Découvrez des façons pratiques de tirer parti des outils numériques pour :
- étudier les marchés;
- gérer les risques;
- acheminer les marchandises;
- collaborer avec les clients et les partenaires;
- résoudre les problèmes plus efficacement.
Découvrez des façons pratiques de tirer parti des outils numériques pour :
Il est facile de penser qu’il faut disposer des technologies ou des outils d’intelligence artificielle (IA) les plus récents pour demeurer concurrentiel sur les marchés internationaux.
Mais les exportateurs qui réussissent n’adoptent pas une technologie simplement parce qu’elle est nouvelle. Ils l’adoptent parce qu’elle répond à un problème d’affaires concret.
Qu’il s’agisse d’étudier de nouveaux marchés, de gérer les relations avec les clients, de suivre les envois ou de simplifier la documentation, la technologie doit vous aider à accroître l’efficacité de votre entreprise, à prendre des décisions plus éclairées et à renforcer sa résilience, sans ajouter de complexité.
Une erreur que les entreprises commettent souvent consiste à vouloir tout transformer en même temps. Celles qui obtiennent les meilleurs résultats commencent généralement à petite échelle.
Elles mettent un outil à l’essai, vérifient s’il leur permet de gagner du temps ou de prendre de meilleures décisions, puis s’appuient sur les résultats obtenus pour aller plus loin. Il en va de même pour l’IA.
Elle peut être très utile pour organiser l’information, repérer des tendances ou explorer différents scénarios. Mais elle ne remplace ni les conseils d’experts ni les sources fiables. Elle constitue un point de départ et non une réponse définitive.
Privilégiez dès maintenant les technologies qui auront la plus grande incidence sur vos objectifs d’exportation.
Cherchez des moyens de simplifier les tâches répétitives, d’obtenir une meilleure vue d’ensemble de vos activités et de prendre de meilleures décisions à partir de données fiables.
Les entreprises qui demeurent concurrentielles prennent l’habitude de chercher constamment des façons plus efficaces de travailler.
Confiez à un membre de votre équipe la responsabilité de suivre les technologies émergentes, de mettre de nouvelles idées à l’essai et de déterminer comment les outils numériques peuvent améliorer l’efficacité, l’expérience de la clientèle ou la prise de décisions.
De petites améliorations continues ont souvent une plus grande incidence qu’un seul investissement important.
N’oubliez pas que l’adoption de nouvelles technologies repose autant sur les personnes que sur les logiciels. Même les meilleurs outils créent de la valeur seulement si votre équipe comprend leur fonctionnement et les utilise régulièrement.
Les exportateurs les plus novateurs ne sont pas ceux qui utilisent le plus de technologies, mais ceux qui choisissent le bon outil au bon moment et pour les bonnes raisons.
Découvrez dans le guide pas à pas d’autres façons d’utiliser la technologie pour gagner en efficacité, prendre de meilleures décisions et renforcer vos activités d’exportation.
Le présent chapitre sur la technologie et l’innovation dans le domaine de l’exportation met l’accent sur des moyens concrets d’utiliser les outils numériques pour étudier les marchés, gérer les risques, acheminer les marchandises, collaborer avec les clients et les partenaires, et résoudre les problèmes plus efficacement. Le chapitre se concentre sur des applications simples et réalistes que les petites et moyennes entreprises (PME) peuvent adopter sans devoir dépenser des sommes importantes ou mettre sur pied des équipes techniques spécialisées.
Les technologies choisies doivent soutenir votre plan d’exportation et vos activités quotidiennes. Commencez par des outils simples que vous pouvez maintenir à long terme et qui vous permettent de développer de saines habitudes, comme documenter les décisions et assurer le suivi des résultats. Appuyez-vous sur des sources officielles et des conseils professionnels pour valider les décisions liées à des questions réglementaires, juridiques ou à haut risque.
Lorsque vous planifiez votre entrée sur un nouveau marché, il convient d’intégrer des outils numériques dès votre planification initiale, et non pas après coup. Utilisez des outils de recherche basés sur l’intelligence artificielle (IA), des plateformes de réunions virtuelles, des listes de contrôle de préparation au commerce électronique et des flux de travail de documentation numérique, et ce, parallèlement à vos travaux d’étude de marché et à votre plan d’exportation. Cette façon de faire vous permettra de vous assurer que les technologies que vous avez choisies appuient votre stratégie d’entrée sur le marché dès le premier jour.
Lorsque vous adaptez votre site Web aux marchés d’exportation, il importe de tenir compte des éléments suivants :
Utilisez une mise en page légère et des réseaux de diffusion de contenu lorsque la bande passante est limitée. Appliquez des pratiques de sécurité de base, comme le protocole HTTPS, un processus d’authentification forte et des mises à jour régulières. Choisissez des prestataires de services de paiement qui répondent aux préférences des consommateurs locaux et aux normes de sécurité applicables.
Les outils alimentés par l’IA peuvent accélérer la recherche documentaire, vous aider à organiser les informations et faciliter l’analyse élémentaire des risques. Ils sont particulièrement efficaces lorsqu’ils sont utilisés conjointement au jugement humain et à des sources vérifiées, notamment quand vient le temps de prendre des décisions liées à des questions réglementaires, juridiques ou financières.
L’assistance par l’IA peut être classée en trois grandes catégories :
De nombreuses PME exercent désormais leurs activités dans des environnements analytiques appuyés par des interfaces de programmation d’applications (ou API – application programming interface). Ces environnements font le lien entre les données des plateformes de commerce électronique, les données de paiement, les données logistiques et les systèmes comptables pour que les outils d’IA puissent analyser le rendement à l’exportation tout au long du cycle de vente complet, soit de la commande à l’encaissement du paiement, et ce, sans qu’il soit nécessaire de saisir à nouveau les données manuellement.
Une PME de cosmétiques de Toronto avait commencé à vendre en ligne aux États-Unis et au Royaume-Uni au moyen de son propre site et de deux places de marché électroniques. En l’espace d’un an, les commandes à l’exportation ont connu une croissance rapide, mais l’équipe peinait à cerner les produits à l’origine des achats répétés sur chaque marché et à déterminer où les ruptures de stock étaient les plus probables. Elle intégrait les données provenant de sa plateforme de commerce électronique, de son prestataire de service de paiement et de ses comptes de transporteurs à des feuilles de calcul, mais ce processus manuel était lent et constituait une source d’erreurs fréquentes.
En collaboration avec un petit cabinet de conseils en analyse de données, l’entreprise a branché ses systèmes de commerce électronique, de logistique et de comptabilité à un tableau de bord infonuagique de base. Elle a utilisé des outils basés sur l’IA pour regrouper les commandes par marché, canal de distribution et gamme de produits, signaler les taux de retour anormalement élevés et les retards de livraison, et générer des synthèses hebdomadaires à l’intention de la direction. Cette stratégie lui a permis de constater qu’un ensemble de produits précis subissait systématiquement des retards dans une région en raison des dimensions de l’emballage. Le nouveau processus a également révélé qu’un autre article faisait l’objet d’un fort taux d’achat répété au Royaume-Uni, mais pas aux États-Unis. L’entreprise s’est donc appuyée sur ces informations pour adapter ses emballages, ses dépenses marketing et la répartition de ses stocks. Ces efforts ont permis d’améliorer les marges et la satisfaction de la clientèle sans avoir à embaucher d’analystes supplémentaires.
Lorsque vous cernez des marchés ou des partenaires prometteurs à l’aide d’outils numériques, contactez-nous rapidement. Nos délégués commerciaux peuvent vous aider à valider vos constatations en ligne par rapport à la réalité sur le terrain, vous signaler des risques sur les plans réglementaires ou politiques, vous présenter des partenaires vérifiés et vous proposer nos divers programmes tels que les Accélérateurs technologiques canadiens et CanExport, lequel offre du financement.
Les outils d’IA peuvent faciliter l’accomplissement de certaines tâches pratiques, et ce, à faibles coûts, comme les suivantes :
En ce qui concerne les PME, une gouvernance de base en matière d’IA consiste notamment à ne pas téléverser de données sensibles dans des outils non sécurisés et à accorder des accès en fonction des rôles pour veiller à ce que seules les personnes habilitées puissent consulter des données précises. Cette gouvernance implique également de valider les résultats d’importance générés par l’IA à l’aide de sources faisant autorité avant de passer à l’action.
À mesure que vous vous appuyez davantage sur les outils numériques, vous augmentez également votre exposition aux risques liés à la cybersécurité, aux données et à la conformité. Même des mesures simples peuvent réduire le risque d’incidents susceptibles de perturber vos activités, d’entacher votre réputation ou de nuire à vos clients.
La Liste de contrôle de référence sur l’état de préparation au numérique et la cybersécurité offre un moyen pratique d’évaluer vos pratiques actuelles et de cerner un petit nombre d’améliorations prioritaires.
De nombreux transporteurs, banques et prestataires de services logistiques proposent des plateformes numériques pour les documents commerciaux essentiels, comme les connaissements, les factures et les registres de financement. Une utilisation efficace de ces plateformes permet de réduire les erreurs, de raccourcir les délais, de diminuer les coûts de traitement des documents et d’améliorer la sécurité et la traçabilité.
De nombreuses PME s’appuient également sur des documents intégrés aux plateformes, comme les factures automatisées, les étiquettes d’expédition, les preuves de livraison électroniques et les journaux d’audit numériques. Ces documents générés par le système peuvent vous aider en matière de contrôles de conformité, de traitement des rétrofacturations et des différends, et de validation des expéditions transfrontalières.
Les outils de suivi en temps réel proposés par les transporteurs, les transitaires et certains fournisseurs de capteurs vous aident à localiser les expéditions et surveiller leurs conditions générales. Ils vous permettent également de réagir plus rapidement aux retards et aux perturbations. Même les pratiques de suivi les plus élémentaires peuvent améliorer la communication avec les clients, la planification et la gestion des risques.
Les outils virtuels, comme les vidéoconférences, les démonstrations en ligne, les présentations simples en trois dimensions (3D) et les salons professionnels virtuels, peuvent réduire les besoins de se déplacer et faciliter les interventions auprès de clients et partenaires potentiels ou actuels. Ces outils sont généralement plus utiles lorsqu’ils sont déployés à l’appui de visites en personne et participation à des salons professionnels traditionnels; ils ne les remplacent pas entièrement.
Vous pouvez faire le suivi du rendement de l’investissement dans des activités virtuelles en retraçant le parcours depuis la prise de connaissance jusqu’au revenu. À titre d’exemple, analysez le lien entre le nombre de participants aux webinaires avec le nombre d’appels inscrits au calendrier, de propositions commerciales et de contrats conclus. Au nombre des autres indicateurs utiles figurent le taux de conversion en clients de participants aux démonstrations par marché ainsi que le coût d’un client potentiel qualifié issu d’activités virtuelles.
Pour faciliter cette tâche, intégrez les formulaires d’inscription aux webinaires à votre outil de gestion des relations avec la clientèle de sorte que les contacts et les activités soient automatiquement consignés. Affichez les démonstrations virtuelles sur les pages d’accueil localisées afin que les visiteurs puissent consulter du contenu, des prix et des offres adaptés à leur marché et à leurs attentes. Vous pouvez également classer les participants par marché ou par segment pour les cibler de nouveau dans le cadre de campagnes de suivi et mesurer les résultats au fil du temps.
Au SDC, nous tenons à jour une liste de missions commerciales, d’événements virtuels et de possibilités de formation sur notre page Événements commerciaux et formations. Consultez cette page et inscrivez-vous à MonSDC pour découvrir les événements où vous pouvez combiner une participation en personne avec des démonstrations virtuelles, des webinaires et des campagnes de suivi.
Avant de vous engager à intégrer à votre stratégie des démonstrations virtuelles ou des formations en ligne à titre d’éléments centraux, vérifiez que vos marchés cibles peuvent accéder de manière fiable et avec une qualité acceptable aux plateformes que vous avez choisies, comme des plateformes d’apprentissage, des outils vidéo et des environnements de démonstration. Testez la connectivité avec vos partenaires sur place ou nos délégués commerciaux. Utilisez ces tests pour affiner vos prévisions budgétaires concernant les déplacements par rapport aux interactions virtuelles, ainsi que pour toute assistance technique locale dont vous pourriez avoir besoin.
Les assureurs, les prestataires de services logistiques, les places de marché électroniques et certains services juridiques utilisent des portails en ligne pour soumettre des réclamations, téléverser des preuves et des documents, faire le suivi de l’avancement des dossiers et, parfois, accéder à des services de médiation. L’utilisation systématique de ces plateformes peut raccourcir les délais de résolution et améliorer la qualité de la documentation à des fins de consultation ultérieure.
La plupart des exportateurs ne peuvent pas mettre en œuvre toutes les technologies prometteuses en même temps. Une approche simple et progressive vous permet de vous concentrer sur les outils qui offrent des avantages évidents, qui correspondent à vos activités et dont l’adoption est réaliste pour votre équipe.
De nombreux exportateurs commencent à mettre à l’essai des technologies émergentes telles que les suivantes :
Vous n’avez pas besoin d’adopter ces technologies immédiatement. Cependant, en vous tenant informé de leur évolution dans votre secteur, vous pourrez mieux planifier vos futurs investissements et préparer les questions à poser aux fournisseurs.
Pour la plupart des exportateurs, l’adoption de technologies s’effectue plus efficacement par étapes plutôt que dans le cadre de grands projets ponctuels. Une feuille de route simple vous aide à déterminer ce qu’il faut faire dès maintenant, ce qu’il convient de tester ensuite et ce qu’il vaut mieux remettre à plus tard.
Vous n’êtes pas tenu de mener à bien tous les éléments d’une phase avant de passer à la suivante, mais la séquence présentée ci-dessus peut vous aider à éviter de surcharger votre équipe.
Vous pouvez également faire le suivi de quelques indicateurs simples pour déterminer si les nouveaux outils améliorent le rendement ou alourdissent la charge de travail. Par exemple, surveillez le temps nécessaire à la préparation et à la vérification des documents d’exportation, la fréquence des erreurs de documentation ou des retards aux douanes, ainsi que la rapidité avec laquelle les clients sont informés en cas de retard des expéditions. Vous pouvez également suivre la proportion des livraisons effectuées à l’intérieur des délais convenus sur vos principaux itinéraires, le nombre de clients potentiels qualifiés et les taux de conversion issus d’événements virtuels ou de démonstrations, ainsi que des indicateurs d’efficacité interne, comme le temps passé à rechercher des informations ou le nombre de données saisies en double. La comparaison de ces indicateurs avant et après le déploiement d’un outil peut vous aider à décider s’il convient d’étendre, d’ajuster ou de retirer une technologie.
Les nouvelles technologies ne créent de la valeur que si les utilisateurs les emploient de manière constante. La planification de mesures d’adaptation au changement simples à l’interne pour chaque outil facilite son adoption.
Les options de formation suivantes vous permettent de renforcer les compétences pratiques nécessaires pour adopter des technologies et des outils d’innovation qui viennent directement appuyer votre stratégie d’exportation et vos activités quotidiennes.
Tirez parti des ressources d’apprentissage suivantes si vous envisagez de vous lancer dans l’exportation, soit des unités offertes dans le cadre de la Série FITThabiletés allégée d’Exportation et développement Canada (EDC) et du Forum pour la formation en commerce international (FITT) :
Voici des cours sur demande qui approfondissent des sujets abordés dans le présent chapitre. Ces cours sont offerts par le Centre de formation en commerce international EDC-FITT :
Pour une approche structurée et complète, pensez à suivre les cours suivants offerts par le Centre de formation en commerce international EDC-FITT :
Rendez-vous sur le centre de formation à l’exportation du SDC, où nous regroupons des cours, des webinaires et d’autres ressources d’apprentissage supplémentaires provenant de divers partenaires, comme EDC, la Banque de développement du Canada (BDC) et le FITT, et classés par thème et par étape de votre parcours d’exportation.
L’Outil de recherche d’aide aux entreprises est une ressource du gouvernement du Canada conçu pour aider les entreprises à trouver rapidement du financement, des crédits d’impôt, des conseils d’experts et des programmes de soutien pertinents proposés par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. L’outil :