaboration transfrontalière.

Parmi les accords les plus récents entre le Canada et la Suisse figure la Déclaration commune sur la science, la technologie et l’innovation signée en 2018 pour promouvoir la coopération entre les deux pays dans les sciences de la vie, les technologies propres et la fabrication de pointe.

Le saviez-vous?

Les pôles et les plateformes de partenariats suisses

Le centre fait partie de l’accord international MultiHelix de Twins, un accord de partenariat international avec quatre autres pôles et parcs scientifiques : LifeTechValley en Belgique, Sherbrooke Innopole au Canada, Medicon Village en Suède et le Life Sciences Hub Wales.

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Communiquez avec un délégué commercial à Berne

Ressources additionnelles

Espagne

La réputation de l’Espagne dans le secteur des sciences de la vie est impressionnante, comme en témoigne le fait qu’elle s’est classée cinquième parmi les 28 États membres de l’UE pour le nombre de subventions reçues du Conseil européen de la recherche (CER) en 2018Note de bas de page 25. Le CER octroie des bourses aux scientifiques et aux chercheurs qui ont fait preuve d’un rendement exceptionnel dans la qualité de leur recherche, tous domaines scientifiques confondus.

L’Espagne abrite également de nombreuses entreprises en biotechnologie de premier plan, en particulier dans le domaine de la santé humaine. Cette position est le résultat d’une campagne de soutien publique de dix ans qui a été lancée afin de stimuler la création d’un écosystème dynamique.

Dans ce contexte, l’Espagne accueille BIOSPAIN, le plus grand événement biotechnologique au monde qui se déroule chaque année sous les auspices de l’Association espagnole de bioindustrie. L’événement offre aux PME canadiennes l’occasion de rencontrer des représentants d’importantes entreprises pharmaceutiques et de biotechnologie ainsi que des partenaires potentiels du monde entier. BIOSPAIN 2018 (en anglais seulement) a attiré plus de 1 500 participants et représentants de 770 entreprises, y compris une délégation du Canada.

Catalogne

La Catalogne, la biorégion qui abrite l’un des écosystèmes les plus dynamiques d’Europe dans le domaine des sciences de la vie, est considérée par beaucoup comme la première région en importance d’Espagne pour les produits pharmaceutiques, la biomédecine et les dispositifs médicaux, et est reconnue pour la qualité de sa recherche novatrice. Ce n’est pas un hasard si Barcelone a été choisie pour accueillir l’édition 2019 de Bio€quity, l’une des plus grandes conférences d’investisseurs en biotechnologie en Europe, qui accueillera les principales entreprises européennes des sciences de la vie, de la pharmacologie et des biotechnologies et mettra en évidence les occasions directes d’investissements étrangers.

ACCIÓ, l’agence du gouvernement catalan pour les investissements étrangers et la concurrence des entreprises, est en grande partie responsable de la réussite de la Catalogne dans le secteur des sciences de la vie. En plus de promouvoir le financement des entreprises catalanes afin de faciliter leur internationalisation, l’agence offre également des services spécialisés aux investisseurs internationaux qui attirent des investissements étrangers directs dans la biorégion.

Fait
Le secteur des sciences de la vie représente environ 7 % du PIB la Catalogne.

En 2006, le gouvernement catalan a supervisé la création de Biocat (en anglais seulement), une fondation public-privé regroupant des universités, des centres de recherche et des entreprises spécialisées dans le secteur de la biotechnologie et de la biomédecine. Biocat agit également en tant que facilitateur de réseaux nationaux et internationaux et de projets pour promouvoir les secteurs de la santé et des sciences de la vie dans la biorégion de Catalogne.

Communiquez avec l’équipe de Biocat (en anglais seulement) et les ressources suivants pour obtenir des renseignements sur les projets à venir :

Pour des renseignements sectoriels pratiques et pertinents sur l’investissement en Catalogne, communiquez avec le service du gouvernement catalan (en anglais seulement).

Obtenez de l’aide du Service des délégués commerciaux en Espagne

Communiquez avec un délégué commercial à :

Les sciences de la vie au niveau de l’UE

Horizon 2020

Le cadre de financement Horizon 2020 offre de nombreuses possibilités de financement dans le domaine des sciences de la vie. De plus, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) se sont associés à la Commission européenne et aux États membres de l’UE pour offrir un financement coordonné aux chercheurs canadiens qui souhaitent collaborer à des projets en sciences de la vie d’Horizon 2020.

Fait
Dans le cadre d’Horizon 2020, les IRSC ont participé à 28 appels conjoints transnationaux, financé la composante canadienne de 89 équipes multinationales et investi 27 millions de dollars.

Participation du Canada aux réseaux de recherche en santé des États membres de l’UE

Les trois programmes de recherche conjoints suivants font appel à la collaboration financière du Canada avec les États membres de l’UE dans le domaine des sciences de la vie :

Partenariats public-privé dans le cadre d’Horizon 2020

Dans le cadre d’Horizon 2020, la majeure partie du financement des sciences de la vie est consacrée aux initiatives technologiques conjointes (ITC) avec l’industrie européenne.

Fait
En 2015, le financement européen dans le domaine de la biotechnologie a atteint 9,9 milliards de dollars, soit le niveau le plus élevé jamais atteint en Europe.

Voici des ITC qui mettent l’accent sur les sciences de la vie et fonctionnent selon les règles d’Horizon 2020 :

Pôles EUREKA

Les pôles EUREKA (en anglais seulement) sont des initiatives stratégiques à long terme dirigées par l’industrie qui développent des technologies d’une importance capitale pour la concurrence européenne, mais qui sont ouverts aux participants d’autres pays EUREKA, dont le Canada. Les projets des pôles regroupent de grandes et de petites entreprises pour travailler sur des projets de R-D près du marché et préconcurrentiels dans leurs secteurs respectifs. Les pôles EUREKA suivants peuvent intéresser les PME canadiennes à la recherche de partenariats en matière d’innovation dans les sciences de la vie :

Point de contact national au Canada pour EUREKA

Les pôles et les organisations industrielles des sciences de la vie à l’échelon européen

Fonds de capital-risque

Des capitaux privés sont également disponibles pour des projets dans le domaine des sciences de la vie :

Fait
L’investissement de capital-risque des entreprises dans les biotechnologies au Royaume-Uni a été multiplié par six en cinq ans.

Conférences et forum européens en science de la vie 

Chapitre 4 : Transports

Aperçu

La force du Canada dans le secteur des transports est reflétée par des champions du secteur ferroviaire et du secteur aéronautique comme Bombardier, qui est un joueur mondial important. Au cours des dernières années, le gouvernement s’est concentré sur l’écologisation de son secteur des transports, grâce à des initiatives comme SmartWay. Ressources naturelles Canada, qui dirige l’initiative, fournit des outils d’analyse comparative pour aider ses partenaires à comprendre le rendement énergétique et les émissions associés au transport public.

L’Europe, en tant que chef de file mondial en matière d’innovation dans les transports, a traditionnellement établi les normes pour le secteur des transports. L’accent mis sur le transport vert est partagé par les pays européens et le Canada et se reflète dans divers accords et collaborations internationales dans le secteur.

Exemples de collaboration internationale dans le secteur des transports

L’Accord de transport aérien Canada-EU (en anglais seulement) est entré en vigueur en 2009 pour renforcer la coopération internationale afin de réduire les effets de l’aviation sur le changement climatique mondial. Il s’agit de l’accord le plus ambitieux entre les États membres de l’UE et un pays partenaire majeur.

Fait
L’UE vise à rendre 300 villes intelligentes d’ici fin 2019?
Commission européenne, 2018

Rendre la mobilité interurbaine et les villes à la fois plus intelligentes et plus durables est une priorité essentielle pour l’UE. La « décarbonisation » du secteur des transports comprend de nombreuses initiatives d’innovation au niveau de l’UE grâce à des possibilités de financement pour les villes et les transports plus intelligents. Au niveau national, les pays ont introduit des politiques de transport pour mener leurs collectivités vers un système de transport plus durable.

L’Espagne, la France, l’Allemagne et l’Italie comptent parmi les pays européens les plus innovants et les plus axés sur la recherche, et abritent de grandes industries du domaine des transports. Ces pays sont également des chefs de file du secteur des TFP.

Secteurs complémentaires

Espagne

Fait
Avec plus de 1 970 milles de voies ferrées pour les trains à grande vitesse, l’Espagne se classe au deuxième rang après la Chine en ce qui concerne l’infrastructure ferroviaire à grande vitesse.
(Exports.gov, 2018)

Le transport est actuellement la plus grande source d’émissions de gaz à effet de serre en Espagne, mais comme le Canada, l’Espagne met à jour ses normes de transport pour les rendre plus respectueuses de l’environnementNote de bas de page 26. En 2015, la Commission européenne a adopté un programme opérationnel (2014-2020) pour soutenir le transport vert.

L’Espagne est l’un des cinq principaux acteurs européens de l’aéronautique civile et militaire et participe activement aux principales initiatives aéronautiques européennes. L’industrie aérospatiale de l’Espagne se classe actuellement au cinquième rang européen par rapport au chiffre d’affaires et au huitième rang mondial. Le secteur aérospatial espagnol continue de croître et présente un grand potentiel en raison de la concurrence accrue sur le marché espagnol du transport aérien et d’une demande pour de nouvelles technologies.

Les relations bilatérales étroites entre le Canada et l’Espagne s’appuient sur la collaboration en matière d’innovation et entre les milieux universitaires et technologiques.

De nombreux groupes de transport espagnols sont organisés en pôles régionaux ou en plateformes de partenaires, ce qui peut offrir des possibilités. 

Exemples de pôles régionaux

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France

Dans le secteur des transports, la France met l’accent sur l’investissement dans des solutions innovantes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et rendre les transports plus durables. Le pays est connu pour son service ferroviaire à grande vitesse (TGV), l’un des systèmes de transport les plus efficaces et les moins émetteurs de carbone au monde. Les efforts de la France portent notamment sur la réduction de l’utilisation des hydrocarbures et l’amélioration de l’efficacité énergétique, et ses efforts pour rendre les transports plus verts donnent déjà de bons résultats. La part d’énergies renouvelables de la France dans la consommation de carburants pour les transports est l’une des plus élevées de l’UE et ne cesse de croîtreNote de bas de page 27. Cela est dû en partie à son industrie des véhicules électriques qui, en 2017, a dépassé la Norvège en tant que plaque tournante européenne des voitures vertesNote de bas de page 28. L’engagement du gouvernement français en faveur de la mobilité verte ne devrait pas changer de sitôt : dans le cadre de son Plan climat, publié en 2017, la France mettra fin aux ventes de véhicules à essence et diesel d’ici 2040, afin d’encourager l’innovation des constructeurs automobiles. 

À la suite de l’annonce de son plan climat, le Canada et la France ont annoncé la création du Partenariat Canada-France pour le climat et l’environnement pour promouvoir et mettre en œuvre l’Accord de Paris. L’une des priorités est de réduire les émissions dues aux transports internationaux, en partageant les pratiques exemplaires en matière de déploiement de véhicules électriques et en encourageant l’innovation dans la production d’énergies pour réduire les émissions.

Le Consortium en aérospatiale pour la recherche et l’innovation au Canada (CARIC) appuie des projets internationaux avec des partenaires européens clés, dont la France.

Page pour soumettre une idée de projet de CARIC 

Par l’intermédiaire d’EMC2, le pôle industriel français dédié aux technologies de fabrication de pointe, la France collabore également étroitement avec le Consortium en aérospatiale de recherche et d’innovation au Québec (CARIQ). EMC2 vise à promouvoir des projets d’innovation concertés dans différents secteurs, dont l’aérospatiale, et collabore avec le Canada dans ce domaine depuis une décennie. Ce partenariat entre la France et le Québec est axé sur l’innovation technique et la fabrication de pointe grâce à des projets concertés de RD auxquels participent des PME françaises et canadiennes.

Les pôles français offrent aux investisseurs étrangers un environnement idéal pour nouer des partenariats en RD avec des entreprises de premier plan. L’ADEME centralise les appels en matière d’innovation et de programmes de RD. L’Agence ferroviaire européenne, qui a son siège à Valenciennes, en France, établit des normes au niveau de l’UE dans le secteur ferroviaire.

Les pôles internationaux comprennent

Les pôles nationaux comprennent

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Ressources additionnelles

Allemagne

Le secteur allemand des transports met l’accent sur la recherche et le développement, sous l’impulsion des investissements publics et privés dans ce secteur. Le gouvernement allemand a fait preuve d’un engagement et a mis en œuvre des initiatives dans ce domaine.

La R&D figure parmi ses priorités et ses initiatives les plus importantes, comme le démontrent ces documents :

En 2006, le gouvernement fédéral de l’Allemagne a présenté sa Stratégie en matière de haute technologie, qui définit les cinq domaines prioritaires visés par des investissements accrus dans la recherche et l’innovation. Parmi les cinq piliers figure la mobilité intelligente, qui signifie l’optimisation des différents modes de transport en matière d’efficacité et de capacité.

Sur la base de cette initiative, le gouvernement fédéral a adopté en 2014 une nouvelle stratégie intitulée « Innovation pour l’Allemagne », dans le but d’améliorer le paysage global de l’innovation en Allemagne.

Les mesures mises en place pour atteindre cet objectif comprennent :

Des programmes précis ont également été mis en place pour atteindre ces objectifs, comme le Programme central d’innovation pour les PME (ZIM).

La position de l’Allemagne dans le secteur mondial des transports découle de son industrie automobile, qui reste la plus importante en Europe et qui est l’industrie la plus innovante d’Allemagne.

En tant que plaque tournante mondiale de l’aérospatiale, l’Allemagne abrite les principaux acteurs de tous les segments du marché de l’aviation civile et militaire. La combinaison d’une infrastructure de R-D de calibre mondial et d’un puissant secteur de fabrication donne un avantage concurrentiel aux investisseurs du secteur.

Le gouvernement allemand participe activement à l’industrie aérospatiale. Le ministère des Affaires économiques et de l’Énergie (BMWi) a annoncé la sixième version du Programme pour la recherche aérospatiale – un programme de subventions pour les projets de recherche et de technologie aérospatiales – pour l’automne 2018Note de bas de page 30. Le BMWi soutient également l’industrie aéronautique allemande par l’entremise de programmes-cadres de recherche européens tels que Clean Sky, SESAR et Horizon 2020.

Engagement des provinces

De nombreux accords existent entre l’Allemagne et le Canada aux niveaux provincial et local.

Des accords de coopération existent également entre les universités et les instituts de recherche. En 2010, l’Ontario et le Bade-Wurtemberg ont signé 59 accords conjoints bilatéraux de recherche entre leurs universités.

Le Centre germano-canadien pour l’innovation et la recherche (en anglais seulement) offre des outils de jumelage et des fonds communs pour aider les PME canadiennes à trouver des partenaires européens.

Fait
De 2016 à 2018, le Canada et l’Allemagne ont conclu 60 projets et accords de coopération dans divers domaines.

La coopération entre le Canada et l’Allemagne s’appuie sur la Coopération germano-canadienne en science et technologie, forte de près de 50 ans de collaboration internationale. De nombreuses initiatives et de nombreux accords ont vu le jour à la suite de l’accord de coopération.

Fait
Dans le cadre du Fonds de l’UE pour le réseau transeuropéen de transport (RTE-T), 21 propositions allemandes ont été sélectionnées pour le CEF pour les projets de transport (2016 uniquement).

Ressources additionnelles

ZIM (en anglais seulement) 

Découvrez les pôles et plateformes de partenariats allemands dans le secteur des transports :

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Communiquez avec un délégué commercial à Berlin

Italie

Suivant l’exemple de ses voisins européens, l’Italie s’oriente également vers des politiques et des initiatives plus écologiques dans le secteur des transports. En Italie, les voitures privées représentent 66 % des déplacements routiers. Cette forte dépendance à l’égard du transport par véhicule unique a mené à l’adoption d’une nouvelle législation visant à promouvoir les transports verts, y compris en finançant le transport durable dans les villes. Le principal programme d’innovation et de recherche de l’Italie, le Programme national de recherche (PNR) 2014-2020, détermine les priorités de la politique nationale de recherche, qui comprennent le transport intelligent, vert et intégré. Cette politique nationale a déjà donné des résultats : la Commission européenne rapporte que l’Italie a fait des progrès considérables en vue de s’aligner sur les lignes directrices et les objectifs de l’UE.

Le Canada et l’Italie coopèrent dans les domaines de la recherche et de l’innovation

Ressources additionnelles

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Communiquez avec un délégué commercial à Rome

Financement des transports au niveau de l’UE 

Le secteur européen des transports est dynamique et hautement concurrentiel. Les principales priorités de l’UE sont de rendre les transports plus verts et plus durables, que ce soit par les transports routiers, ferroviaires, maritimes ou aériens.

Horizon 2020 

Le programme Horizon 2020 offre de nombreuses possibilités de financement dans son programme de travail 2018-2020 pour le transport intelligent, vert et intégré (en anglais seulement).

L’objectif est la mise en place d’un système de transport européen résilient, économe en ressources, respectueux du climat et de l’environnement.

Puisque le Canada est considéré comme un « pays tiers », les PME canadiennes ne peuvent pas répondre à tous les appels de propositions d’Horizon 2020. De nombreux appels sont ouverts à une collaboration internationale, à condition que chaque consortium comprenne un État membre de l’UE. D’autres précisent le besoin de partenaires de pays tiers.

Ressources additionnelles

Les relations Canada-UE dans le secteur de l’aérospatiale

Les entreprises canadiennes du secteur de l’aérospatiale ont une réputation bien méritée au chapitre de la qualité, de la valeur, de la performance et de la fiabilité, y compris dans l’UE. La coopération renforcée entre l’UE et le Canada dans le secteur de l’aérospatiale remonte à 2011 avec le projet financé par l’UE « Canadian networking aeronautics project for Europe » (CANNAPE), organisé sous la forme d’un consortium réunissant des acteurs de la RD du Canada et de l’UE.

Le projet de deux ans : 

Les principaux projets découlant du partenariat CANNAPE comprennent :

Autres initiatives dans le secteur de l’aviation entre le Canada et l’UE

Partenariats public-privé dans le cadre d’Horizon 2020 

Les PPP suivants sont particulièrement pertinents pour les PME canadiennes à la recherche de partenariats dans le secteur des transports, étant donné le soutien important qu’ils reçoivent de la Commission européenne et de l’industrie européenne.

Initiatives technologiques conjointes (ITC)
PPP contractuels

Pôles et portails participants à l’échelle européenne

Pôles EUREKA

Les pôles EUREKA (en anglais seulement) sont des initiatives stratégiques à long terme dirigées par l’industrie qui développent des technologies d’une importance capitale pour la concurrence européenne, mais qui sont ouverts aux participants d’autres pays EUREKA, dont le Canada. Les projets des pôles regroupent de grandes et de petites entreprises pour travailler sur des projets de RD près du marché et préconcurrentiels dans leurs secteurs respectifs. Les pôles EUREKA suivants peuvent intéresser les PME canadiennes à la recherche de partenariats en matière d’innovation dans les transports :

Point de contact national au Canada pour EUREKA

Fonds de capital-risque

Capitaux privés disponibles pour l’industrie du transport :

Conférences et forums européens dans le secteur des transports

Chapitre 5 : Alimentation et agriculture

Aperçu

L’approche de collaboration intersectorielle du secteur canadien de l’alimentation et de l’agriculture fait du Canada un partenaire intéressant pour l’UE : les accords bilatéraux Canada-UE dans le secteur agroalimentaireNote de bas de page 31 encouragent la collaboration transfrontalière. Au Canada, le secteur est appuyé par de nombreux programmes, notamment :

L’entrée en vigueur provisoire de l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne en 2017 donne aux entreprises agroalimentaires canadiennes, en particulier les PME, un avantage important sur leurs concurrents mondiaux en facilitant la libre circulation. Il existe une coopération entre le Canada et l’UE au niveau de l’UE et avec différents États membres.

Le Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI-CNRC) a collaboré avec le Rijksdienst voor Ondernemend Nederland (RVO) des Pays-Bas dans le cadre de la mission agroalimentaire canadienne aux Pays-Bas en octobre 2018.

Les plus importants pays d’Europe dans le domaine de l’agroalimentaire sont également des plaques tournantes mondiales pour la recherche et le développement, ce qui démontre la nature intégrée de l’industrie que l’on retrouve également au Canada. L’Italie, les Pays-Bas, la France et le Royaume-Uni figurent parmi les chefs de file de l’UE en matière d’innovation technologique agroalimentaire.

Italie

L’Italie est un pays au premier plan de l’innovation dans le secteur agricole. Les nombreux projets de collaboration et initiatives dans le secteur public et privé montrent clairement l’engagement de l’Italie à investir dans des solutions innovantes pour moderniser les pratiques agricoles. 

En 2016, le gouvernement italien a investi 21 millions d’euros pour stimuler la création de nouveaux produits et financer la recherche durable en biotechnologie, conformément aux objectifs du développement durableNote de bas de page 32. Cela a impliqué une collaboration multipartite entre le Council for Agricultural Research and Economics (CREA) et le ministère italien de l’Agriculture. 

Le secteur agricole italien participe également à des projets de collaboration avec l’industrie aérospatiale : 

De telles initiatives démontrent la force de l’Italie en tant que pays innovant et axé sur la recherche. 

La coopération entre le Canada et l’Italie dans le domaine de la recherche agricole comprend les initiatives suivantes : 

Les pôles et les plateformes de partenariats dans le secteur de l’agriculture et de l’alimentation en Italie

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Pays-Bas

Les Pays-Bas sont un chef de file mondial de l’innovation et de la recherche en agriculture et jouissent de l’un des plus importants budgets privés de RD au monde. Leur secteur des technologies agroalimentaires innovantes positionne les Pays-Bas comme le deuxième exportateur mondial de produits agricoles après les États-Unis. Parmi les 40 premières entreprises mondiales du secteur de l’alimentation et des boissons, douze ont des centres de RD aux Pays-BasNote de bas de page 33.

Fait
Environ 80 % des innovations horticoles mondiales proviennent des Pays-Bas.
(Zuid-Holland, s.d.)

Les Pays-Bas abritent certains des instituts de recherche et certaines des universités agricoles les plus reconnus, comme l’Université de Wageningen. En 2011, l’université a lancé une alliance mondiale de recherche sur l’agriculture adaptée aux changements climatiques (en anglais seulement).

Le Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI-CNRC) a collaboré avec le Rijksdienst voor Ondernemend Nederland (RVO) (en anglais seulement) des Pays-Bas dans le cadre de la mission agroalimentaire canadienne aux Pays-Bas en octobre 2018, qui visait des projets de RD concertée entre les deux pays.

Les pôles et les plateformes de partenariats néerlandaises

Organisations et ressources additionnelles aux Pays-Bas 

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France

La France est un chef de file mondial de l’industrie alimentaire et agricole, avec le soutien du gouvernement français.

Le ministère français de l’Agriculture et de l’Alimentation :

La France demeure l’un des principaux pays prioritaires du Canada en matière de coopération scientifique dans des secteurs stratégiques. La Déclaration commune officielle de coopération en matière d’innovation 2016-2018 reflète les domaines clés identifiés par les deux parties : le secteur des biotechnologies, avec un accent particulier sur l’agro-industrie, les technologies pour l’agriculture de précision et les technologies vertes.

Les plateformes de partenariats et les pôles nationaux et régionaux

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Royaume-Uni

Le Royaume-Uni est un chef de file en matière d’innovation technologique dans le secteur agroalimentaire, grâce à un important investissement continu du gouvernement britannique.

Innovate UK (en anglais seulement) est l’agence britannique pour l’innovation par l’intermédiaire de laquelle le gouvernement britannique a investi près de 90 millions de livres sterling et a créé les quatre centres d’innovation agricole suivants :

L’Industrial Strategy Challenge FundNote de bas de page 34 (FCSI) appuie des projets agroalimentaires novateurs auxquels participent des entreprises, des chercheurs et l’industrie pour transformer la production alimentaire (en anglais seulement).

Réseau de transfert des connaissances (en anglais seulement)

Des partenariats clés existent déjà entre le Royaume-Uni et le Canada. Les deux pays ont identifié le secteur agroalimentaire comme un pilier de leur économie respective, comme en témoignent les investissements importants réalisés ces dernières années dans des projets de recherche agroalimentaire. Le secteur agrotechnologique figurait également sur la liste des priorités du Protocole d’entente Canada-Royaume-Uni concernant la science, la technologie et l’innovation signé en septembre 2017 et sur la feuille de route (en anglais seulement) décrivant les possibilités de collaboration dans huit domaines thématiques à court, moyen et long terme.

Quelques exemples de partenariats agroalimentaires avec le Royaume-Uni

Agriculture et Agroalimentaire Canada, en partenariat avec le Biotechnology and Biological Sciences Research Council (BBSRC) du Royaume-Uni, a lancé un appel (en anglais seulement) qui soutient des projets de recherche et de collaboration visant à accroître la productivité mondiale du blé. Le Conseil national de recherches du Canada, en partenariat avec Innovate UK, a également lancé un appel de propositions de recherche bilatéral qui appuie l’amélioration de la productivité industrielle (en anglais seulement) et comprend la production alimentaire.

Explorez les possibilités de financement

Les pôles et les plateformes de partenariat dans le domaine agroalimentaire

Ressources additionnelles

Chambre de commerce Canada-Royaume-Uni (en anglais seulement) 

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Financement agroalimentaire au niveau de l’UE

Fait
SmartAgriHubs : 140 pôles d’innovation dans le domaine numérique, 9 pôles régionaux et 28 expériences phares en innovation.

Parmi les initiatives qui stimulent l’innovation dans le secteur agricole, on peut citer le Partenariat européen d’innovation pour la productivité et la durabilité agricoles (PEI-AGRI), lancé en 2012 pour soutenir la stratégie « Europe 2020 » pour des villes intelligentes et durables grâce à des réseaux thématiques. Il s’agit notamment d’AgriSpin – Space for Innovations in Agriculture (en anglais seulement), un projet de l’UE qui cerne les pratiques exemplaires pour l’innovation et les systèmes de soutien dans l’agriculture européenne.

Le projet SmartAgriHubs (en anglais seulement), lancé en novembre 2018 pour promouvoir les solutions numériques dans le secteur agricole, dispose d’un budget de 20 millions d’euros cofinancé par l’UE. Le projet a déjà mis en place un vaste réseau de 140 centres d’innovation numérique en s’appuyant sur ses projets et écosystèmes existants, tels que l’Internet of Food and Farm (IoF2020).

Horizon 2020

Le programme de travail 2018-2020 comprend deux appels à propositions liés au secteur agroalimentaire : Sécurité alimentaire durable (en anglais seulement) et Renaissance rurale (en anglais seulement).

Horizon 2020

Explorez les possibilités de partenariat

Autres programmes de l’UE

Conférences et forums européens dans le secteur agroalimentaire :

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