Depuis quelques décennies, le Pérou s’impose comme l’une des économies les plus dynamiques et les plus stables d’Amérique latine. Entre 2001 et 2019, le pays a enregistré une croissance annuelle moyenne de 4,8 %, portée par une gestion macroéconomique rigoureuse et des politiques fiscales prudentes. L’inflation est demeurée faible et stable, avec une moyenne annuelle de 3,5 % entre 2001 et 2023. La dette publique et la volatilité des taux de change figurent parmi les plus faibles de la région.
Les progrès économiques ont mené à l’émergence d’une classe moyenne importante. Selon la Banque mondiale, 33 % de la population en faisait partie en 2022, contre 15 % en 2005. Bien que la pauvreté ait temporairement augmenté sous l’effet de chocs externes, notamment la pandémie de COVID-19, elle demeure nettement inférieure aux niveaux observés au début des années 2000.
La réponse énergique du Pérou face à la pandémie, notamment par la mise en œuvre d’un plan de relance équivalant à 20 % du PIB, a soutenu une reprise rapide marquée par une croissance de 13,3 % en 2021. La croissance du PIB devrait se stabiliser autour de 3 % au cours des prochaines années (FMI, 2023).
Le gouvernement péruvien poursuit ses efforts en faveur de la libéralisation des échanges et de son intégration à l’économie mondiale. Le pays maintient l’un des régimes commerciaux les plus ouverts de la région, avec un taux tarifaire moyen de 2,2 % et des droits de douane nuls sur la majorité des biens d’équipement et des biens intermédiaires. Le Pérou a signé 17 accords de libre-échange (ALE), notamment avec :
- le Canada;
- les États-Unis;
- l’Union européenne;
- le Royaume-Uni;
- la Chine;
- les membres de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP).