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Une entreprise de technologies propres du Québec garde un œil sur l’Europe

La stratégie de Rackam visant à cibler l’Europe avec ses solutions de technologies propres n’est pas le fruit du hasard. En effet, la réglementation québécoise favorable en matière d’énergie propre en faisait un marché naturel pour l’entreprise de Valcourt à se spécialiser dans la technologie solaire thermique.

L'établissement de Rackam à Barcelone
L’établissement de Rackam à Barcelone
Photo : Rackam

Choisir l’Europe comme marché de niche

Fondée en 2009, Rackam a recours à une technologie qui utilise l’énergie solaire pour alimenter les systèmes et processus de chauffage industriels. L’entreprise conçoit, fabrique et soutient des projets d’énergie solaire dans les secteurs industriel, agricole et municipal. Ces projets visent à réduire la consommation d’hydrocarbures et à diminuer l’empreinte environnementale des clients et des partenaires.

Et grâce à l’Accord économique et commercial global Canada–Union européenne, il est dorénavant plus facile et plus lucratif pour Rackam de faire des affaires sur ce continent, particulièrement par l’intermédiaire du soutien et des programmes du Service des délégués commerciaux (SDC) du Canada.

« Nous gardons définitivement un œil sur l’Europe », affirme Joséanne Bélanger‑Gravel, directrice du développement des affaires de l’entreprise. « Ce qui se passe là‑bas en premier se produit ensuite ailleurs dans le monde, surtout en ce qui concerne l’énergie solaire concentrée. »

Plutôt que d’avoir recours à des combustibles fossiles pour alimenter les systèmes industriels de chauffage, de séchage, de refroidissement et de réfrigération, les systèmes de Rackam fonctionnent au moyen de miroirs paraboliques automatisés et équipés de capteurs suivant la trajectoire du soleil. Ces miroirs recueillent et concentrent la chaleur solaire pour produire de l’énergie thermique. Contrairement aux panneaux qui produisent de l’électricité, la technologie convertit la lumière du soleil en chaleur, ce qui remplace le besoin de brûler des combustibles fossiles, réduisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre.

Mme Bélanger‑Gravel ajoute que l’entreprise « commence à constater un changement en Europe sur le plan des énergies renouvelables qui sont un peu plus avancées qu’ailleurs. », souligne‑t‑elle.

L’Europe est un marché particulièrement important pour les exportateurs canadiens de technologies propres, étant donné une réglementation qui facilite le commerce dans cette région. Rackam concentre ses efforts surtout sur l’Espagne, en raison des programmes spéciaux qui encouragent l’utilisation de l’énergie solaire. À Barcelone, par exemple, la réglementation impose le recours à un seuil minimum d’énergie solaire.

« Ce genre de réglementation aide énormément », dit Mme Bélanger‑Gravel. « La plupart des chercheurs et des spécialistes de l’énergie solaire concentrée se trouvent également en Espagne, et c’est donc là où ça se passe principalement. »

Aujourd’hui, l’entreprise mène 12 projets partout dans le monde, notamment dans d’autres pays de l’Union européenne, comme la Grèce et le Portugal.

S’adapter au COVID‑19

La pandémie de COVID‑19 a représenté une période de transition pour Rackam, qui a redirigé ses efforts vers l’élaboration de contrats et se concentre sur des projets de démonstration au Québec. L’équipe aide ses clients et les oriente vers les différentes options de financement, et elle est en mesure de mettre à profit son expertise et son équipement spécialisé pour résoudre des problèmes de fabrication au niveau local.

Mme Bélanger‑Gravel admet avoir traversé des moments difficiles, compte tenu des pertes de revenus en provenance des ventes et des services internationaux, ce qui est particulièrement préoccupant en ce qui concerne les longs cycles de vente et les sommes importantes investies dans les projets d’infrastructure sur lesquels l’entreprise travaille habituellement.

« Nous travaillons très fort et effectuons un suivi auprès de clients potentiels », assure‑t‑elle. Pendant ce temps, Rackam se penche sur le développement de systèmes qui lui permettront de travailler davantage à distance avec les clients internationaux, notamment par des démonstrations, des appels de service et de la surveillance de données en ligne.

Résilience et anticipation

« Notre équipe est très passionnée; nous consacrons d’innombrables heures à résoudre des problèmes et à innover », affirme Mme Bélanger‑Gravel avec fierté. « C’est l’une des grandes forces de Rackam. Notre équipe croit en cette technologie, et c’est beau à voir. »

Les produits de Rackam visent principalement à réduire les émissions de gaz à effet de serre et « à répondre à un besoin réel du client », précise Mme Bélanger‑Gravel. L’entreprise a mené des études pour mieux connaître les besoins de sa clientèle, par exemple, en développant de nouveaux projets portant sur les besoins précis dans le secteur des serres.

Cela étant dit, il y a « un intérêt certain pour l’Europe… surtout en Espagne. Nous gardons un œil sur ce qui se passe là‑bas — c’est le cœur de l’énergie solaire concentrée. Il y a aussi un très bon rayonnement solaire », confirme‑t‑elle.

Les plans d’avenir de Rackam comprennent l’emploi de sa technologie pour le traitement des eaux et des boues dans les entreprises internationales, ainsi que la concentration sur l’industrie alimentaire, où l’utilisation de l’énergie thermique est bien adaptée.

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