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Quand l’aide gouvernementale entre en jeu

Savoir quand demander de l’aide est la marque distinctive de tout bon entrepreneur. C’est surtout le cas au Canada, où les conseils et le financement sont facilement accessibles grâce à des initiatives et à des programmes gouvernementaux comme le Service des délégués commerciaux du Canada (SDC).

Richard Martin est le directeur général de Dynamo Playgrounds, une entreprise qui conçoit et construit des terrains de jeux commerciaux. L’appui du gouvernement a permis à M. Martin de faire passer Dynamo de jeune entreprise à entreprise à succès international grâce à des produits offerts dans plus de 40 pays.

« J’ai toujours eu une vision que je serais entrepreneur », affirme M. Martin. L’idée de Dynamo lui est venue alors qu’il travaillait pour la commission scolaire la plus importante de la région d’Ottawa‑Carleton.

« J’ai constaté que beaucoup d’argent avait été dépensé dans des terrains de jeux que les enfants trouvaient ennuyeux. Ils les vandalisaient souvent ou les utilisaient à mauvais escient, ajoute‑t‑il. Je me suis demandé comment nous pouvions rendre les terrains de jeux plus stimulants, pour que les enfants puissent les utiliser correctement. »

M. Martin souhaitait également aborder l’accessibilité d’une manière plus ingénieuse. « En grandissant, j’avais un frère gravement handicapé. Nous ne pouvions pas faire grand‑chose ensemble dans les parcs, explique‑t‑il. J’estime que tous ceux qui viennent dans un terrain de jeux devraient pouvoir se sentir partie intégrante de la société. »

M. Martin a fondé Dynamo Playgrounds à Ottawa en 1993 et a commencé à concevoir un nouveau type de terrain de jeux. Il s’agissait d’une tâche difficile et l’entreprise a donc fait appel à son premier partenaire gouvernemental pour obtenir de l’aide – le Programme d’aide à la recherche industrielle, ou PARI.

« Le PARI est toujours l’un de nos partenaires très stratégiques. Si nous avons un problème de conception, nous pouvons collaborer avec ses experts pour trouver une solution, affirme M. Martin. Nous travaillons d’ailleurs actuellement ensemble sur un prototype passionnant. »

Dynamo a mis sur le marché une gamme de produits imaginatifs avec l’aide du PARI. Le catalogue de l’entreprise comprend de grands filets de mât, des parcours de cordes aux formes fantaisistes et des balançoires géantes qui peuvent accueillir trois enfants à la fois.

« Nos terrains de jeux sont en fait conçus pour être très sécuritaires, mais le risque subjectif est plus élevé. C’est pour cette raison que les enfants les trouvent si intéressants », précise M. Martin.

Toutefois, la qualité des produits de Dynamo qui suscitent l’intérêt des enfants a également incité les acheteurs à la prudence. « Les terrains de jeux étaient trop protégés à l’époque. C’était comme si nous étions venus avec une Harley Davidson au lieu d’une voiture. »

M. Martin n’était pas sur le point de renoncer. Il s’est attaqué de front à cette question, devenant membre votant des conseils américain et canadien pour les normes de sécurité. « Nous avons aidé à réécrire plusieurs des normes qui nous empêchaient d’être innovateurs, » ajoute‑il.

« Certains marchés sont difficiles à pénétrer, mais les occasions qu’ils offrent en valent l’investissement, » dit M. Martin.

Au fur et à mesure que l’entreprise a pris de l’expansion aux États‑Unis et ailleurs, M. Martin s’est rendu compte qu’elle devait offrir du crédit à certains clients. Il a de nouveau sollicité l’appui du gouvernement, cette fois auprès d’EDC (Exportation et développement Canada), une société d’État qui offre des solutions financières et d’assurance.

« Nous avons assuré tous nos comptes clients auprès d’EDC afin de pouvoir accorder du crédit, affirme M. Martin. Nous avons ainsi eu accès à des clients internationaux qui n’achèteraient pas chez nous autrement. »

Aperçu : Dynamo Playgrounds

Fondée en : 1993
Industrie : Terrains de jeux commerciaux
Lieu : Plantagenet (Ontario)
Marchés : Asie, Australie, Europe, Moyen‑Orient, Amérique du Nord et Amérique  du Sud
Personnes employées par l’entreprise : 40 personnes
Les facteurs de réussite :

Dynamo avait également des fournisseurs sur les marchés internationaux, mais l’entreprise a rencontré un problème avec son fabricant coréen en 2015. Dans un véritable esprit d’entreprise, M. Martin a vu cette situation comme étant une occasion d’amener la production à l’interne.

Dynamo a obtenu un prêt commercial de la BDC (Banque de développement du Canada), lui permettant ainsi d’acheter de l’équipement et de déménager sur un site plus grand à Plantagenet, en Ontario. « Je peux dire sans l’ombre d’un doute que nous n’en serions pas là où nous en sommes aujourd’hui sans la BDC », déclare M. Martin.

« La BDC nous a fait passer d’une époque où nous n’avions même pas de machine à souder à celle où nous étions propriétaires de deux grandes usines de fabrication, » dit M. Martin.

M. Martin, qui est Métis, a également obtenu un prêt commercial par l’intermédiaire de Waubetek (en anglais), qui apporte un soutien aux entreprises autochtones de l’Ontario.

Aujourd’hui, Dynamo exporte ses produits partout dans le monde et possède des distributeurs en Amérique du Nord, en Australasie, au Chili, à Dubaï et en Égypte. L’entreprise explore actuellement le marché saoudien avec l’aide financière de CanExport — un programme gouvernemental offert par le Service des délégués commerciaux du Canada qui aide les entreprises désireuses d’élargir leurs marchés internationaux.

« Si vous n’explorez pas ces possibilités, vous ne savez pas ce que vous ratez, ajoute‑t‑il. C’est vous l’entrepreneur — c’est donc à vous d’aller les chercher. »

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