Guide pas-à-pas à l’exportation

Gérer des activités d’exportation

Découvrez comment mettre en œuvre votre plan d’exportation une fois que vous avez percé un marché. Penchez-vous sur les éléments suivants :

  • mise en œuvre de la stratégie d’entrée sur le marché;
  • logistique et formalités douanières;
  • activités de ventes et de marketing;
  • suivi du rendement;
  • coordination avec les partenaires;
  • gestion des difficultés et des différends.
Transcription - Gestion des exportations

Réussir votre première vente à l’exportation constitue une étape importante, mais ce n’est qu’un début.

Les véritables défis commencent lorsqu’il faut tenir ses engagements de façon constante, satisfaire les clients et s’adapter lorsque les choses ne se passent pas comme prévu.

Tout exportateur devra composer avec des retards, des coûts imprévus, des commentaires de clients, des perturbations de la chaîne d’approvisionnement ou l’évolution des conditions du marché.

Les exportateurs qui réussissent à long terme ne considèrent pas la mise en œuvre comme une opération ponctuelle. Ils évaluent constamment ce qui fonctionne, restent à l’écoute de leurs clients, renforcent leurs relations avec leurs partenaires et s’appuient sur leur expérience concrète pour améliorer leurs activités au fil du temps.

Portez une attention particulière aux processus qui soutiennent vos activités d’exportation. Réfléchissez à la façon dont vous suivrez votre rendement, communiquerez avec vos clients et partenaires, réagirez aux perturbations et tirerez des leçons des premiers commentaires reçus.

Ces décisions quotidiennes ont souvent une plus grande incidence sur la réussite à long terme que le lancement lui-même.

N’oubliez pas qu’il faut aussi savoir quand demander de l’aide, qu’il s’agisse de partenaires locaux, de fournisseurs de services logistiques ou de conseillers commerciaux. Le soutien approprié peut vous aider à résoudre les pro

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Exporter (mise en œuvre de votre plan)

Réaliser des activités d’exportation signifie principalement de concrétiser ses décisions d’entrée sur le marché. Pour ce faire, il faut coordonner étroitement et en temps réel la logistique, les ventes, le marketing et les activités des partenaires. Ce chapitre vous aide à gérer les premières étapes de votre expansion à l’international tout en faisant le suivi des résultats et en réglant les problèmes à mesure qu’ils surviennent.

Au fur et à mesure que vous avancez dans le présent chapitre, n’oubliez pas que nos délégués commerciaux sont à votre disposition pour répondre à vos questions sur des marchés précis, vous mettre en relation avec des acheteurs et des partenaires, et vous aider à résoudre vos problèmes. Vous pouvez :

  • vous inscrire gratuitement à MonSDC pour recevoir des rapports de marché personnalisés, des annonces sur des missions et des événements commerciaux, des mises à jour sur des aides financières, et bien plus encore;
  • communiquer avec notre bureau régional Service des délégués commerciaux (SDC) le plus près de chez vous pour obtenir des conseils personnalisés à n’importe quelle étape de votre parcours à l’exportation.

Mettre en œuvre la stratégie d’entrée sur le marché

La mise en œuvre de votre stratégie d’entrée sur le marché consiste à prendre des mesures pour concrétiser votre mode d’entrée, vos canaux de distribution et votre plan de lancement. Ces actions doivent s’accompagner d’une répartition claire des responsabilités et d’un calendrier précis.

Si vous êtes encore en train d’affiner votre stratégie d’entrée et de croissance sur le marché, réexaminez le mode d’entrée que vous avez choisi à l’aide de la Matrice de décision relative au mode d’entrée sur le marché avant de parachever les tâches de mise en œuvre.

Lorsque vous travaillez avec des agents, utilisez des indicateurs de rendement de base, comme les objectifs de vente convenus pour les trois premières années, les attentes en matière d’activité et les procédures de reddition de compte, de sorte à garantir que les résultats des relations restent ciblés et mesurables. En ce qui concerne les distributeurs ou les importateurs, l’entrée sur le marché par l’intermédiaire d’un partenaire peut s’avérer particulièrement efficace lorsque des stocks doivent être détenus localement afin de garantir des délais d’exécution et de livraison rapides aux clients.

Tâches principales

  • Utiliser une liste de vérification de lancement pour s’assurer que les produits, les documents d’exportation et douaniers (p. ex., les factures commerciales, les bordereaux d’expédition, les certificats d’origine, les licences ou les autorisations), l’établissement des prix, la logistique et le service à la clientèle sont prêts.
  • Coordonner le travail des équipes internes et des partenaires externes quant aux dates de lancement, aux rôles et aux communications.
  • Affecter des ressources réservées au projet d’exportation et se tenir prêt à fournir rapidement des renseignements commerciaux et techniques, des échantillons et des produits en réponse aux premières commandes ou aux commandes d’essai.
  • Répondre rapidement et avec exactitude à la rétroaction du marché.
  • Échelonner son entrée sur le marché par étapes progressives (p. ex., par région ou par segment de clientèle), conformément à votre plan, à vos ressources et à vos capacités.

Nos délégués commerciaux peuvent vous aider à entrer en contact avec des partenaires potentiels, à valider les conditions du marché et à résoudre les difficultés rencontrées au cours de vos premiers mois sur le marché.

Gérer la logistique, les formalités douanières et la distribution sur le marché

Une fois que vous commencez à exporter, les processus logistiques et douaniers passent de la phase de planification à celle des activités quotidiennes. Une gestion efficace des expéditions contribue à la satisfaction des clients et permet de maîtriser les coûts et les risques.

Priorités opérationnelles

  • Définir soigneusement les exigences relatives aux expéditions quant aux éléments suivants :
    • poids et dimensions;
    • détérioration ou périssabilité;
    • caractéristiques des produits (p. ex., marchandises dangereuses, produits réglementés et exigences en matière d’inspection de sécurité alimentaire).
  • Vérifier la conformité des produits avec l’aide de votre partenaire étranger, d’un courtier en douane qualifié et de tout organisme de certification concerné.
  • Collaborer avec des courtiers en douane et des transitaires pour interpréter les règles d’importation, les options de classement tarifaire et les choix d’acheminement pour chaque expédition.
  • S’assurer que l’emballage d’une même expédition est adapté au transport intercontinental multimodal, lequel peut faire intervenir de nombreuses manutentions entre les entrepôts et les transporteurs routiers, ferroviaires et maritimes.
  • S’assurer que chaque expédition est accompagnée d’une documentation complète, précise et cohérente.
  • Contacter plusieurs transitaires pour évaluer les besoins en matière de transport et de logistique en vue de comparer les prix et les niveaux de service.
  • Collaborer étroitement avec les transitaires et les transporteurs pour assurer le suivi des expéditions et résoudre les problèmes dès leur apparition.
  • Utiliser les informations tarifaires et d’acheminement fournies par les courtiers en douane, les transitaires et les outils tarifaires officiels pour garantir la transparence et la compétitivité de vos coûts au débarquement.
  • Coordonner la distribution sur le marché, l’entreposage et les retours si nécessaire.​

Choix des modes d’expédition et des partenaires

L’acheminement d’expéditions fait généralement intervenir une combinaison des modes suivants :

  • le transport routier (en particulier en Amérique du Nord);
  • le transport ferroviaire (souvent à destination et en provenance de ports ou de marchés voisins, surtout utile pour les expéditions en vrac ou de grand volume);
  • le transport aérien (plus rapide, plus coûteux, généralement réservé aux expéditions urgentes ou de grande valeur);
  • le transport maritime (généralement le plus économique pour les gros volumes ou les envois non urgents).

Les transitaires peuvent négocier les prix avec les transporteurs, organiser le groupage de marchandises et assurer la coordination avec les courtiers en douane et les assureurs. Leur soutien peut alléger votre charge de travail et améliorer la fiabilité des livraisons. Vous devez toutefois rester impliqué dans les décisions importantes concernant les délais, les niveaux de service et les coûts.

Au fur et à mesure que vous acquérez de l’expérience, vous pouvez choisir de gérer directement plus de tâches logistiques, comme la négociation des prix, la réservation des modes d’expéditions ou la collaboration avec les courtiers en douane. Ces efforts supplémentaires peuvent aider à réduire les coûts et renforcer vos capacités internes. Commencez par apprendre auprès de vos transitaires et courtiers avant d’assumer vous-même des responsabilités supplémentaires.

Comprendre les droits de douane et leur incidence sur vos coûts

Les droits de douane sont des taxes prélevées par un pays de destination sur les marchandises importées. Ils ont une incidence directe sur votre coût au débarquement — le prix total de l’acheminement de votre produit jusqu’à la porte du client — et, par conséquent, sur votre compétitivité et vos marges. Comprendre le fonctionnement des droits de douane vous aide à prendre de meilleures décisions en matière d’établissement de prix, d’acheminement et de choix des marchés à privilégier.

Comment les droits de douane sont-ils déterminés?

Le taux des droits de douane appliqué à vos marchandises dépend 

  • De la classification tarifaire du produit selon son code du Système harmonisé (SH);
  • Du traitement tarifaire accordé aux marchandises canadiennes par le pays de destination :
    • Le traitement de la Nation la plus favorisée (NPF) correspond aux taux standards que les membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) appliquent aux importations en provenance d’autres membres de l’OMC. Il s’agit des taux par défaut, sauf si une entente de taux préférentiels s’applique.
    • Le traitement tarifaire préférentiel correspond à de faibles taux, voire nuls, prévus dans le cadre d’accords de libre-échange (ALE). Le Canada a actuellement conclu 15 ALE couvrant 51 pays. Pour en profiter, vos marchandises doivent généralement satisfaire aux règles d’origine, et, pour ce faire, il faut prouver qu’elles ont été produites ou transformées de manière substantielle au Canada ou dans un autre pays signataire.
    • D’autres traitements tarifaires peuvent inclure les taux du Tarif de préférence général (TPG) pour les pays en développement ou des mesures tarifaires temporaires mises en place en réponse à des différends commerciaux ou à des changements de politique.

Pourquoi est-ce important aujourd’hui?

Les taux de droits de douane peuvent évoluer rapidement en raison de changements de politique commerciale, de mesures de rétorsion ou de nouveaux accords commerciaux. Les exportateurs canadiens doivent suivre l’évolution des droits de douane sur leurs principaux marchés et tenir compte de ces changements potentiels lorsqu’ils prennent des décisions en matière d’établissement des prix et de choix des marchés. Nous publions des mises à jour sur l’évolution des politiques commerciales et pouvons vous mettre en relation avec des spécialistes qui maîtrisent les questions tarifaires et douanières sur des marchés précis.

Mesures pratiques

  • Confirmer l’exactitude du code SH de chaque produit exporté. Un courtier en douane peut vous aider, et l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) offre des outils de classification tarifaire.
  • Utilisez Info-Tarif Canada pour vérifier si un taux tarifaire préférentiel s’applique dans le cadre d’un accord de libre-échange (ALE) du Canada.
  • Comparer les taux NPF et préférentiels afin de comprendre l’avantage sur le plan des coûts liés au recours à un ALE, ce qui inclut le travail de documentation requis pour profiter d’un traitement tarifaire, par exemple un certificat d’origine.
  • Intégrer les coûts des droits de douane dans ses calculs du coût au débarquement, au même titre que le fret, l’assurance, les frais de courtage en douane et les taxes applicables sur le marché.
  • Se tenir informé des modifications tarifaires en vous abonnant à MonSDC et en consultant la plateforme des données tarifaires et commerciales de l’OMC [en anglais seulement].

Outils et références pour la logistique et les droits de douane

La Liste de contrôle interactive et imprimable pour la documentation d’exportation vous aide à éviter les erreurs et les omissions courantes qui retardent le dédouanement ou les paiements.

Gérer les processus de vente, les négociations et les transactions

Une fois que vous commencez à vendre sur le marché, vos processus de vente, de négociation et de transaction doivent être suffisamment solides pour traiter des véritables commandes et des contrats, et pas seulement des pistes. Des flux de travail clairs vous aident à conclure des contrats commercialement avantageux, réalistes sur le plan opérationnel et juridiquement solides. Pour ce faire, il faut concrètement disposer d’un plan simple par étapes séquentielles décrivant le cheminement des pistes à travers les diverses étapes du processus de vente, comme le premier contact, la qualification, la proposition, l’examen, le contrat, la livraison et le suivi après-vente. Cette façon de faire permet de veiller à ce que chacun est au fait des étapes à suivre et du responsable de chacune de celles-ci. 

Mesures à prendre

Il convient :

  • d’établir des étapes structurées de qualification, de proposition et de négociation de sorte que les contrats correspondent à votre capacité et à votre tolérance au risque;
  • d’harmoniser les engagements commerciaux avec les capacités des services de passation de marchés, de production, de logistique et de conformité;
  • d’utiliser des outils de gestion des risques pour les transactions à forte valeur ajoutée ou à haut risque.

Outils visant à faciliter l’exécution des ventes et la gestion des risques

L’Outil d’évaluation des risques vous aide à évaluer de manière systématique les contreparties, la structure des transactions et les risques connexes avant de vous engager dans une transaction.

Lors de la vente à des acheteurs du secteur public ou à de grandes entreprises, le Guide pour vendre aux gouvernements et aux grandes multinationales explique les processus d’appel d’offres, les critères de qualification et les attentes en matière de conformité.

Mettre en œuvre des campagnes de marketing

La mise en œuvre de campagnes de marketing sur le marché permet de concrétiser vos projets en générant de la notoriété, des pistes et des ventes. Une exécution efficace nécessite une coordination entre les différents canaux et un suivi en temps opportun.

Tâches prioritaires à réaliser

Les étapes suivantes doivent s’appuyer sur les études de marché et le travail de positionnement que vous avez réalisés à l’aide des chapitres précédents. Elles permettent de veiller à ce que les campagnes reflètent la manière dont les acheteurs de votre marché cible font leurs recherches, évaluent les fournisseurs et prennent leurs décisions :

  • préparer du matériel de marketing dans la ou les langues appropriées, conformément à la stratégie de marketing et aux canaux ciblés, et ce, en veillant à l’adaptation interculturelle des messages;
  • planifier et lancer les campagnes sur les canaux choisis (p. ex., en ligne, événements ou partenaires);
  • surveiller le rendement et ajuster rapidement le contenu, le ciblage ou les canaux;
  • s’assurer que les équipes commerciales et les partenaires peuvent rapidement à donner suite aux pistes.

Au SDC, nous soutenons la participation des entreprises canadiennes aux salons professionnels et aux événements virtuels internationaux. Consultez notre calendrier d’événements pour découvrir les possibilités qui correspondent à vos marchés cibles.

Assurer le suivi des premiers commentaires des clients et du rendement des ventes

Faire le suivi dès le départ fournit des informations précieuses sur la réaction des clients, le rendement opérationnel et les résultats commerciaux. Notez également qu’un suivi systématique vous aide à distinguer les problèmes ponctuels des problèmes systémiques.

Pour éviter les problèmes à grande échelle, envisagez d’organiser des échantillonnages, des projets pilotes de vente ou des commandes d’essai avant d’accroître vos activités.

Éléments à surveiller

  • La satisfaction client, les plaintes, les retours et la rétroaction informelle.
  • Le volume des ventes, les marges, les taux de conversion et les délais de paiement.
  • Les indicateurs opérationnels, comme le respect des délais de livraison, les taux de dommages et les ruptures de stock.
  • La rétroaction et les observations des partenaires, des agents et des distributeurs sur vos canaux de vente, qui souvent prennent connaissance de préoccupations ou de questions avant vous.

Gérer la logistique et les activités en temps réel

Une fois que vous avez commencé à livrer de la marchandise ou fournir des services, la logistique et les activités doivent être gérées activement et non pas être considérées comme étant des processus d’arrière-plan. La gestion en temps réel permet de réagir plus rapidement aux retards, aux perturbations ou aux variations de la demande.​

Principales pratiques

  • Désigner un responsable interne pour chaque processus essentiel afin de ne rien négliger et de clarifier les procédures de renvoi aux échelons supérieurs (p. ex., le suivi des expéditions, les documents douaniers et la communication avec les clients).
  • Prévoir, dans la mesure du possible, une période tampon par rapport aux dates de livraison estimées pour les clients afin de gérer les attentes et de garantir que les marchandises sont livrées à temps.
  • Utiliser des outils de suivi des transporteurs et des transitaires pour surveiller les expéditions et prévoir les problèmes.
  • Savoir à qui incombe quelles responsabilités durant le transport, conformément à l’attribution de celles-ci selon les Incoterms®, en vue de garantir la disponibilité des marchandises et de faciliter la gestion des problèmes en temps réel.
  • Surveiller les perturbations potentielles pouvant nuire à vos expéditions en cours de route, notamment les conditions météorologiques extrêmes, les interruptions de travail dans les ports ou les industries du transport, les accidents, les problèmes sociopolitiques et les conflits.
  • Maintenir une communication claire entre les équipes opérationnelles, les services des ventes et les clients.
  • Consigner les communications et les calendriers pour se protéger au cas où des retards pourraient donner lieu à des réclamations.
  • Collaborer étroitement avec ses partenaires de vente ou de distribution pour planifier les stocks et les calendriers de réapprovisionnement. S’il convient de le faire, proposer des incitatifs encourageant les acheteurs à commander des stocks tampons pour garantir la continuité de leur approvisionnement en cas de difficultés logistiques.
  • Activer les plans d’urgence prédéfinis lorsque des perturbations surviennent.
  • Vérifier que les instructions d’emballage, d’étiquetage et de manutention sont adaptées aux conditions des trajets et aux réglementations locales. De nombreux retards et dommages évitables résultent d’un emballage inadéquat ou d’étiquettes non conformes.

Étude de cas : La gestion d’une perturbation logistique en temps réel

Un fabricant de matériel agricole de Saskatchewan a expédié son premier conteneur complet de pièces de rechange à un nouveau distributeur en Europe de l’Est via un itinéraire maritime passant par un grand port européen. Deux semaines après le départ, une grève des débardeurs dans le port de transbordement a entraîné des retards importants et une incertitude quant aux dates de livraison définitives. Craignant de manquer le début de la haute saison des réparations, le distributeur a demandé des mises à jour quotidiennes sur l’état d’avancement de l’expédition.

Comme l’exportateur avait clairement désigné un responsable interne pour assurer le suivi de l’expédition et mis en place un système de suivi en temps réel de base avec son transitaire, l’équipe a rapidement obtenu des estimations actualisées du moment des livraisons, déterminé des itinéraires de rechange et convenu avec le distributeur de donner la priorité à des expéditions aériennes partielles pour les pièces les plus urgentes. L’exportateur a consigné les échanges, ajusté les engagements de livraison envers le client et activé un plan d’urgence prédéfini comprenant des rabais temporaires sur les envois express.

Bien que les marges sur la première expédition aient été réduites, le distributeur a salué la transparence et l’approche axée sur la résolution des problèmes. Cette expérience a incité l’exportateur à affiner sa planification en cas d’urgence et sa stratégie de stocks tampons pour les saisons à venir.

Coordonner les activités avec des partenaires et intermédiaires locaux

Les partenaires et intermédiaires, comme des agents, des distributeurs et des prestataires logistiques, jouent un rôle central dans la mise en œuvre de vos activités. Une coordination et une gouvernance efficaces vous aident à favoriser l’harmonisation et à gérer le rendement.

Les activités de coordination devraient couvrir ce qui suit :

  • des attentes claires et des indicateurs de rendement clés (IRC), comme des objectifs de vente, des niveaux d’activité, des normes de service et des procédures de reddition de compte avec les partenaires (les IRC doivent être mesurables, et les attentes communiquées aux transitaires et autres partenaires dès le début du processus);
  • des processus simples de renvoi aux échelons supérieurs, notamment une séquence claire indiquant qui appeler ensuite en cas de problème);
  • une communication régulière quant aux carnets de projets, aux niveaux des stocks, aux promotions et aux difficultés;
  • des bilans périodiques sur le rendement et les relations.

Gérer les difficultés, les retards et les différends

Même si vos activités d’exportation sont bien planifiées, il est probable que vous vous heurtiez à des difficultés. Disposer de méthodes structurées pour gérer ces situations permet ainsi de préserver les relations, de limiter les pertes et de favoriser l’apprentissage.

Dans la mesure du possible, appuyez vos activités d’exportation d’un système de gestion de la qualité simple (par exemple, fondé sur des normes de type ISO) afin d’avoir recours à des méthodes standardisées pour cerner les problèmes, analyser leurs causes profondes et éviter qu’ils ne se reproduisent. De plus, il convient de clairement inscrire des Incoterms® dans vos contrats et vos offres. Les Incoterms® contribuent à prévenir les litiges en définissant qui est responsable du transport, de l’assurance et des formalités douanières à chaque étape de l’expédition.

Au nombre des difficultés courantes, mentionnons les suivantes :

  • les retards, les pertes ou les dommages liés aux expéditions;
  • les désaccords concernant la qualité, les quantités, les conditions de livraison ou les paiements;
  • les changements soudains en matière de réglementation, de sanctions ou de conformité.​

Outils de conformité et de renvoi aux échelons supérieurs

Si vous rencontrez un problème commercial à l’étranger, nos délégués commerciaux peuvent vous aider à le résoudre ou vous mettre en relation avec des services d’assistance locaux. Contactez-nous pour discuter de votre situation.

La ressource Listes de contrôle de conformité réglementaire permet de vérifier si les problèmes découlent d’exigences négligées et d’orienter les mesures correctives.

Guides de référence spécialisés

Les ressources suivantes présentent également des repères essentiels sur des questions spécialisées :

Formations supplémentaires

Les options de formation suivantes vous permettent de renforcer les compétences pratiques nécessaires au quotidien pour mener à bien vos activités d’exportation, y compris les ventes, le marketing, la logistique, la documentation et la gestion des risques.

Ressources d’apprentissage gratuites

Tirez parti des ressources d’apprentissage gratuites suivantes si vous envisagez de vous lancer dans l’exportation, soit des unités offertes dans le cadre de la Série FITThabiletés allégée d’Exportation et développement Canada (EDC) et du Forum pour la formation en commerce international (FITT) :​

  • Choisir une stratégie d’entrée sur le marché : Cette unité explique les forces et les faiblesses des différentes options d’entrée sur le marché et comment choisir une approche adaptée à vos objectifs, à vos ressources et à votre propension au risque.
  • Établir des réseaux de ventes sur les marchés internationaux : Cette unité montre comment choisir et gérer les réseaux de vente internationaux et les relations commerciales afin d’atteindre efficacement vos clients.
  • Marketing soutenu par les technologies numériques : Cette unité présente des outils numériques pratiques pour accroître votre notoriété, générer du trafic vers votre présence en ligne et influencer les décisions d’achat.​
  • Documents et transactions de commerce international : Cette unité vous apprend à remplir et à gérer correctement les documents commerciaux et logistiques afin d’éviter les retards, les pénalités et les problèmes douaniers.
  • Analyse des coûts et analyse visant l’établissement du prix pour l’exportation de produits : Cette unité explique comment élaborer une stratégie de tarification à l’exportation durable, y compris en tenant compte de l’incidence des Incoterms® et des codes SH sur vos coûts.​
  • Traversée des frontières et gestion des douanes : Cette unité fournit des conseils étape par étape sur les procédures douanières, les autorités frontalières et la collaboration avec les courtiers en douane.
  • Analyse et atténuation des risques de change : Cette unité vous aide à comprendre comment les fluctuations des taux de change peuvent agir sur votre entreprise et comment gérer les risques connexes.
  • Analyse et atténuation des risques commerciaux : Cette unité montre comment cerner, mesurer et atténuer les risques liés aux clients, aux fournisseurs et aux autres partenaires.​
  • Contrats et accords de partenariat internationaux : Cette unité explique les éléments principaux des contrats internationaux, les règles qui les régissent, ainsi que les moyens de prévenir ou de résoudre les différends.
  • Adapter les produits et services : Cette unité vous aide à déterminer comment adapter vos produits ou services ainsi que votre proposition de valeur aux besoins des clients et aux exigences du marché.

Cours compacts

Voici des cours sur demande qui approfondissent des sujets abordés dans le présent chapitre. Ces cours sont offerts par le Centre de formation en commerce international EDC-FITT :​

  • Se préparer aux ventes internationales sur le marché visé : Cette formation vous aide à renforcer les compétences nécessaires pour comprendre les besoins des clients, créer des propositions de valeur adaptées au marché local et préparer des réunions efficaces avec des acheteurs potentiels sur les marchés étrangers.​
  • Préparation des salons professionnels internationaux : Cette formation vous aide à planifier votre participation à des salons professionnels, à y prendre part et à assurer un suivi pour qu’ils contribuent de manière importante à votre carnet de ventes à l’exportation.​

Formation approfondie

Pour une approche structurée et complète, pensez à suivre les cours suivants offerts par le Centre de formation en commerce international EDC-FITT :​

  • FITThabiletés – Ventes et marketing internationaux : Le cours renforce vos compétences pratiques pour planifier et mettre en œuvre des stratégies marketing, pour gérer les processus de vente et pour tirer parti de canaux de commerce électronique en vue d’attirer et de fidéliser les clients à l’étranger.​
  • FITThabiletés – Chaîne de valeur mondiale : Le cours vous aide à comprendre, concevoir et gérer les chaînes de valeur transfrontalières, y compris les structures d’approvisionnement, de production et de distribution, qui soutiennent des activités d’exportation résilientes et efficaces.
  • FITThabiletés – Financement du commerce international : Le cours permet d’approfondir vos connaissances sur les modes de paiement, les outils de financement du commerce et les techniques de gestion des risques financiers utilisés dans le cadre de transactions internationales.

Rendez-vous sur le centre de formation à l’exportation du SDC, où nous regroupons des cours, des webinaires et d’autres ressources d’apprentissage supplémentaires provenant de divers partenaires, comme EDC, la Banque de développement du Canada (BDC) et le FITT, et classés par thème et par étape de votre parcours d’exportation.

Outils et ressources

Outils essentiels

Outil de recherche d’aide aux entreprises

L’Outil de recherche d’aide aux entreprises est une ressource du gouvernement du Canada conçu pour aider les entreprises à trouver rapidement du financement, des crédits d’impôt, des conseils d’experts et des programmes de soutien pertinents proposés par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. L’outil :

  • couvre les subventions, y compris les subventions salariales, les prêts, les incitatifs fiscaux, les services de conseil, les programmes d’accélération et d’incubation ainsi que les aides à l’exportation;
  • utilise un questionnaire succinct (localisation, taille, industrie et objectifs) pour générer une liste de programmes sur mesure plutôt qu’un répertoire générique;
  • inclut du soutien pour des activités telles que la recherche et le développement, la commercialisation, l’exportation, le recrutement et la formation, l’adoption du numérique et les initiatives écologiques;
  • fournit des critères d’admissibilités généraux, et vous redirige directement vers la page de chaque programme pour que vous puissiez vérifier les détails et déposer une demande.

Informations supplémentaires

Date de publication :

Bonjour! Je m'appelle Eva. Sélectionnez l'icône pour démarrer une discussion.