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Une entreprise de technologie financière sur la voie rapide du succès à l’international

Une entreprise d’Ottawa qui utilise l’intelligence artificielle pour déceler des anomalies dans les données financières est sur une voie accélérée pour réussir à l’échelle internationale avec l’appui du Service des délégués commerciaux (SDC).

MindBridge Analytics Inc. participe à un programme pilote dirigé par le SDC qui consacre des ressources à la promotion des entreprises canadiennes auprès de clients et de partenaires potentiels dans des marchés cibles partout dans le monde.

« Ils nous ont aidés sans relâche », déclare Eli Fathi, cofondateur et chef de la direction de MindBridge. Ingénieur électricien, vétéran de la technologie et entrepreneur qui a fondé ou cofondé sept entreprises, M. Fathi a récemment été nommé leader de l’année en intelligence artificielle par le Digital Finance Institute, un groupe de réflexion en matière de technologie financière canadien.

Selon lui, la plateforme d’intelligence artificielle et d’apprentissage machine de MindBridge transforme des applications financières telles que l’audit en analysant des modèles pour découvrir des anomalies. L’objectif est de capter une partie des 4 billions de dollars perdus chaque année par l’économie mondiale en raison d’erreurs et de fraude.

« Nous sommes très enthousiastes et les gens sont très enthousiastes au sujet de notre produit », dit‑il. « Nous pouvons les aider à comprendre ce qui se cache dans les données, parce qu’à l’heure actuelle, ils sont confrontés à l’énorme quantité et à la complexité de celles‑ci. »

Eli Fathi
Eli Fathi, cofondateur et chef de la direction de MindBridge Analytics Inc.

Il dit que « l’intelligence artificielle a un impact majeur sur tout ce que nous faisons », mais que bien qu’elle soit devenue partie intégrante de nombreuses industries, son adoption dans les services financiers a été relativement lente. « L’intelligence artificielle pratique et abordable est là », déclare Fathi, qui prédit que la technologie automatisera et améliorera les fonctions des cols blancs, tout comme la robotique est arrivée dans les usines. « Ça va être un changement énorme. »

Il explique que MindBridge, qui a débuté en 2015 et a lancé son produit d’infonuagique au début de 2017, compte déjà plus de 200 clients dans sept pays. L’entreprise fait connaître son produit dans le cadre de l’initiative pilote de voie accélérée du SDC, qu’il qualifie de « facilitateur important pour les entreprises canadiennes qui cherchent à prendre rapidement de l’expansion sur la scène mondiale. »

Dans le cadre de ce programme, Todd Barrett, gestionnaire de comptes attitré au bureau régional du SDC à Toronto, soutient MindBridge dans son expansion multimarchés aux États‑Unis, en Europe et en Australasie.

M. Barrett, un délégué commercial qui couvre le secteur de la technologie financière, indique qu’un des premiers exemples de la « valeur ajoutée » du SDC a été de coordonner une tournée de présentation de MindBridge dans huit villes nord‑américaines afin de présenter sa technologie à des clients potentiels choisis.

Il dit que son rôle en tant que gestionnaire de comptes « est d’aller au fond des choses avec le client en termes de ce qu’il fait et des marchés qu’il souhaite pénétrer. » Il travaille ensuite avec des collègues délégués commerciaux dans ces endroits pour fournir des services. « Je suis une extension de l’entreprise, dans une certaine mesure. »

Le programme de voie accélérée concerne actuellement une vingtaine d’entreprises à fort potentiel au Canada. « Il ne s’agit pas de fabricants traditionnels de stylos et de crayons qui s’attaquent aux marchés traditionnels », explique M. Barrett. « Ces entreprises créent leurs propres marchés et perturbent les marchés traditionnels. Chacune a une proposition de valeur et une technologie uniques. »

Par exemple, un produit comme celui de MindBridge « n’existait pas avant que l’entreprise ne le crée », explique‑t‑il, ce qui représente un défi supplémentaire pour les entreprises qui cherchent à se présenter aux clients potentiels et même aux délégués commerciaux. Son rôle consiste à « agir comme ambassadeur » auprès de ses collègues du SDC, qui font passer le message à l’étranger.

« Le fait qu’une entreprise comme MindBridge, qui utilise l’intelligence artificielle, soit associée au SDC et au Canada rehausse le profil du pays en tant que chef de file dans le domaine de l’intelligence artificielle », affirme M. Barrett, soulignant que les Canadiens ont une réputation croissante dans le domaine de la technologie financière, ce qui est utile pour les entreprises qui se mondialisent. « La marque Canada est forte. »

L’initiative de mise en œuvre accélérée « est une nouvelle façon de faire des affaires pour le SDC », dit‑il. « Nous sommes avec le client tout au long de son cheminement », ce qui rend la relation « moins transactionnelle et plus durable. » Il a travaillé en étroite collaboration avec MindBridge pour soutenir ses priorités et ses plans pour sa stratégie internationale, et note que l’un des défis est la rapidité avec laquelle le marché et le rythme de la technologie évoluent. « Il faut être entièrement impliqué tout le temps. »

Il conseille aux entreprises du secteur d’investir dans leur technologie, de se concentrer sur leur secteur d’activités fondamental et de ne pas se laisser distraire par les tendances et ce que font leurs concurrents.

M. Fathi affirme que le défi pour MindBridge est de se positionner aux côtés d’organisations plus grandes et mieux établies sur le marché. L’appui du gouvernement du Canada et l’interaction avec les délégués commerciaux sont bénéfiques pour accroître la visibilité de la marque MindBridge, « et ils connaissent beaucoup de gens », dit‑il. « Le SDC nous ouvre des portes, établit des contacts pour nous, fait des appels en notre nom, organise des réunions. Ce genre de soutien nous donne une grande crédibilité. »

Il dit que faire partie du projet pilote de voie accélérée signifie obtenir un service de guide expert du SDC. « D’une façon ou d’une autre, ils répondent à nos besoins, mais ce projet pilote les rend chargés à bloc », commente‑t‑il. « Le fait d’avoir un responsable de compte du SDC comme point de contact unique signifie que le SDC est une extension de notre propre équipe. »

M. Fathi indique que MindBridge n’en est encore qu’à ses balbutiements. L’entreprise reste concentrée sur ses principaux marchés cibles et poursuit ses activités de recherche et de développement afin de continuer à améliorer sa plateforme. L’entreprise compte actuellement plus de 60 employés et prévoit doubler ce nombre cette année, et le doubler à nouveau l’an prochain. Environ 85 % de ses clients se trouvent à l’extérieur du Canada et M. Fathi s’attend à ce que ce chiffre atteigne 90 %. L’entreprise prévoit être « prête pour l’introduction en bourse » en 2021, ce qui est un « grand objectif audacieux », explique M. Fathi. « D’ici là, nous devons continuer à construire et à développer l’entreprise. »

Il est utile que le pays soit considéré comme un chef de file dans le domaine de la technologie. « Le Canada se démarque nettement dans le monde en tant que plaque tournante de l’intelligence artificielle », affirme M. Fathi, et MindBridge contribue à promouvoir l’intelligence artificielle au Canada. L’entreprise a lancé avec succès la première conférence IMPACT AI en 2018, et il est prévu qu’elle accueillera de nouveau l’événement à Ottawa en mai 2019.

M. Fathi conseille aux autres entreprises dans son domaine de « bâtir une équipe fantastique et de la laisser ensuite prendre le relais. Il faut choisir les bonnes personnes et créer le bon écosystème et le bon environnement », dit‑il. « Si vous avez un bon produit et un bon accès aux marchés, vous allez réussir. »

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