Fondée en 2007, Emovi a été créée pour combler une lacune critique dans la manière dont la douleur au genou est diagnostiquée et traitée.
Les outils traditionnels, comme les radiographies et l’imagerie par résonance magnétique (IRM), fournissent des images statiques de l’articulation, mais ne permettent pas de saisir le comportement du genou en mouvement, là où de nombreux problèmes et symptômes se manifestent. Pour y remédier, Emovi a mis au point le KneeKG, un dispositif médical qui mesure le mouvement du genou en 3D pendant que le patient marche. Souvent comparé à un électrocardiogramme (ECG) pour le cœur, ce dispositif offre aux cliniciens une vision plus claire de la fonction articulaire du patient — qui est souvent la cause profonde de la douleur — pour qu’ils puissent prendre des décisions thérapeutiques plus éclairées.
Au fur et à mesure de son évolution, l’entreprise s’est concentrée davantage sur l’un des défis les plus pressants du secteur de la santé à l’échelle mondiale : la chirurgie de remplacement complet du genou.
La demande pour ces interventions n’a cessé d’augmenter et la tendance devrait se maintenir. Le vieillissement de la population est un facteur majeur, tout comme l’augmentation des taux d’obésité, ce qui exerce une pression supplémentaire sur les articulations et mène à des interventions à un plus jeune âge. Parallèlement, le nombre de chirurgiens ne suit pas le rythme, ce qui accentue la pression sur les systèmes de santé et allonge les délais d’attente.
Au début des années 2020, Emovi s’était recentrée sur l’accompagnement des patients subissant un remplacement complet du genou, reconnaissant que les données fonctionnelles et une intervention précoce pouvaient améliorer substantiellement les résultats.
Yann Lamarche, directeur Europe d’Emovi, a dirigé l’expansion internationale de l’entreprise, en aidant à traduire cette valeur clinique en une stratégie de croissance à l’étranger.
Aujourd’hui, le système appuie les patients tout au long de leur période de traitement, de l’évaluation préopératoire à la convalescence postopératoire. Il permet aux cliniciens de cerner les risques biomécaniques en vue de les aider à prendre des décisions cliniques plus efficaces, comme déterminer quels patients pourraient nécessiter une intervention chirurgicale et lesquels peuvent être traités de manière conservatrice. Le système peut être utilisé par des techniciens formés, ce qui facilite son intégration dans les flux de travail cliniques et son déploiement dans divers établissements de santé.
De plus, Emovi développe des solutions adaptées aux femmes, lesquelles sont plus susceptibles de souffrir de blessures au genou que les hommes.
« Nous apportons des données fonctionnelles objectives à un processus qui repose souvent sur une approche d’essais et erreurs », explique M. Lamarche.
Au-delà de la dimension clinique, la plateforme d’Emovi comprend une application destinée aux patients qui exploite la biomécanique de chacun d’entre eux pour faciliter la création de programmes d’exercices personnalisés. Cette formule renforce la participation des patients et leur adhésion aux plans de traitement, en plus d’augmenter les chances de réussite de la réadaptation.