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Deux entreprises canadiennes des sciences de la vie se développent grâce au soutien de la BDC et du SDC

Plusieurs entreprises canadiennes du secteur des sciences de la vie, en particulier les petites et moyennes entreprises (PME), bénéficient du soutien financier et consultatif de la Banque de développement du Canada (BDC). Reconnue comme la banque des entrepreneurs canadiens, la BDC fournit les services de financement, de capital et de conseils dont ces entrepreneurs ont besoin pour réussir au Canada et à l’étranger.

Ricardo Pereira
Ricardo Pereira, Chef, Partenariats nationaux à BDC

« Nous sommes la banque des entrepreneurs canadiens, mentionne Ricardo Pereira, Chef, Partenariats nationaux à BDC. Nous travaillons en collaboration avec les institutions financières et nos partenaires pour aider les entreprises à croître et à réussir. »

La BDC travaille en étroite collaboration avec une entreprise pour soutenir sa progression, souvent en lui accordant des prêts pour financer des projets particuliers, tels que la pénétration de nouveaux marchés ou la création d’une nouvelle gamme de produits. Le large éventail de solutions de la BDC comprend également le capital de risque et la croissance des capitaux propres. L’évolution de deux entreprises canadiennes illustre l’impact du soutien de BDC.

Hexoskin

À l’instar d’un grand nombre d’entreprises œuvrant dans le secteur des sciences de la vie, Hexoskin innove à l’intersection de multiples disciplines — dans ce cas, la biomédecine, l’ingénierie et l’apprentissage automatique. Les cofondateurs de l’entreprise, Jean-François Roy et Pierre-Alexandre Fournier, sont motivés par la prévalence croissante des maladies chroniques.

« Les maladies comme les maladies cardiaques et la BPCO — la bronchopneumopathie chronique obstructive — sont de plus en plus courantes dans une grande partie du monde », affirme Pierre‑Alexandre Fournier, directeur général d’Hexoskin. « Mon partenaire et moi avons fondé Hexoskin en 2006 pour trouver des solutions au problème. »

Ensemble, ils ont mis au point et raffiné des vêtements intégrés à la technologie qui surveillent en permanence les pouls et les taux respiratoires, ainsi que d’autres signes vitaux. Ils ont également développé un logiciel sophistiqué qui enregistre et analyse ces informations. Au départ, Hexoskin a trouvé des clients dans une grande variété de secteurs.

Pierre-Alexandre Fournier
Pierre‑Alexandre Fournier, directeur général d’Hexoskin

« Au début, nous avons commercialisé le produit auprès des instituts de recherche et des entreprises de santé et de mieux‑être et en tant qu’outil pour l’entraînement des athlètes de haut niveau », explique M. Fournier. « Nous avons collaboré en 2011 avec l’Agence spatiale canadienne pour mettre au point un vêtement permettant de faire le suivi des signes vitaux des astronautes à bord de la Station spatiale internationale. Cela nous a ouvert plus de portes. »

En tant que seule technologie au monde qui assure une surveillance continue de la fonction cardiopulmonaire, Hexoskin s’est également révélée de plus en plus populaire auprès des chercheurs : plus de 100 articles de recherche évalués par des pairs font référence aux produits de l’entreprise. Pour aider à faire croître l’entreprise, M. Fournier s’est tourné vers la BDC et le Service des délégués commerciaux (SDC) du Canada.

« Il y a maintenant plus de sept ans que nous avons commencé à collaborer avec la BDC. C’est grâce à ses prêts que nous avons pu mettre au point et commercialiser nos produits et nos technologies. À la différence des autres banques, la BDC tolère davantage le risque et comprend le fonctionnement du monde des affaires. », dit M. Fournier.

Hexoskin s’est associée au SDC pour prospecter les marchés internationaux et peaufiner sa stratégie de marketing. L’entreprise a commencé à vendre directement aux médecins qui voulaient faire le suivi des signes vitaux de leurs patients et a participé à plusieurs missions commerciales aux côtés d’autres entreprises du secteur.

« Les missions commerciales sont formidables, car elles aident à renforcer la crédibilité », assure M. Fournier. « Elles nous ont également permis d’apprendre des autres entreprises dans notre secteur. En fin de compte, nous faisons tous face à des défis commerciaux similaires. »

À présent, les clients d’Hexoskin sont basés en Amérique du Nord et en Europe, et comprennent non seulement des consommateurs et des chercheurs, mais aussi des entreprises des secteurs pharmaceutique, de la santé, de la sécurité, de la défense et de l’aérospatiale. La technologie d’Hexoskin validée cliniquement contribue à l’amélioration de la qualité des soins thérapeutiques dans tous les domaines allant de la cardiologie à la santé mentale.

« Les avantages liés à la surveillance continue des données sur la santé à l’aide de la technologie passive sont devenus encore plus évidents pendant la pandémie », affirme M. Fournier. « Nous continuons à travailler avec des cliniciens pour améliorer notre contribution aux résultats des patients. »

Cliniconex

Cliniconex attribue également sa croissance récente en grande partie au soutien de la BDC et du SDC. L’entreprise d’Ottawa se spécialise dans le développement de logiciels qui améliorent les soins de santé en simplifiant l’expérience.

« Les soins de santé sont fragmentés et l’expérience qu’en fait une personne peut être difficile et frustrante, ce qui reflète davantage l’inefficacité de la prestation des soins que l’incapacité d’une personne à naviguer dans le système », atteste Anthony Mar, directeur général de Cliniconex. « Cliniconex fournit l’automatisation et la collaboration nécessaires à l’échange opportun d’information, ce que nous appelons la coordination des soins. Il s’agit de transmettre la bonne information à la bonne personne au bon moment et de fournir des réponses à la bonne personne travaillant dans un centre de soins, sans perturber son flux de travail. »

Anthony Mar
Anthony Mar, directeur général de Cliniconex

L’échange pourrait être aussi simple qu’une mise à jour aux membres de la famille sur les protocoles de visite pendant la pandémie de COVID‑19 dans un établissement de soins de longue durée, ou aussi compliqué que des enquêtes de suivi auprès de patients qui n’ont pas terminé leurs traitements dans une clinique médicale. Dans tous les cas, l’équipe de soins, le patient et la famille sont informés et prêts pour la prochaine étape.

M. Mar, un ingénieur ayant œuvré dans le domaine des télécommunications pendant deux décennies avant de fonder Cliniconex en 2009, a reconnu avec Tom Phillips qu’une meilleure communication pouvait améliorer tant l’efficacité du système que les résultats des patients. Au tout début, l’entreprise a commercialisé sa technologie auprès des dentistes et des orthodontistes canadiens, sans obtenir le succès escompté. L’entreprise a eu plus de succès auprès des médecins canadiens en établissant un canal de revente, faisant croître l’entreprise régulièrement mais lentement. Cela a commencé à changer après que M. Mar a participé à une série d’ateliers du SDC à Boston et à Philadelphie en 2018.

« Le SDC nous a aidé à repenser notre offre », déclare M. Mar. « Notre point de vue a complètement changé et j’ai compris comment notre technologie pouvait apporter une plus grande valeur aux clients américains. »

Les communications efficaces dans les soins de santé et les soins de longue durée aux États‑Unis font face à un obstacle majeur, c’est qu’il n’y a pas deux systèmes semblables. M. Mar estime que le pays utilise plus de 600 différents types de dossiers médicaux électroniques (DME), par exemple.

« Le SDC nous a aidé à comprendre que l’expérience des soins aux États‑Unis était fragmentée et inégale, de manière assez comparable au système canadien, de sorte qu’il y avait pour nous une opportunité », explique M. Mar. « Nous avons construit notre technologie comme une plate#8209;forme compatible avec n’importe quel dossier de santé électronique (DSE) et tout flux de travail. »

Cliniconex a dressé un plan audacieux en deux phases qui vise la pénétration du marché américain. La première étape consistait à établir un partenariat avec un fournisseur digne de confiance : PointClickCare, une entreprise qui fournit des DSE à plus de 60 % des foyers de soins infirmiers du pays. La deuxième étape était d’offrir aux nouveaux abonnés 75 jours de services gratuits. Dans le but de financer le plan, la société a obtenu un prêt de la BDC.

« Le soutien de la BDC était essentiel », assure M. Mar. « Les résultats en ont valu la peine : le nombre de clients est passé de moins de 100 à plus de 1 000 en deux mois. »

La société continue de prendre de l’expansion et de perfectionner sa technologie. Un projet pilote a vu le jour au Royaume‑Uni en 2020 et le développement de nouveaux niveaux de fonctionnalité est en cours.

« Des soins bien coordonnés améliorent la qualité, la satisfaction, la conformité, la sécurité, l’efficacité et la durabilité financière », énonce M. Mar. « C’est ce qui est le plus important. »

Soutien du SDC

Le Service des délégués commerciaux aide les entreprises canadiennes à se développer en leur donnant accès à ses programmes de financement et de soutien, à des débouchés internationaux et à son réseau de délégués commerciaux dans plus de 160 villes du monde entier.

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