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Un parc éolien donne une base solide à une entreprise

Un nouveau parc éolien aménagé sur la côte sud du Pakistan contribue à l’amélioration du bilan énergétique de ce pays et donne à une entreprise canadienne spécialisée en énergie renouvelable une place importante en Asie.

D’une puissance de 50 mégawatts, le parc d’énergie éolienne de Hawa érigé près du village de Jhimpir, dans la province du Sindh, est récemment entré en exploitation commerciale après 15 mois de travaux par la société torontoise JCM Power en partenariat avec JS Group, une entreprise industrielle et d’investissement réputée du Pakistan.

Avec l’aide du Service des délégués commerciaux du Canada (SDC) à Islamabad, le projet rehausse les ressources écoénergétiques du Pakistan et apporte des avantages sociaux aux habitants de la région éloignée. De plus, il établit la nouvelle plateforme asiatique de JCM dans la région.

« Il existe ici un énorme potentiel d’énergie renouvelable, et nous prévoyons étendre notre présence dans les mois et les années à venir », déclare Muhammed Ali, directeur de JCM pour le Pakistan.

Originaire du Pakistan, M. Ali a étudié en génie électrique au Canada et travaillé à Hydro One en Ontario, en particulier sur le raccordement des systèmes d’énergie renouvelable au réseau ontarien. Depuis son embauche par JCM, il est retourné au Pakistan pour y appliquer ce qu’il avait appris au Canada, en supervisant la construction de Hawa et son raccordement au réseau.

La société JCM, qui est également présente en Amérique latine, en Afrique et en Asie, se consacre à l’accélération de la durabilité sociale, économique et environnementale sur les marchés en croissance, grâce à la mise en œuvre de projets de production et de transport d’énergie renouvelable. L’entreprise élabore des projets, engage les fonds nécessaires à la construction et investit à plus long terme dans le but d’exploiter efficacement des centrales électriques. Ensemble, les projets de l’entreprise en énergie éolienne ou solaire et en réseaux de transport dans plusieurs pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie correspondent à une puissance dépassant le gigawatt.

Dans le cadre de ses efforts pour exercer une diligence raisonnable lors de l’investissement à Hawa, JCM a contacté le SDC au Pakistan pour l’aider à répondre à différentes questions de la part de divers gouvernements locaux et organismes de réglementation. Saisissant l’occasion offerte par la croissance rapide de l’énergie verte dans le pays et le secteur des producteurs indépendants d’électricité, JCM a conclu un partenariat stratégique avec JS Group au début de 2017 et a pris une participation dans le parc éolien de Hawa. « C’était une bonne occasion pour JCM », a déclaré M. Ali.

Ali Syed, président et chef de la direction de JS Energy, affirmait dans une déclaration que le projet de Hawa renforcera l’économie du pays en atténuant la crise énergétique à laquelle il est confronté. Le projet a des retombées positives sur les communautés locales,
car il crée des emplois et fournit des services de santé et d’éducation, note-t-il. « Nous ne considérons pas qu’il s’agit simplement de deux organisations qui collaborent, mais de deux pays – le Canada et le Pakistan – qui s’associent pour bâtir un monde plus propre. »

Un réseau mondial de contacts 

Khizer Abbasi, délégué commercial à Islamabad, a aidé JCM à élaborer l’accord de projet. Il avait d’abord entendu parler de l’entreprise par des collègues du SDC qui avaient appuyé JCM en Amérique latine. « Les membres du réseau du SDC dans le monde entier interagissent régulièrement les uns avec les autres au sujet des clients qui cherchent des occasions d’affaires », explique‑t‑il.

« La participation du SDC à la recherche de projets dans lesquels investir apporte de la crédibilité et une plus grande certitude », souligne M. Abbasi. « Il s’agit d’établir les bons contacts avec les bonnes personnes et organisations qui œuvrent déjà dans le secteur. »

M. Ali mentionne les défis associés au travail dans le secteur énergétique au Pakistan que le SDC a aidé à surmonter, notamment le peu d’informations disponibles en ligne sur les politiques gouvernementales ou même les coordonnées des fonctionnaires du ministère de l’Énergie, des autorités responsables de l’électricité et des ministères régissant l’achat de terrains. Selon lui, M. Abbasi et le SDC ont fait office de « guichet unique » sur le marché étranger en aidant l’entreprise à tisser des liens avec des acteurs actifs sur le marché de l’énergie, ainsi qu’à organiser des réunions et à clarifier de nombreuses questions.

« M. Abbasi a trouvé réponse à toutes nos questions et a joué un rôle important dans la phase de diligence raisonnable de notre travail », affirme-t-il, ce qui a accéléré l’examen par JCM de l’occasion d’affaires au Pakistan. « Il a passé des coups de fil pour nous mettre en contact avec les bonnes personnes et obtenir les bonnes informations. »

Le SDC aide à résoudre tous les problèmes qui surviennent, explique-t-il. « Une fois que le SDC est impliqué, le gouvernement local, ou l’entité qui en tient lieu, comprend que le gouvernement canadien appuie cet investisseur, et il est ainsi plus réceptif à l’élaboration d’une solution. »

M. Ali déclare que JCM aimerait faire partie du développement futur des énergies renouvelables au Pakistan, à la suite du succès remporté par le projet de Hawa. L’entreprise prévoit accroître son portefeuille d’investissements dans les nouvelles énergies pour y inclure jusqu’à 300 mégawatts de projets éoliens et solaires au Pakistan et étendre sa présence sur l’ensemble du marché émergent de l’énergie en Asie.

M. Ali est actuellement débordé à « fignoler les derniers détails » du parc éolien phare de Hawa maintenant qu’il est opérationnel, mais il prévoit appliquer ce que JCM a appris là‑bas à son portefeuille mondial.

« Une caractéristique des marchés émergents est que l’on n’a pas suffisamment d’information pour créer un plan détaillé. Cela rend les choses plus difficiles », souligne M. Ali. « Lors d’un premier projet, on est le cobaye. Les choses peuvent prendre plus de temps que prévu, mais elles s’améliorent la fois d’après. »

Selon lui, le « bouquet énergétique global » du Pakistan est si asymétrique qu’il existe de bonnes perspectives pour les autres sources d’énergie, qui feront le pont entre l’offre et la demande. De tels marchés en développement apportent de meilleures récompenses pour les entreprises comme la sienne. « Plus le risque est grand, plus le rendement est élevé », soutient M. Ali. Cela dit, le Pakistan envisage de lancer un nouveau mécanisme d’appel d’offres concurrentielles pour les projets d’énergie renouvelable, ce qui pourrait réduire les marges bénéficiaires.

Entre‑temps, JCM transmet ses connaissances du secteur de l’énergie aux Pakistanais. Selon M. Ali, bien que le pays ne possède que des connaissances de base en énergie verte, celles‑ci se développent rapidement. « Le fait d’avoir une expertise financière et technique à offrir sur ce marché nous donne une valeur stratégique, et fait de nous un partenaire attrayant pour toutes les entités locales qui travaillent ici », affirme‑t‑il. « Les difficultés de l’exploitation efficace d’une centrale électrique renouvelable ne sont pas comprises de tous. »

Intégrer la responsabilité sociale des entreprises

En plus de diversifier le bouquet énergétique du Pakistan, de remédier à ses pénuries aiguës d’électricité et d’améliorer l’environnement, JCM aide le pays et la région éloignée de Jhimpir au moyen de diverses mesures de responsabilité sociale des entreprises (RSE). La région est plutôt désertique, explique‑t‑il. On y trouve peu d’emplois hormis ceux liés à l’agriculture de subsistance qui dépend des pluies qui ne se produisent qu’à des intervalles de quelques années. JCM et plusieurs parcs éoliens voisins s’associent dans leurs projets de RSE, de sorte que leurs initiatives sont plus stratégiques et agissent à plus long terme.

Parmi les progrès accomplis grâce au projet, on compte un réseau routier, une école locale, un service paramédical 24 heures sur 24, des possibilités d’emploi dans la construction et la sécurité, l’approvisionnement régulier en eau par des camions‑citernes, ainsi que des panneaux solaires sur chaque maison afin que les villageois aient un éclairage électrique et puissent recharger leurs appareils comme les téléphones cellulaires.

« Nous avons certainement eu un effet positif », affirme M. Ali, faisant remarquer que la population locale dispose maintenant d’un approvisionnement sûr de biens, notamment de nourriture, de vêtements et de livres scolaires. « C’est très satisfaisant et accueillant de voir le bonheur sur leurs visages. Quand on considère comment les choses étaient et qu’on observe les changements que nous avons pu apporter, ça fait naître un sentiment d’humilité. »

En direct d’Islamabad, au Pakistan, ce récit est un exemple de la façon dont les délégués commerciaux présents dans plus de 160 villes du monde entier aident les entreprises canadiennes à réussir.

Apprenez‑en davantage sur les Visages du Service des délégués commerciaux.

Lisez Le Pakistan se voit offrir des possibilités en matière d’énergie.

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