L’Allemagne, troisième économie mondiale et principal pôle industriel et manufacturier d’Europe, s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre tout en préservant sa compétitivité industrielle.
Les efforts de décarbonisation du pays créent une forte demande pour des technologies permettant de capter, de transporter, puis de stocker ou de réutiliser le CO2.
L’Allemagne a fait du CUSC une priorité stratégique pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2045. Dans le cadre de sa stratégie de gestion du carbone, le CUSC est reconnu comme essentiel pour les secteurs où la réduction des émissions est difficile, notamment le ciment, la chaux, les produits chimiques, l’acier et l’incinération des déchets.
En 2024-2025, l’Allemagne a modernisé son cadre juridique en modifiant la loi sur le stockage du dioxyde de carbone. Ces modifications autorisent le transport, l’utilisation et le stockage en mer du CO₂ à des fins commerciales, tout en instaurant des procédures d’autorisation accélérées et en conférant aux infrastructures un statut d’intérêt public prépondérant. Un stockage terrestre limité demeure possible, sous réserve de l’approbation des gouvernements des États allemands.
L’Allemagne fait également progresser des projets de captage, la planification de pipelines de CO₂ et les liaisons d’exportation vers les sites de stockage en mer du Nord, créant ainsi une demande à court terme pour des technologies de captage, d’utilisation, de transport et de surveillance.
Le soutien public comprend des contrats carbone pour différence, des subventions à l’investissement et du financement de l’UE pour réduire les risques liés aux projets en phase de démarrage.